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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Grenoble : huit manifestants incarcérés jusqu’à leur comparution immédiate [mis à jour]
Article mis en ligne le 2 avril 2016
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De 4 à 8 mois de prison avec sursis pour les jeunes manifestants arrêtés à Grenoble

F3 Alpes, 04/04/2016 | 21:21

Inquiétés pour leur "participation à une manifestation interdite" et pour "violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique", les huit manifestants arrêtés ont écopé de peines de prison avec sursis, ce lundi 4 avril, après avoir passé une week-end derrière les barreaux.

12 manifestants avaient été interpellés le jeudi 31 mars, plusieurs heures après la manifestation contre la "loi travail". Tous sont âgés d’une vingtaine d’années. Huit avaient été déferrés puis emprisonnés à Varces (Isère) dans la foulée.

Ce lundi après-midi, leur implication était jugée devant le tribunal correctionnel en comparution immédiate. La plupart ont reconnu les faits, comme les jets de projectiles contre les forces de l’ordre qui tentaient de disperser un rassemblement à l’Anneau de vitesse de Grenoble.

Ils ont écopé de peines allant de 4 à 8 mois de prison avec sursis avec obligation d’exécuter un Travail d’Intérêt Général compris entre 150 et 170 heures. Des peines moins lourdes que celles requises par le procureur qui avait demandé 6 mois de prison dont deux mois ferme.

Rappel des faits
Tout avait débuté dans l’après-midi, lorsque 500 jeunes manifestants environ s’étaient réunis dans le Parc Paul Mistral, à hauteur de l’Anneau de vitesse, pour un rassemblement de "lutte festive", bravant l’interdiction de rassemblement à partir de 16 heures actée par un arrêté de la préfecture.

Sommés de quitter les lieux par des CRS, des manifestants ont alors répondu par des lancers de projectiles avant d’être dispersés. Un peu plus tard, la BAC et des gendarmes mobiles ont recherché ces jeunes en ville, ce qui a donné lieu à de nouveaux affrontements et à des arrestations. Puis, les forces de l’ordre ont été mobilisées aux abords du commissariat pour empêcher un nouveau gros rassemblement devant l’Hôtel de Police où des syndicalistes manifestaient déjà pour demander la libération des personnes interpellées. Les affrontements ont duré jusque tard dans la soirée, les policiers repoussant les jeunes avec des gaz lacrymogènes.

Quatre blessés légers ont été dénombrés dans les rangs de la police, ainsi qu’un blessé léger du côté des manifestants.

En matinée, plusieurs vitrines de commerces, dont 5 banques, avaient été vandalisées par d’autres manifestants qui, eux, n’ont pas encore été arrêtés.


Manifestations contre la loi travail : huit comparutions immédiates à Grenoble lundi

AFP, Samedi 2 Avril 2016

Huit manifestants, interpellés jeudi à Grenoble en marge de la manifestation contre la loi travail, ont été déferrées samedi devant le parquet et placés en détention provisoire avant leur comparution devant le tribunal correctionnel lundi.

Tous âgés d’une vingtaine d’années, ils ont été déferrés pour "participation à une manifestation interdite" et pour "violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique". Ils risquent jusqu’à trois ans d’emprisonnement.

Le parquet a requis et obtenu le mandat de dépôt pour ces huit personnes, qui comparaitront lundi devant le tribunal correctionnel en comparution immédiate.

Au total, douze personnes, dont onze après la fin légale de la manifestation autorisée par la préfecture de l’Isère, ont été interpellées par les forces de l’ordre jeudi, la plupart au cours d’affrontements qui se sont achevés peu avant 23H00.

Trois d’entre elles, placées en garde à vue, ont été laissées libres vendredi. Le cas d’un mineur sera étudié par le parquet d’Albertville (Savoie).

Tout a débuté jeudi, dans l’après-midi, lorsque 500 à 700 manifestants se sont réunis dans le principal parc de la ville pour un rassemblement festif, bravant l’interdiction de rassemblement après 16H00 actée par un arrêté de la préfecture.

Sommées de se disperser par des policiers de la BAC et des gendarmes mobiles, les manifestants ont affronté les forces de l’ordre jusqu’à tard dans la soirée, repoussés dans le centre-ville par des tirs de gaz lacrymogènes.

Plusieurs vitrines et des abris bus ou de tramway ont été vandalisés par certains manifestants, qui ont tagué des murs et renversés des poubelles à leur passage. La municipalité a porté plainte.

Quatre blessés légers ont été dénombrés dans les rangs de la police, ainsi qu’un blessé léger du côté des manifestants.

Dans un communiqué, Éric Piolle, maire EELV de Grenoble, a condamné "avec la plus grande fermeté les agissements de certains, dont le comportement de casseurs dénature le mouvement social".

Vendredi, environ 200 personnes ont de nouveau manifesté dès 18H00 devant la préfecture contre "la répression policière".