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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

[Publication] : Avalanche n°6, journal international de correspondance anarchiste, est sorti !
Article mis en ligne le 10 décembre 2015
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Les anarchistes se sont toujours appropriés des moyens pour faire des idées antiautoritaires et des luttes une matière pour alimenter le dialogue et l’action subversives. C’est en ce sens-là que cette publication se veut aussi un moyen et plus précisément, celui d’offrir un espace pour nourrir le débat international entre anarchistes. C’est pourquoi ces pages laisseront surtout la place aux combats dont le ressort est anarchiste : des luttes autonomes, directes et auto-organisées ; des combats qui poussent vers la destruction du pouvoir sous toutes ses formes ; des luttes qui se déroulent aujourd’hui, comme hier ou qui sont à venir.

Lire ici Avalanche n°6, décembre 2015, 48 p
ou sur leur site (en anglais, français, espagnol, allemand) : http://avalanche.noblogs.org/

Début de l’introduction :

La moitié du monde en guerre, l’autre moitié attend d’y entrer à son tour dans le bal cruel des massacres et des bains de sang. Pendant que les États claironnent les trompettes de la mobilisation totale, le gangrène islamiste dévore les soulèvements, au début pourtant animés de puissants désirs de liberté et de rejets de l’idée d’une conquête du pouvoir, comme en Égypte ou en Syrie. Dans les quartiers des exclus toujours plus nombreux des métropoles européennes, fleurit la confusion, produite par des décennies de programmes d’abrutissement, de privation d’instruments d’analyse et de compréhension et de destruction de l’esprit et de la sensibilité par un monde hypertrophié de technologies. Une confusion qui garantit la continuité de la domination capitaliste et étatique, mais favorise en même temps aussi le recrutement par une religion, une idéologie, une nation. Le massacre au nom de la conquête du pouvoir guette alors au coin de la rue.