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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Un nouveau point sur la situation des compagnons Mónica et Francisco
Article mis en ligne le 15 avril 2014
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[A propos de l’arrestation des 5 compas de Barcelone, on pourra lire "Barcelone : cinq compagnons arrêtés après une attaque explosive" (14 novembre 2013) ; "Barcelone : Deux textes espagnols sur les récentes arrestations" (18 novembre 2013) ; "Espagne : deux nouveaux textes sur les arrestations de Barcelone" (23 novembre 2013) ; "S’ils touchent à l’un d’entre nous... Solidarité avec Mónica et Francisco" (janvier 2014), "Amour anarchiste et amour divin" (19 mars 2014)]

Aujourd’hui samedi 12 avril, notre compagnon Francisco est arrivé dans la prison de Villabona (Asturies) où il a été transféré, après un passage toute la semaine dans les prisons de Madrid, Burgos et Cantabria.

Depuis plusieurs semaines, nous avons fait savoir que Francisco se trouvait dans une situation plutôt mauvaise, à cause de sa mise à l’isolement permanent. Malgré le fait que sa situation ait changé avec ce transfert, certainement suite à la pression de l’extérieur, il reste incarcéré dans un module de punition et séparé du reste des autres prisonniers dits "politiques" qui s’y trouvent aussi, bien que dans une situation meilleure qu’à Cordoba où il était précédemment. Ils lui ont désormais autorisé les coups de téléphone à des amis, et pas seulement à sa famille, comme c’était le cas depuis des mois.

Nous savons qu’il va mieux et est fort, en espérant pouvoir faire bientôt des parloirs.

Mónica est dans la même situation qu’auparavant (à la prison de Brieva), et se trouve pleine d’énergie et de force.

Les deux compagnons sont toujours en prison préventive, et rien ne présage pour le moment que cette situation va changer. Il y a peu de nouveautés du côté du dossier ou des accusations. Ils sont toujours en régime FIES 3, avec 8 coups de téléphone de 5 minutes chacun par semaine, des restrictions de courrier (limité à l’envoi de deux lettres par semaine, mais pas à la réception), un parloir hebdomadaire de 40 minutes, et un éloignement à Brieva (Ávila) et maintenant les Asturies pour Francisco, loin de leurs proches et compagnons, une forme de punition contre les prisonniers dits "politiques" ou rebelles nommée "dispersion", qui vise à épuiser les forces de ceux qui effectuent les parloirs.

Mais la solidarité est plus forte que leurs distances, que leurs limites, et que leurs restrictions et leurs barreaux !

Pour leur écrire :

Mónica Andrea Caballero Sepúlveda
Ávila-Prisión Provincial
Ctra. de Vicolozano s/n
Apdo. 206
05194 Brieva (Ávila)

Francisco Javier Solar Domínguez
C.P. de Villabona
Finca Tabladiello
33480 Villabona-Llanera (Asturias)

Pour tout doute, information ou commentaire : solidaridadylucha (at) riseup.net

Traduit de l’espagnol de Indy Barcelone, 12 abr 2014