" />
Slogan du site

Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Mulhouse (Bas Rhin) : chaque âge saccage sa cage
Article mis en ligne le 18 décembre 2014
Imprimer

Mulhouse : Cambriolée et vandalisée, l’école Drouot sous le choc

L’Alsace, 18/12/2014, 11:22

L’école élémentaire Drouot, à Mulhouse, a été victime de cambriolage et de vandalisme deux fois en l’espace de deux semaines. Une situation traumatisante pour tout un quartier qui appelle une réaction politique.

« Dévastée. » C’est ce mot qui vient à la bouche du directeur de l’école élémentaire Drouot pour qualifier l’état de son école lorsqu’il l’a découverte dimanche, vers 20 h, après que le concierge l’a averti (notre édition d’hier). Et il est vrai que le spectacle qui s’offrait alors à eux n’était que désolation : pots de peinture déversés sur les sols et les murs, graffitis injurieux étalés sur les tableaux de classe, extincteurs vidés, bureaux des instituteurs retournés, tiroirs arrachés, tables des élèves bousculées dans six salles de classe sur vingt, local d’Accueil enfants Drouot saccagé, salle vidéo fouillée, porte du gymnase défoncée…

Pour pénétrer dans l’établissement, les auteurs des faits ont utilisé un plot métallique en guise de bélier et défoncé une fenêtre équipée de vitres de sécurité.

Une nuit de nettoyage

« Avaient-ils besoin, en plus, de nous injurier et de tout mettre sens dessus dessous ? » , s’interroge le directeur, dépité.

Le butin des malfaiteurs s’élève à environ 600 ou 700 € en numéraires – l’argent pour le théâtre, le petit matériel, les sorties, les cotisations de la coopérative…-, un vidéo-projecteur, deux ordinateurs portables, une imprimante et plusieurs vélos.

Arrivée sur les lieux à 20 h 30, la police est restée jusqu’à 2 h 30 du matin afin de relever des indices. Le concierge de l’école a passé la nuit à nettoyer. Il a été rejoint, à 6 h du matin, par les services techniques de la mairie. À 8 h, les élèves et les instituteurs ont heureusement trouvé leur école remise en état.

Une semaine auparavant, l’école avait déjà été vandalisée. Cette fois, c’est la salle des maîtres et les couloirs qui avaient été dégradés, ainsi que 24 vitres brisées.


Mulhouse Les vandales de l’école du Drouot arrêtés

L’Alsace, 18/12/2014, 21:18

La police de Mulhouse a mis la main sur les auteurs des dégradations qu’a subies l’école élémentaire du Drouot à Mulhouse. Ce sont quatre anciens élèves qui ont saccagé l’établissement « pour rigoler ».

Des vitres brisées, des salles de classe saccagées, des pots de peinture déversés sur les sols et les murs, des graffitis injurieux et des extincteurs vidés un peu partout : le concierge de l’école élémentaire du Drouot n’en pouvait plus de découvrir « son école » dégradée durant le week-end. L’équipe enseignante et les parents d’élèves étaient pareillement médusés par ces actes commis dans l’établissement de leurs enfants. Ce vandalisme, constaté le week-end des 6 et 7, et le dimanche 14 décembre, est l’œuvre d’anciens écoliers.

Très vite, les membres de la brigade des violences urbaines (BVU) du commissariat de Mulhouse, saisis de ce dossier sensible, ont exploité les différents indices que les vandales avaient semés. Et l’enquête a permis de mettre la main sur les deux auteurs des premiers faits, qui avaient rameuté un copain pour leur seconde expédition. Deux jeunes âgés de 11 et 12 ans, qui ont entraîné un autre ancien élève, âgé de 14 ans, avant qu’un quatrième individu, âgé de 16 ans, ne rejoigne le trio. Un adolescent qui, lui, n’était pas vraiment intéressé par les jeux de ses jeunes copains mais plutôt par l’argent qui se trouvait dans certains tiroirs.