" />
Slogan du site

Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Nantes/Rennes/Marseille/Paris : manifs et affrontements
Article mis en ligne le 9 avril 2016
Imprimer

(des journaflics quelconques)

Plus de 200 manifestations et rassemblements contre le projet de loi sur la réforme du code du travail se sont tenus partout en France, samedi 9 avril, à l’appel de quatre syndicats (CGT, FO, Solidaires, FSU) et trois organisations jeunesse (UNEF, UNL, FIDL).
Plusieurs dizaines de milliers d’opposants à la loi travail ont manifesté, mais les défilés, organisés pour la première fois un week-end et pendant les vacances scolaires ont moins mobilisé que ceux du 31 mars, qui avaient rassemblé entre 390 000 et 1,2 million de manifestants.
C’est la sixième journée de mobilisation depuis la présentation du texte en conseil des ministres, il y a un mois.

En soirée, ce sont les rassemblements citoyens baptisés "Nuit Debout" qui devraient prendre le relais, prévus dans près de 60 villes françaises. Depuis le 31 mars, le mouvement s’est réuni tous les soirs sur la place de la République, à Paris. Ce mouvement dépasse largement les seuls opposants au projet de loi travail : réfugiés, mal-logement, précarité, exercice de la démocratie, tout y est débattu.

Ces manifestations interviennent alors que la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a examiné le projet de loi de mardi à jeudi. Au total, près d’un millier d’amendements avaient été déposés. Pour la ministre du travail, Myriam El Khomri, cette commission a « enrichi » le texte en apportant « de nouvelles protections pour les salariés ».
Quelque soit l’ampleur de la mobilisation de ce samedi, une nouvelle journée de manifestation est d’ores et déjà prévue le 28 avril.


On peut lire un bref compte-rendu ici : "Encore une manif agitée dans les rues de Marseille" sur "Marseille infos autonomes".

Marseille : les torchons et les serviettes

Le Monde, 09/04/16 17h34

Le cortège marseillais s’est ébranlé avec un peu de retard du Vieux-Port (1er) en début d’après midi. En tête, trois cents étudiants et lycéens, venus manifester en plein milieu de leurs vacances de Pâques et tenant à marquer leur différence avec le reste du défilé. Derrière, un long ruban de plusieurs milliers de personnes répondant à l’appel unitaire lancé par les syndicats CGT, FO, FSU, Solidaires et montrant que la mobilisation anti loi El Khomri reste réelle...

Aux slogans dénonçant les effets redoutés de la loi travail, les lycéens ont ajouté de nouveaux mots d’ordre marquant clairement leur rupture avec le parti gouvernemental : "La jeunesse emmerde le Parti socialiste", "P comme pourri. S comme salop, à bas le parti socialo". Arrivé en vue de la place Castellane (6e), le cortège s’est scindé en deux. Lycéens et étudiants quittant l’itinéraire prévu pour rejoindre le site de la Nuit Debout marseillaise, sur le cours Julien. Syndicats bouclant leur marche autour de la place Castellane.


Incidents en fin de parcours à Paris

Le Monde, 09/04/16 17h34

Des heurts opposaient des manifestants aux forces de l’ordre en fin de parcours du cortège parisien contre la loi travail.

Plusieurs dizaines de manifestants cagoulés et vêtus de sombre ont lancé des projectiles, notamment des bouteilles, des bâtons et des pétards, contre des CRS sur la place de la Nation, où le défilé parti de République est censé se disperser.

Des jeunes ont également soulevé des grilles entourant des arbres à leur base. Les forces de l’ordre ont chargé les manifestants et jeté des grenades lacrymogènes. Jusque-là, le cortège n’avait été émaillé que d’un incident : un CRS avait été blessé à une jambe au niveau du boulevard Beaumarchais, dans l’est de Paris, par des jets de projectiles vers 15 heures, et une personne avait été interpellée, selon la préfecture de police.

18h35 : 18.000 à 20.000 manifestants à Paris selon la police, 110.000 selon les syndicats. Le préfet de Paris, qui vient de faire un premier bilan de la manifestation, fait état de 9 interpellations pour jets de projectiles, précisant qu’il pourrait encore y en avoir un certain nombre, du fait des heurts qui se poursuivent place de la Nation.

Nation : La station de métro évacuée à cause des fumigènes et des gaz lacrymogène

Le parisien | 09 Avril 2016, 18h56

La station de métro Nation a été fermée à 18 heures ce samedi à cause de fumigènes et gaz lacrymogènes... La ligne1 a continué de fonctionner mais « aucun train ne marque l’arrêt », précise le porte parole de la RATP. En cause, des fumigènes et gaz lacrymogène, en marge de la manifestation contre la loi El Khomri, sur la place de la Nation, qui se sont engouffré dans les couloirs du métro.

« Nous avons du fermer la station et la ventilation. Les gens sortent et nous attendons le feu vert de la police pour rouvrir ».


Nantes : saccages et affrontements

AFP, 9 Avril 2016, 17h45

A Nantes, des heurts ont opposé des manifestants aux forces de l’ordre samedi à Nantes, à l’occasion d’une nouvelle mobilisation contre la loi travail qui rassemblait 2.600 personnes selon la préfecture, 15.000 selon la CGT. Les forces de l’ordre ont été à plusieurs reprises la cible de projectiles divers, pavés, cailloux, bouteilles et oeufs. Elles ont répliqué en tirant des grenades lacrymogènes et en faisant usage de lances à eau pour empêcher l’accès à l’hypercentre.

En milieu d’après-midi, arrivés à la hauteur de la place du Commerce, où sont situés de nombreux arrêts du tramway, plusieurs centaines de jeunes érigeaient des barricades avec des barrières de chantier, lançant des projectiles sur les forces de l’ordre qui les repoussaient avec des gaz lacrymogènes.

Des manifestants s’en sont pris aux vitres d’une agence bancaire, ont brisé celles d’une agence immobilière et du mobilier urbain. Des poubelles ont aussi été brûlées. Des billes de peinture ont été lancées sur une agence de Vinci immobilier, société du groupe Vinci qui est le concessionnaire du projet contesté de futur aéroport à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes.

En début d’après-midi, un premier cortège, composé d’environ 200 personnes, majoritairement des jeunes, avait quitté la place du Bouffay, dans le centre-ville, afin de rejoindre le cortège de l’intersyndicale réuni sur l’île de Nantes.

Manifestation contre la loi travail : des heurts à Nantes, des journalistes agressés

Le parisien | 09 Avril 2016, 18h26

Des heurts ont opposé des manifestants aux forces de l’ordre samedi à Nantes, à l’occasion d’une nouvelle mobilisation contre la loi travail qui rassemblait, dans une ambiance très tendue, 2.600 personnes selon la préfecture, 15.000 selon la CGT, et au cours de laquelle des journalistes ont été pris à partie.Au moins quatre personnes ont été interpellées, selon la préfecture.

Les forces de l’ordre ont été à plusieurs reprises la cible de projectiles divers, pavés, cailloux, bouteilles et oeufs, a constaté une journaliste de l’AFP. Elles ont répliqué en tirant des grenades lacrymogènes et en faisant usage de lances à eau pour empêcher l’accès à l’hypercentre.

En début de manifestation, un groupe de 7 ou 8 journalistes, photographes et reporters d’images, a été pris à partie, poursuivi et caillassé par une trentaine de très jeunes gens, vraisemblablement mineurs et ne se réclamant d’aucun syndicat, a rapporté un photographe de l’AFP, lui-même poursuivi. Ces jeunes, visages masqués, cherchaient apparemment à leur voler leur matériel.
Ces jeunes s’en sont également pris, peu auparavant, à une équipe de BFMTV qui faisait un direct. Ils ne sont pas parvenus à voler leur matériel, mais l’un des journalistes a reçu un coup de poing et eu une dent cassée, tandis que la caméra était endommagée par l’arrachage du micro, a raconté l’un des deux journalistes de BFMTV, Pierre-Emmanuel Becet, à l’AFP.

Des scènes de violences urbaines se sont répétées à plusieurs reprises par la suite avec des groupes de plusieurs dizaines, voire de centaines de jeunes, qui tentaient de dresser des barricades avec des éléments de chantiers, ou lançaient des projectiles sur les forces de l’ordre, avant d’être repoussés à grands renforts de gaz lacrymogènes. D’abord place du Commerce, où se trouve une importante station de tramway, puis, longuement, devant le CHU environné de nuages de lacrymogènes, et par la suite plus à l’Est et plus près du centre-ville, devant le carré Feydeau.
Le calme n’était pas revenu avant 18H00.

De nombreux mobiliers urbains ont été dégradés - abribus brûlés, poubelles incendiées -, ainsi que des agences bancaires ou immobilières, notamment celle de Vinci immobilier, société du groupe Vinci, le concessionnaire du projet contesté de futur aéroport à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes.

En début d’après-midi, un premier cortège, composé d’environ 200 personnes, majoritairement des jeunes, avait quitté la place du Bouffay, dans le centre-ville, afin de rejoindre celui de l’intersyndicale réuni sur l’île de Nantes.
Avant le départ, un des participants avait expliqué au mégaphone que cette manifestation était organisée pour protester "contre le capitalisme et la misère sociale". "On n’a rien contre les commerçants du centre-ville, les adultes doivent encadrer les plus jeunes", avait-il ajouté, alors que des vitres de commerces et d’établissements bancaires avaient déjà été brisées lors de précédentes manifestations, le 5 avril et le 31 mars notamment.

Le cortège s’était ébranlé derrière deux banderoles sur lesquelles on pouvait lire "La révolte est notre seule boussole !" et "Le soulèvement c’est maintenant", et aux cris de "Ce gouvernement ne comprend qu’un langage : grève, blocage et sabotage".
Ce premier cortège avait ensuite fusionné avec celui de l’intersyndicale, avec de nombreux jeunes, voire très jeunes, en tête, la plupart le visage dissimulé. Le défilé avait démarré aux cris de "Tout le monde déteste la police" et "La police assassine".


Rennes : affrontements

AFP, 9 Avril 2016, 17h45

A Rennes, 1 700 personnes se sont rassemblées selon la préfecture contre 6 500 le 31 mars, près du centre historique, avec en tête des jeunes portant pour certains des masques de carnaval ou des cagoules.

Le défilé a été marqué par des heurts. Les forces de l’ordre ont fait usage à plusieurs reprises de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes contre des jeunes gens qui voulaient accéder à l’hypercentre historique de la ville, la place de la mairie et celle du Parlement de Bretagne. Selon la préfecture, deux CRS ont été blessés, dont un atteint de surdité. Un policier a aussi été touché par un projectile, une bille métallique, lancée contre lui. Les trois hommes ont été hospitalisés selon la même source. De son côté, le secrétaire départemental de FO Fabrice Lerestif a fait état auprès de l’AFP de 19 blessés


fichiers joints

  • Marseille
  • Nantes
  • Nantes
  • Nantes
  • Nantes
  • Nantes
  • Nantes
  • Nantes
  • Nantes, agence immobilière
  • Nantes, Crédit Mutuel
  • Paris
  • Paris
  • Paris
  • Paris
  • Paris
  • Paris : rencontre entre un journaflic et un pavé...
  • Rennes
  • Rennes
  • Rennes