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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) : attaques incendiaires contre la municipalité (mis à jour)
Article mis en ligne le 23 octobre 2015
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Chanteloup-les-Vignes : des véhicules de la mairie pris pour cible

Le Parisien | 23 Oct. 2015, 20h12

Nuit de jeudi à vendredi sous tension à Chanteloup-les-Vignes. Ce sont d’abord des policiers qui ont été pris pour cible dans la cité de la Noé.

Il était environ 2 heures du matin quand un premier feu de poubelles est signalé, rue des Petits Pas. Les fonctionnaires qui se rendent sur les lieux tombent alors dans un véritable guet-apens : bloqué par un chariot de supermarché à hauteur de la rue de Poissy, leur véhicule essuie des jets de pierres d’un groupe de cinq individus.

Les policiers sont contraints de faire usage de leur lanceur de balles de défense et d’une grenade de désencerclement pour se dégager.

Dans le même temps, deux incendies sont déclarés, à proximité immédiate de bâtiments municipaux : l’un aux ateliers municipaux, situés sente des Croix, où trois véhicules sont en feu et surtout l’autre, devant la mairie, rue du Général-Leclerc, où trois autres voitures sont embrasées. Le bilan total de cette nuit, qui s’est achevée dans le calme après ces actes, s’élève à douze véhicules brûlés ou dégradés par des jets de pierres sur les vitres et les carrosseries, à un mur des ateliers municipaux détérioré par la chaleur, à une vitre d’une porte annexe de la mairie brisée par une pierre et à trois panneaux d’affichage endommagés par les flammes.

Une enquête a été ouverte. La police scientifique a notamment récupéré le chariot de supermarché pour procéder à un relevé d’empreintes et d’ADN.

Ce vendredi matin, c’était l’incompréhension dans la ville où l’on découvrait les stigmates de la nuit. « Rien ne laissait prévoir un tel accès de violence. Je n’ai aucune explication » déplore Catherine Arenou, la maire (LR) de la ville. « C’est curieux, car c’est plutôt calme en ce moment », confirme une habitante du centre-ville, qui avait garé sa voiture sur le parking de la Mairie. « Mais heureusement elle n’a pas été touchée » souffle-t-elle. Les quatre véhicules qui ont été complètement détruits sont des engins qui servent au nettoyage et au balayage des rues. « Ce sont des biens qui servent à la collectivité, payés par les impôts des habitants de Chanteloup-les-Vignes », soupire Catherine Arenou.


Chanteloup-les-Vignes : le casseur avait laissé son ADN sur des pierres

Le Parisien | 12 Nov. 2015, 20h00

Un homme de 18 ans a été condamné, jeudi, par le tribunal correctionnel de Versailles a une peine de 8 mois de prison ferme, pour avoir participé, dans la nuit du 23 au 24 octobre, aux violences à Chanteloup-les-Vignes. Cette nuit-là, deux balayeuses et trois voitures avaient été incendiées

Le centre technique municipal et des voitures de police avaient été bombardés de cailloux par des groupes de jeunes encagoulés qui entendaient ainsi protester contre l’arrestation musclée d’un jeune du quartier de la Noé soupçonné de trafic de drogue.

Présenté par les policiers comme un « caïd de la cité », le prévenu a été identifié grâce son empreinte génétique retrouvée sur des cailloux projetés sur le bâtiment communal. Dans le box, ce jeune homme au physique longiligne nie les faits. « Je m’occupe bénévolement des enfants pour une association du quartier. Ils jettent souvent des pierres. J’ai dû les mettre de côté, avance-t-il pour expliquer la présence de son ADN sur les pierres. « Je travaille en intérim, et je fais du bénévolat pour ne pas rester sans rien faire », ajoute-t-il, contestant sa mauvaise réputation.

Le procureur a requis une peine d’un an de prison, dont six mois fermes. L’avocate du prévenu, Me Sabrina Dourlen, a plaidé en faveur d’un sursis, estimant que l’accusation ne pouvait « lui faire supporter l’ensemble des dégradations de la nuit ». Il a été remis en liberté dans la soirée avec une convocation devant le juge d’application des peines.