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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

La SNCF lance ses drones nocturnes...
Article mis en ligne le 12 septembre 2015
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SNCF : les rails sous l’œil de drones

Le Parisien | 10 Sept. 2015, 06h45

La SNCF utilise désormais ces appareils pour traquer les voleurs de métaux et assurer la maintenance des voies.

Pas plus gros qu’un moineau, aussi silencieux qu’un rasoir électrique : voici la nouvelle arme antiintrusion de la SNCF. Ce drone, baptisé nanodrome, un concentré de technologie, met sa discrétion au service de la compagnie ferroviaire pour débusquer du ciel les voleurs de cuivre, de batteries ou les tagueurs.

Mis en service il y a quinze jours, l’engin, muni d’une caméra opérationnelle de jour comme de nuit et dirigé à distance avec un joystick et un écran, a été présenté mardi soir à Coubert (Seine-et-Marne), au bord d’une voie ferrée. « Ça se pilote comme un jeu vidéo, décrit Philippe, agent de la Suge, la police ferroviaire. Il monte à 50 m, sur une distance de 3 km et dispose de cinq heures d’autonomie. Ça facilite le job. On repère les intrus et on met en place un dispositif pour les intercepter. »

Selon l’entreprise publique, le signal envoyé est simple : «  Il faut que les personnes qui n’ont rien à faire sur les emprises ferroviaires aient conscience qu’elles peuvent être surveillées et attrapées à tout moment », prévient Stéphane Volant, secrétaire général de la compagnie ferroviaire, chargé notamment de la sûreté. Car ces intrusions ont un coût faramineux pour la SNCF, environ 40 M€ pour les vols de cuivre cette année et 100 000 minutes perdues à cause d’actes de vandalisme.

Un pôle de 15 personnes

Ce nanodrone fait partie de tout un arsenal d’engins volants développés et acquis par la compagnie ferroviaire depuis deux ans pour sécuriser ses 30 000 km de voies mais aussi pour faciliter la maintenance. « On les utilise pour surveiller les parois rocheuses afin d’éviter les chutes de pierres sur les voies mais également pour contrôler les toitures des gares, les caténaires ou encore les installations électriques afin de détecter des problèmes d’isolation, énumère Nicolas Pollet, directeur du pôle drone à la SNCF, qui compte 15 personnes. Il ne s’agit pas de les substituer aux cheminots mais ils apportent une aide dans le travail au quotidien. Ça peut être un gain de temps et donc d’argent. » Sauf que l’investissement est important. En fonction de la taille du drone — de quelques centimètres à plus de 3 m d’envergure —, les tarifs vont de quelques dizaines de milliers d’euros à plusieurs centaines de milliers. « C’est le prix de la tranquillité », justifie Stéphane Volant. Aujourd’hui, la compagnie en possède une dizaine, répartis sur toute la France.


La SNCF prend un drone d’avance

ITespresso, 10 septembre 2015, 17:38

La SNCF a organisé, cette semaine, des vols de démonstration en région parisienne pour faire le point sur son exploitation des drones sur le réseau ferré.

Une équipe de 15 personnes composée de chercheurs, d’ingénieurs et de télépilotes, un partenariat R&D sur 5 ans avec le laboratoire aérospatial Onera, des contrats avec des prestataires comme Redbird, Air Marine et Technivue… La SNCF s’est positionnée en pointe dans l’exploitation des drones civils.

La compagnie publique organisait, ce 8 septembre en présence du secrétaire d’État aux Transports Alain Vidalies, des vols de démonstration avec trois modèles destinés à la surveillance des 30 000 kilomètres de réseau ferré en France.

Voilà une dizaine d’années que les équipes SNCF Infrastructure s’intéressent au potentiel de ces aéronefs qui leur permettent aujourd’hui d’inspecter les stations d’alimentation électrique, de vérifier les parois rocheuses pour prévenir les risques d’éboulement ou encore pour suivre la végétation aux abords des voies.

Moins onéreux que les opérations de surveillance confiées aux patrouilles d’hélicoptères, les drones sont également utilisés pour la cartographie à grande échelle, la maintenance des bâtiments… et la lutte contre le vandalisme (tags, vol de métaux…), qui représente chaque année des coûts de plusieurs dizaines de millions d’euros.

Les premières expérimentations se déroulent en 2013 avec le drone Helipse HE190 de la société Helipseen. La SNCF inspecte et modélise en 3D les parois rocheuses du Trayas, près de Saint-Raphaël (Var).

Elle inspecte par la suite le viaduc ferroviaire de Roquemaure, situé sur la ligne TGV Méditerranée. Le constat est immédiat : envoyer des drones en « reconnaissance » pour surveiller l’état du béton et détecter les microfissures permet de limiter le temps nécessaire aux travaux de maintenance de l’ouvrage. D’autant plus que ce dernier présente des caractéristiques qui requièrent, entre autres, de demander l’accord des Voies navigables de France en cas d’intervention humaine.

Au 7e ciel

Le partenariat noué en février 2015 avec l’Onera (4 millions d’euros engagés, selon Challenges) a pour objectif d’automatiser ces opérations de surveillance du réseau et d’inspection d’installations.

Il s’agit plus globalement, comme le note L’Usine Nouvelle, de passer des expérimentations locales à l’échelle nationale pour répondre, à terme, à des questions de type : « Vaut-il mieux, dans cette situation, utiliser 50 petits drones à basse altitude ou 5 grands drones à moyenne altitude ? ».

Disposant de plus de 15 ans d’expérience dans les drones, l’Onera apportera son aide à la conception de logiciels de traitement des signaux, au développement de systèmes d’interaction entre drones ou encore à la mise en oeuvre d’algorithmes de guidage.

Parmi les drones mis en situation ce 8 septembre figure le DT26x, fabriqué par le Toulousain Delair Tech. De 3,2 m d’envergure pour 13 kg, il peut voler pendant deux heures avec une élongation de 10 km. La SNCF le dote, depuis juin 2015, d’une caméra jour/nuit pour surveiller le réseau ferré.

D’autres équipements sont beaucoup plus discrets. C’est le cas du Black Hornet, un nanodrone conçu par la société norvégienne Prox Dynamics et pesant moins de 20 g. Déjà utilisé par l’armée britannique, il remplit de courtes missions, avec 5 heures d’autonomie. Des télépilotes le contrôlent via un joystick associé à un écran.

La SNCF fait également appel à des autogires, depuis mai 2014. Un pilote et un agent Suge (police ferroviaire) y prennent place, avec une caméra stabilisée et éventuellement thermique. Vitesse de croisière : 160 km/h, pour 5 heures d’autonomie en vol.