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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

"Loi Travaille !" : Villeurbanne/Gisors/Paris/Nantes/Grenoble/Rennes/Caen : incendies, pillage, manifs sauvages et affrontements
Article mis en ligne le 24 mars 2016
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Villeurbanne (Rhône) : murage du PS

Villeurbanne : interpellés en train de murer un local du PS

Le Parisien | 25 Mars 2016, 09h25

Le mur de parpaing faisait déjà un mètre. Jeudi soir, treize personnes ont été interpellées alors qu’elles avaient commencé à murer le local du PS de Villeurbanne, près de Lyon.

Le secrétaire de section Didier Vullierme a annoncé son intention de déposer plainte dans la journée, pour connaître les circonstances et les motivations de cet acte. Selon Lyon-Mag, ces personnes pourraient avoir agi en contestation à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, des inscriptions ayant été trouvées.

« Si la contestation, l’opposition ou le débat sont des droits pour tous, il reste que le vandalisme est la négation de ces droits », a commenté le PS dans un communiqué.

La façade des locaux de la fédération de l’Isère du PS a Grenoble a par ailleurs été taguée à deux reprises cette semaine, mais Didier Vullierme s’est refusé à établir un lien entre les deux incidents.

En février dernier, les locaux socialistes de Malakoff, Vanves, Montrouge et Clichy (Hauts-de-Seine) avaient été recouverts d’inscriptions contre Notre-Dame-des-Landes.

Avec la mobilisation contre la loi El Khomri, plusieurs bureaux du PS ont également été ciblés. Lors de la journée d’action du 9 mars, la façade de la permanence de Rouen avait ainsi entièrement couverte de peinture par des manifestants.


Gisors (Eure) : la totale !

Vitres brisées, jets de pierres, vols... Dans l’Eure, la manifestation dégénère

Normandie actu, 24/03/2016 à 18:51 (extrair)

À Gisors (Eure), des débordements ont été constatés, en marge de la manifestation lycéenne contre la loi Travail, jeudi 24 mars 2016. De nombreuses plaintes ont été déposées.

La manifestation a dérapé, à Gisors (Eure). En marge de la mobilisation lycéenne contre la loi El Khomri, jeudi 24 mars 2016, de nombreux débordements ont eu lieu, relate le journal L’Impartial. Environ 150 lycéens s’étaient réunis, en début de matinée, pour une manifestation qui a vite dégénéré.

Le supermarché Simply Market, en centre-ville, a été la première cible des casseurs. Un groupe serait entré dans le magasin, jetant des marchandises et des bouteilles au sol, volant quelques articles et brutalisant des employés qui auraient tenté de s’interposer.

D’autres commerces de la commune auraient ensuite été vandalisés de même que l’agence Pôle Emploi, dont plusieurs vitres ont été brisées. Le cortège a poursuivi son périple dans les rues, bloquant la circulation.
Les gendarmes, qui n’avaient pas été prévenus au préalable de ce mouvement, encadraient le cortège.

Feux de poubelle et jets de pierres

Devant la gare de Gisors, deux poubelles ont été brûlées par les mêmes casseurs. Avec les gendarmes, la tension était vive. Certains jeunes auraient même jeté des pierres sur les militaires. La manifestation s’est finalement achevée vers midi et les lycéens se sont dispersés.


Paris : affrontements, manif sauvage et voitures brûlées

Loi travail : à Paris, gros cortège et manif sauvage

Libération — 24 mars 2016 à 19:31 (extrait)

Envies de « blocages » et de « sabotages »

Assiste-t-on à la naissance d’une mobilisation dans la durée, « comme durant l’hiver 1995 », comme l’assure Eric Coquerel, membre du Parti de gauche ? Trop tôt pour le dire. En revanche, l’avant-garde du mouvement est remontée. Les assemblées générales dans les universités en témoignent. Très bien représentés, les militants autonomes et anticapitalistes y prônent le durcissement des modes d’action, via des « blocages », voire des « sabotages ». Leur crainte ? Que le mouvement soit « récupéré » par les organisations syndicales et politiques.

Ces frictions se sont exprimées très clairement à Paris. Il est 11 heures ce jeudi matin place d’Italie, et le cortège lycéen tarde à s’ébranler. Quelque 200 personnes, cagoulées, gantées, les visages parfois protégés par des masques à gaz ou des foulards, ont pris la tête des opérations. La tension est palpable, on sent que certains jeunes n’ont pas envie de faire la route avec ces militants les plus radicaux.

Les deux groupes restent séparés de quelques dizaines de mètres, encadrés par de très nombreux CRS et policiers en civil. Les premiers affrontements avec les forces de l’ordre éclatent au niveau du boulevard de Port-Royal : jets de projectiles, poubelle brûlée, lacrymogènes, charge des CRS.

Manif sauvage sous la Tour Eiffel

Nouvelle altercation près de la gare Montparnasse, où le cortège lycéen a rejoint celui des étudiants et salariés. Alors que la foule prend la direction des Invalides, le défilé est encore scindé en deux. Les plus excités viennent chauffer le service d’ordre de la CGT et de FO. « Collabos ! » lancent-ils. En face, les gros bras des syndicats ne bougent pas une oreille. L’arrivée place Vauban se fait dans le calme.

Peu après 14 h 30, 200 à 300 militants autonomes, pour certains cagoulés, entament une manifestation sauvage dans les rues du VIIe arrondissement. Les slogans sont rodés : « Police partout, justice nulle part ! » « Flics, porcs, assassins ! » Des curieux leur emboîtent le pas, à vitesse grand V. Les forces de l’ordre laissent partir, c’est l’occasion de permettre à la majorité du cortège – près de 8 000 personnes – de se disperser dans le calme.

En tête de la manif éclair, les détonations des bombes agricoles retentissent à intervalles réguliers. L’une atterrit à quelques pas du ministère des Affaires sociales. Avenue Bosquet, tout près du siège du Medef, une voiture est incendiée. Les forces de l’ordre, après une course-poursuite d’une quinzaine de minutes, parviennent finalement à disperser les militants sous la Tour Eiffel, sous les regards stupéfaits des touristes. Bilan de l’opération : une vingtaine d’interpellations, deux policiers blessés. A Nantes, où 6 000 personnes ont manifesté selon la préfecture, la journée a été tout aussi tendue, avec au final dix-huit interpellations.

La manif des lycéens dégénère à Paris : deux voitures brûlées, 15 interpellations

AFP, 24/03/2016 à 16:22

Les lycéens étaient de nouveau mobilisés ce jeudi contre la réforme du Code du travail. A Paris, la manifestation a dégénéré en affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants. Il y a eu quinze interpellations.

Ambiance de guérilla urbaine à Paris. Les lycéens manifestaient ce jeudi contre le projet de réforme du Code du travail, mais leur rassemblement a dégénéré. Les CRS ont été pris à partie et deux policiers ont été blessés. Deux voitures ont été brûlées et la police a procédé à 15 interpellations.

Les incidents les plus violents ont eu lieu boulevard de Port-Royal en fin de matinée. Une vidéo publiée sur Twitter montre un groupe de CRS pris à partie par des jeunes. Bombes agricoles, bouteilles et autres projectiles... Les policiers ont été contraints de se réfugier sur le trottoir, massés derrière leurs boucliers.

La scène a été filmée par un journaliste de Marianne, Nicolas Rinaldi. Les CRS ont utilisé du gaz lacrymogène pour disperser les jeunes. La manifestation rassemblait de 4800 à 5200 personnes au total, selon une source policière.

Sur les images, les jeunes à l’origine des tirs sont pour la plupart cagoulés ou le visage dissimulé sous une capuche. Certains criaient "Tous à l’Assemblée", a constaté une journaliste de l’AFP.

"La nuit c’est fait pour baiser, pas pour travailler"

Plus tôt dans la matinée, les lycéens s’étaient réunis place d’Italie, dans le 13e arrondissement. Le journaliste de Libération Sylvain Mouillard notait dès le départ du cortège la présence de "gens cagoulés, capuchés, avec des lunettes de soleil".

Plusieurs milliers d’étudiants et de lycéens, rejoints par des salariés, avaient commencé à manifester à 13h30, du quartier Montparnasse aux Invalides, derrière une banderole "La nuit c’est fait pour baiser, pas pour travailler".

Près du lycée Bergson dans le XIXe arrondissement de Paris, des policiers en civil ont pris violemment à partie un jeune lycéen de seconde.


Nantes : groupes mobiles et affrontements

France bleu Nantes, jeudi 24 mars 2016 à 12:09

Plusieurs milliers de manifestants ce jeudi à Nantes contre la loi travail. Comme la semaine dernière, il y a eu des incidents devant plusieurs lycées. Il y a eu une dizaine d’interpellations.

Ils sont plusieurs milliers de manifestants ce jeudi midi contre la loi travail à Nantes. C’est le troisième rassemblement contre le texte. Et, de nouveau, il y a des tensions.

Devant le lycée Gaspard Monge, dans les quartiers nord ce jeudi matin, des jeunes ont tenté de brûler une poubelle. La police est intervenue. Sept adolescents, de 16 à 19 ans ont été interpellés pour "participation à un attroupement armé et jets de projectiles sur les forces de l’ordre" nous apprenait la police en fin de matinée. Le cortège des étudiants et des lycéens a rejoint commerce en empruntant les voies du tram. La Tan avait anticipé, la circulation des bus et des tram est interrompue en centre-ville.

Ambiance tendue

La manifestation se déroule dans une ambiance tendue. Le défilé s’est divisé en 3 parties. Des petits groupes de casseurs, très mobiles, ont brisé les vitrines de plusieurs magasins. La police a repoussé les manifestants, rue du Calvaire et un camion de gendarmes a été recouvert de peinture. A la mi-journée, le défilé des salariés s’est arrêté. Une partie des jeunes, en revanche, a pris la direction de la Préfecture. Les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogène, place Foch. Les manifestants ont continué de remonter vers le commissariat. Ils ont mis le feu à des poubelles, près du pont de la Motte rouge.

* Encore une fois, les forces de l’ordre ont répondu avec des gaz lacrymogènes.* Les forces de l’ordre ont chargé à plusieurs reprises, notamment rue du Calvaire, en face du commissariat et devant la fac. Il y a eu plusieurs nouvelles interpellations. Une quinzaine en tout depuis ce jeudi matin.

Des petits groupes de manifestants sont ensuite repartis pour la fac pour un nouveau face à face tendu avec les forces de l’ordre. Il y avait de nombreuses fourgonnettes, des jets de gaz lacrymogènes aussi.

L’Université où le bâtiment Tertre est bloqué depuis ce matin. La direction a également pris la décision de fermer la fac de langues.


Rennes : pillages et affrontements

Loi Travail. Échauffourées et un magasin pillé à Rennes

Ouest France, 24/03/2016 à 16:42

La manifestation contre la loi travail est terminée à Rennes. Il y a eu plusieurs échauffourés entre une partie des manifestants et les CRS, mobilisés en nombre. Un personne a été interpellée et une lycéenne a été très légèrement blessée par un éclat de grenade lacrymogène.

Des magasins ont aussi été pillés en marge de la manifestation. La boutique Lacoste, située place du Parlement, a été attaquée vers 12h15 par une vingtaine de jeunes hommes encagoulés. « Ils sont entrés très vite et ont bousculé la vendeuse et la stagiaire qui se trouvaient dans le magasin », témoigne la responsable de la boutique.

« Ils ont volé tous les vêtements qu’ils pouvaient. Ils ont piqué environ 150 pièces : des polos, des survêtements, des manteaux. Des vêtements à 200 euros. Ca a duré 10 secondes. C’était très violent ». Choquées et blessées, la vendeuse, âgée de 27 ans et la stagiaire, âgée de 17 ans ont été se faire soigner aux urgences. La boutique est depuis fermée.

14h30 : Ça se tend de nouveau à Rennes. Alors que la situation s’était calmée dans la capitale bretonne, de nouveaux heurts ont éclaté en début d’après-midi. Installés sur la place Hoche, pour barrer l’accès à la préfecture, les policiers ont chargé en faisant usage de gaz lacrymogènes.


Grenoble : projectiles sur les keufs et sièges de partis

La manif contre la "loi travail" dégénère à Grenoble

France3 Alpes, 24/03/2016 | 16:53

Jets de projectiles contre grenades de gaz lacrymogène... passants et manifestants contre la "loi travail" ont été surpris, ce jeudi 24 mars, par de violents échanges à Grenoble.
Dans la capitale des Alpes, plusieurs syndicats et organisations de jeunes (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et Fidl) avaient appelé à manifester. Environ 550 personnes se sont mobilisées vers 13h30. Toutefois, des incidents ont opposé les forces de l’ordre à des manifestants anarchistes qui se sont joints au défilé avec une banderole qui n’avait rien à voir avec la "loi travail" mais ciblant l’Etat d’urgence. Des projectiles sont partis du cortège à hauteur de Chavant. Les policiers ont répondu avec du gaz lacrymogène.
Un peu plus tôt, des manifestants s’en étaient pris au siège du PS, lançant des oeufs contre une façade déjà tagguée dans la nuit. Le siège des Républicains a aussi été "baptisé". "Ils auraient pu agir de façon responsable et citoyenne en demandant à être reçus par les responsables des Républicains", a regretté Thierry Kovacs, le président de la fédération, "au lieu de barbouiller une permanence du parti politique qui n’est en aucun cas à l’origine de leur mécontentement."


Loi Travail : "Caen, debout, soulève-toi", scandent les jeunes ce jeudi

TendanceOuest, 16h38 - 24 mars 2016

Près d’un millier de jeunes défilaient au plus fort de la manifestation ce jeudi 24 mars dans les rues de Caen contre la Loi Travail. La tension était palpable entre les forces de l’ordre et les manifestants.

Anarchistes, jeunes et lycéens se sont retrouvés à l’université de Caen en début d’après-midi. Confronté à des équipes de forces de l’ordre qui les redirigeaient, le cortège a parcouru les Fossés Saint-Julien, la rue Saint-Jean, puis les quais de l’Orne. A chaque pont enjambant le cours d’eau, des poubelles sont renversées face aux CRS. Et à chaque coup de klaxon d’une voiture bloquée, des centaines de jeunes répondent. Des fumigènes sont déposés, des pétards éclatent.

Un jeune a été interpellé par la Brigade anti-criminalité après des jets de pierre, selon les autorités.


Rouen : le PS

17h39 : Des incidents à Rouen devant une permanence du Parti Socialiste. A Rouen, 800 personnes ont manifesté selon la police. Des incidents ont eu lieu devant une permanence du parti socialiste, déjà l’objet de jets de projectiles et de dégradations lors des deux manifestations précédentes contre la loi El Khomri, et qui était protégée par des CRS.


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  • Paris
  • Paris, bus RATP
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  • Paris, université de Tolbiac (13e)
  • Paris, université de Tolbiac (13e)
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