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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Madrid : affrontements lors d’une manif solidaire avec la lutte de Gamonal (Burgos)
Article mis en ligne le 15 janvier 2014
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Une manifestation dégénère en scènes d’émeutes à Madrid

Un site quelconque, 15/01/2014 | 23:59

Une manifestation organisée à Madrid en soutien au mouvement de protestation contre un projet de transformation urbaine à Burgos a dégénéré en violences mercredi soir, et 11 personnes ont été arrêtées et 11 autres blessées, ont rapporté la police et les services d’urgence espagnols.

Les émeutiers ont lancé des fumigènes et des chaises de café et incendié des poubelles dans le centre de la capitale à l’issue d’une marche qui avait commencé à la Puerta del Sol et a pris fin non loin du siège du Parti populaire (droite, au pouvoir).

C’était l’une des 46 manifestations organisées mercredi dans les villes d’Espagne contre le projet, financé par l’Etat, qui provoque la colère à Burgos.


Espagne : des milliers de manifestants contre un projet à Burgos, incidents à Madrid

AFP / 16 janvier 2014 00h53

MADRID - Des rassemblements ont eu lieu mercredi dans plusieurs villes d’Espagne, émaillés d’incidents à Madrid, pour soutenir des habitants de Burgos, dans le nord du pays, qui dénoncent depuis plusieurs jours un projet jugé inutile et coûteux en temps de crise.

Cette poussée de mécontentement a débuté vendredi par un rassemblement qui a dégénéré en incidents et heurts entre manifestants et forces de l’ordre à Burgos, ville réputée tranquille, où du mobilier urbain a également été détruit.

Mercredi, pour le sixième jour consécutif, des milliers de personnes ont manifesté pour exiger le retrait définitif d’un projet d’aménagement d’une grande artère du quartier de Gamonal de Burgos et la remise en liberté des trois jeunes placés en détention provisoire. Cette fois, la manifestation a eu lieu dans le calme, contrairement aux jours précédents où des incidents avaient éclaté et où une quarantaine de personnes avaient été interpellées.

Le maire de Burgos Javier Lacalle a pour l’heure annoncé la suspension des travaux.

A Valladolid (nord), ils étaient environ un millier à manifester sous le slogan Solidarité avec Gamonal, exigeant la remise en liberté des personnes en détention provisoire.

A Madrid, environ 500 personnes, dont des jeunes portant des cagoules et des capuches, ont défilé dans le centre de la capitale. Arrivés non loin du siège du Parti populaire (droite au pouvoir), la police anti-émeute a établi un barrage et a chargé à coups de matraque les manifestants dont certains avaient lancé des projectiles contre les forces de l’ordre, a constaté une journaliste de l’AFP.

La police anti-émeute a ensuite poursuivi des groupes de jeunes dans plusieurs rues du centre-ville où des manifestants ont incendié des poubelles et détruit du mobilier urbain.

Onze personnes ont été interpellées et dix autres ont été blessées dont cinq policiers et cinq manifestants, a indiqué la police.

Parmi les interpellés figure un pompier, selon la police, qui n’a donné aucun motif. Selon la presse, il aurait eu un différend avec des policiers alors qu’il tentait d’éteindre un feu de conteneur-poubelle.

Les manifestants dénoncent un projet inutile alors que les habitants de Burgos sont frappés comme le reste du pays par la crise précipitée par l’explosion de la bulle immobilière en 2008, un chômage record de quasi 26% et les coupes budgétaires. Ils réclament le financement de services publics comme des crèches plutôt que de nouveaux projets immobiliers.

Le maire socialiste de Ségovie, Pedro Arahuetes, a dénoncé mercredi un projet de huit millions d’euros, voulu par la présidence du PP de Castille-La Manche, de construction d’un palais des Congrès à Ségovie, s’interrogeant sur la nécessité de violences comme à Burgos pour que les opposants au projet qui préfèrent des investissements dans la santé ou autres services publics soient entendus.