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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Paris : un max de casse sauvageonne [Mis à jour]
Article mis en ligne le 15 juin 2016
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Chasubles et K-way jaunes

Il faut stopper les casseurs (CGT)

"Le Premier ministre a laissé entendre qu’il y aurait complicité entre le service d’ordre de la CGT et les casseurs", a dénoncé sur France 2 le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, en parlant de "provocations". Or, selon lui, il n’y a "aucune relation entre ce que font les casseurs et les manifestants".

Selon le leader de la CGT, qui a rendez-vous vendredi matin avec la ministre du Travail Myriam El Khomri, "la sagesse voudrait que le gouvernement suspende le débat parlementaire" de sorte que "la sérénité revienne". Selon lui, la police reçoit "des ordres de non intervention face aux casseurs". "Cela fait trois mois qu’on dit au gouvernement il faut stopper les casseurs", a-t-il dit.

[AFP, "Violences dans les manifestations : Martinez rejette toute "responsabilité" de la CGT", 15/06/2016 à 22:14]

Les casseurs sont des idiots (lundimatin)

"Au milieu de tout cela, quelques vitres de l’hôpital Necker ont été brisées. Bien que les vitres en question n’aient pas d’autre rôle que celui d’isolant thermique : j’en conviens grandement, ce n’est pas très malin. Certes, briser les vitres d’un hôpital, même par mégarde, c’est idiot ; mais bla bla bla"
"Si les jeunes émeutiers qui ont cassé les vitres de Necker ont été idiots, bla bla bla"

[lundimatin, après avoir publié le 18 avril un article de l’éditeur du Comité Invisible affirmant que crier « Tout le monde, déteste la police ! » "ce n’est pas intelligent" et qu’il vaudrait mieux clamer "la police avec nous !", a tenu à déroger à son rythme hebdomadaire afin de se distancier publiquement des 15 vitres fendues de Necker (parmi des centaines) et ce dès le lendemain de la manif, en plein scandale médiatique contre les "casseurs", et en particulier sur ces vitres-là, et alors que 41 manifestants sont toujours aux mains des flics, sans qu’on sache si une partie d’entre eux n’est pas précisément accusée de ces faits. Dont acte.
"Sur l’instrumentalisation des vitres de l’hôpital Necker - Témoignage d’un parent", supplément du 15/06/16 au #65 du 13 juin]

Rappel
"La casse est la manière la plus simple, la plus évidente, de déborder un dispositif policier. C’est aussi une des moins intéressantes, des plus ennuyeuses. Ce que la plupart des discours sur les casseurs négligent, c’est que ces derniers aimeraient mieux, le plus souvent, faire autre chose : percer des lignes de policiers pour libérer le cortège, occuper un bâtiment, partir en manifestation sauvage, tenir des barricades, laisser des tags inspirés, etc. La casse est souvent un pis-aller. C’est le degré zéro de la manifestation."

[lundimatin, Réflexions sur la violence, VIII, #57 du 18 avril]

Les égarés de Nantes

"Il était très difficile pour les non-parisiens – autrement dit, une très grande partie du cortège – de deviner depuis le défilé arrivant de la Place d’Italie qu’il s’agissait d’un hôpital. Visuellement, seule une longue baie vitrée grise longeant le boulevard s’offrait à la vue des manifestants - ce qui n’est pas le cas dans le sens inverse de la marche. Nul doute que les quelques égarés pavloviens venus casser du verre – une petite librairie juste à côté à subi le même sort que l’hôpital – n’ont même pas compris ce à quoi ils touchaient."
"La rue a été inondée d’un puissant gaz lacrymogène s’insinuant partout pendant des heures. Si les enfants soignés dans cet hôpital ont été incommodés, c’est probablement plus par l’usage massif de l’arsenal policier que par des coups, aussi idiots soient-ils, sur la baie vitrée du bâtiment."

(Nantes Révoltée, "De l’hôpital Necker dans l’offensive spectaculaire marchande", point 3 et 5 (extraits), indy nantes, 16 juin 2016)


Bref récit de la manif sauvage partant de répu ce 14 juin [le soir].

Paris-luttes, 16 juin 2016

Pour contribuer au récit du mouvement en cours.

14 juin. Beaucoup d’entre nous étaient frustré-es de la manif de l’après-midi. Non qu’il ne ce soit rien passé. Le monde était là, les flics aussi. Le tableau final est plutot joli, mais à vivre chacun-e ça n’a pas été forcement un moment les plus libérateurs. Un mot tourne, ce soir on continue l’émeute, et on se déchaîne un peu de la frustration de la journée.

République 21h. une bonne centaine de personne n’est visiblement pas là pour débattre à nuit debout, et zone un peu autour de la place. Peu de flics a l’horizon, c’est plutôt en mode bière. Mais on apprend qu’un camarade se fait contrôler par les GPSR dans le métro. Ni une ni deux, on descend et on libère le camarade des griffes de ces auxiliaires de police, racketteurs de pauvres, nouvellement porte-flingues. Ils sortent du métro, en bon cow-boys mais se font rapidement repousser par des jets de cannettes. L’un d’entre devra se faire calmer par ses collègues pour ne pas finir à l’hôpital. Les poubelles recouvrent la voiture des simili-flics, tags, vitres cassée, fumi à l’intérieur. Spectacle. On commence a être nombreu-ses-x ( peut-être 500) dont pas mal masqué-es, et la nécessité de partir avant que le dispositif policier ait le temps de se mettre en place se fait sentir.

Longs moments, à hésiter, à vouloir rester là voir la voiture se consumer, à penser qu’on est pas assez au vu de cette place gigantesque. Mais tant bien que mal, avec la menace de l’intervention des flics nous partons. Sur le chemin un chantier, chacun-e peut trouver avec quoi s’amuser. Banques, intérim, agences immobilières, darty, dia, autolib, velib tout y passe. Les slogans sont gueulés, "loi, travail, ni l’un ni l’autre", "on va tout péter...", "nous sommes de ceux qui niquent la bac". Il n’y aucun flic à l’horizon, sauf une voiture qui à notre vue met sa sirène pour partir le plus loin possible. On est speed mais on a prise sur les choses, on peut s’arrêter quand on veut, aller où l’on veut.

À Belleville, après avoir croisé une brigade de 8 baceux casqués, bouclier et télescopique à la main les chosent s’accélèrent. Alors que certain-es semblent avoir envie de s’arrêter là, d’autres tentent de remonter la rue ramponneau pour taper le commissariat. Sur le chemin les gens du quartier les encouragent, mais les baceux, en passe d’être rejoints par leurs collègues, ont pris le groupe déjà bien dégarni en chasse. Panique, dispersion au niveau de la cible, le manque de connaissance réciproque empêche l’écoute et la confiance et le groupe se disperse - à mon avis - un peu tôt. ( ou un peu tard, c’est selon). Durant les deux heures suivantes, les flics tournent dans le quartier. Ils arrêteront au moins 4 personnes.

Solidarité avec les gardé-es à vue de la journée, la préfecture annonce des déferrements au tribunal demain 16 juin.
Continuons le début, détruisons ce qui nous détruit.


Hôpital Necker : après le passage des casseurs, l’opération politique du gouvernement

Francetv info, 15/06/2016 | 18:57 (extrait)

Un journaliste filme des manifestants brisant les vitres de l’hôpital Necker

Lors du rassemblement contre la loi Travail, manifestants et forces de l’ordre se sont affrontés pendant près d’une heure à l’angle du boulevard des Invalides et de la rue de Sèvres, où se trouve l’hôpital. Soudain, un homme muni d’une masse est venu briser plusieurs baies vitrées de l’établissement.

La scène a été filmée par un journaliste du Monde, qui couvrait la manifestation. En arrière-plan, on peut voir un second manifestant donner un coup de pied sur un carreau, avant que l’on entende un autre homme l’interpeller : "Eh, c’est un hôpital de gosses, putain !" "J’ai l’impression que c’est un acte isolé. Aucun projectile n’a été envoyé contre la façade", explique le journaliste au Huffington Post (une version contredite par le directeur de l’AP-HP, qui évoque "des pavés lancés" contre la façade). Au total, l’AP-HP –l’établissement public qui gère l’hôpital– a compté 15 vitres brisées. Des tags ont aussi été inscrits à la bombe sur la façade.

Pendant que les canons à eau de la police dispersaient la foule, les images se sont répandues comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux, suscitant l’indignation des internautes. (...)

Les ministres s’emparent du dossier et menacent de limiter le droit de manifester

Le dossier fait boule de neige, lorsque Bernard Cazeneuve annonce au "20 heures" de France 2 que le petit Mathieu, l’enfant des deux policiers assassinés la veille par le terroriste Larossi Abballa, était pris en charge dans l’hôpital Necker.

Le lendemain, c’est Manuel Valls qui fait le déplacement pour constater les dégâts. "C’est la première fois, de mémoire, que l’on s’attaque à un hôpital (...). Des casseurs s’attaquent non seulement à des bâtiments publics, mais voulaient aussi tuer des policiers", lance le Premier ministre devant les caméras.

Quelques heures plus tard, à huis clos lors du Conseil des ministres, François Hollande a parlé d’une "attaque vandale contre un lieu de solidarité qui discrédite tout ceux qui en sont à l’origine", selon Le Parisien. A la sortie de ce rendez-vous gouvernemental, le débat est encore monté d’un ton avec la prise de parole de Stéphane Le Foll. "Il ne pourra plus y avoir d’autorisation de manifester si les conditions de la préservation des biens et des personnes, je pense en particulier à ce qu’il s’est passé à l’hôpital, ne sont pas garantis", a lancé le porte-parole du gouvernement.

Des membres du personnel et un représentant CGT dénoncent une récupération politique

Droit de manifester, violences entre policiers et manifestants, assassinats terroristes : en l’espace de quelques heures, l’hôpital Necker est devenu le symbole de tout ce qui secoue la France. Au point de susciter "la colère" de certains membres du personnel de l’établissement, qui dénoncent une opération politique.

Interrogé par francetv info, un membre de l’équipe médicale fustige une entorse vis-à-vis du secret médical de la part de Bernard Cazeneuve. "Beaucoup d’entre nous ne savaient pas que cet enfant était là et ce n’était pas au ministre de l’annoncer en ’prime time’. Les médecins ont besoin de tranquillité pour gérer ce petit garçon qui, en l’espace de 24 heures, est devenu orphelin et a été instrumentalisé par l’échec politique de ce gouvernement, explique-t-elle. Des voyous ont vandalisé l’hôpital, mais il faut laisser la justice faire son travail."


Manifestation contre la loi travail : un « niveau de violence particulier », selon la préfecture

Le Monde | 15.06.2016 à 20h08

Le préfet de police de Paris, Michel Cadot, est revenu mercredi 15 juin sur les violences survenues la veille en marge d’une manifestation contre la loi travail. M. Cadot a estimé que la capitale avait été à cette occasion témoin d’un « niveau de violence tout à fait particulier », du à la « participation importante de casseurs », qui étaient, selon lui, « au moins 800 ».

41 personnes en garde à vue

« L’objectif de procéder à un grand nombre d’interpellations a été atteint », a également indiqué M. Cadot. Ainsi, 58 personnes ont été appréhendées lors de la manifestation, parmi lesquelles 41 ont été placées en garde à vue, et « le sont toujours ». Cela traduit pour M. Cadot « le fait qu’elles ont été identifiées comme commettant de manière claire des violences, des atteintes directes aux biens » ou comme portant des « armes prohibées ».

Parmi les personnes interpellées figurent plusieurs étrangers, dont cinq Allemands, un Italien et un Suisse, qui a été blessé. Aucun des interpellés ne figuraient sur la liste des 130 personnes interdites de manifester.

Des interpellés aux profils variés

Il n’y a pas de « profil type » des personnes interpellées, a expliqué le préfet de police, qui évoque la présence dans la manifestation de « membres de mouvements radicaux », de tous âges, mais aussi une « proportion significative d’étrangers qui ne sont pas les clients habituels ».

« Je pense qu’il y a un schéma de préparation de la manifestation qui s’est appuyé sur d’autres zones, comme Rennes et Nantes », a poursuivi M. Cadot ; ce qui, selon lui, a donné une « masse (…) beaucoup plus forte que pour des manifestations qui n’étaient pas nationales ».

Des manifestants et des policiers blessés

Vingt-huit policiers ont été blessés « sans gravité » au cours de la manifestation. Onze manifestants ont également été blessés [beaucoup plus, en réalité], dont 7 ont dû être transportés à l’hôpital.

La personne « la plus sérieusement touchée » a reçu un projectile qui « a touché la colonne vertébrale sans atteindre la moelle épinière ». Son état est cependant désormais « sans inquiétude » et le manifestant ne devrait pas subir de « conséquences lourdes » de sa blessure, d’après le préfet de police, qui pour l’occasion se fait aussi médecin. L’inspection générale de la police nationale, l’IGPN, a ouvert une enquête, a annoncé M. Cadot, tout en signalant qu’« apparemment, il n’y avait pas la moindre présence des forces de l’ordre à proximité ». Une version contestée par plusieurs témoins interrogés par Mediapart, selon lesquels des policiers sont très rapidement arrivés sur les lieux après que l’homme blessé est tombé à terre.

Les forces de l’ordre ont utilisé des « moyens de défense importants (…), peu usités à Paris » face aux violences, a par ailleurs fait savoir le préfet de police : 1 500 grenades, 175 grenades de désencerclement, ainsi qu’un tir de lanceur de balle de défense.

La CGT montrée du doigt

M. Cadot a souligné qu’une « petite partie des manifestants de la CGT [avaie]nt eux-mêmes participé à des actes de violence » en jetant des pavés et blessant 10 policiers au moment de la dispersion. Ces manifestants venaient principalement « de l’Ouest, du Havre », selon le préfet de police, qui a précisé qu’il ne s’agissait que de « 100 ou 200 personnes » sur les 80 000 participants à la manifestation – estimation de la police.

Michel Cadot a dénoncé la présence d’une « nébuleuse d’environ mille casseurs, qui se sont progressivement positionnés en tête de cortège, mélangés à environ 3 000 manifestants, a priori pas violents mais qui restaient à proximité ». Les services de police ont dénombré « une quarantaine de drapeaux de la CGT » au sein de ce groupe de 3 000 manifestants, et le préfet a décrit « une forme de solidarité, au moins passive » entre ces manifestants et les casseurs.


Hôpital Necker vandalisé, bitume arraché, nombreux blessés : le cortège contre la loi Travail à Paris dégénère

LCI/AFP, 14 juin 2016 à 22h57.

Une nouvelle journée de mobilisation contre la loi Travail a eu lieu mardi, avec un grand défilé, à Paris à l’appel des organisations syndicales. 73 interpellations, dont 58 à Paris, ont eu lieu après des centaines de jets de projectiles sur les forces de l’ordre. Vingt-neuf membres des forces de l’ordre et 11 manifestants ont été blessés dans la capitale [en fait au moins une centaine de manifestantEs ont été blessés].

Affrontements entre casseurs et policiers, vitrines saccagées, au moins 29 policiers et 11 manifestants blessés, 58 interpellations : une nouvelle fois, la mobilisation contre la loi travail, mardi à Paris, a été éclipsée par les violences. Les heurts entre plusieurs centaines de personnes cagoulées et les forces de police ont commencé rapidement après le début du cortège, parti de la place d’Italie pour rejoindre les Invalides, et qui a rassemblé un million de personnes, selon les organisateurs, près de 80.000 selon la préfecture de police.

Ils étaient 1,3 millions de manifestants dans toute la France selon les syndicats, 125.000 selon les autorités. Le terme de "baroud d’honneur" a été récusé à la fois par Philippe Martinez et Jean-Claude Mailly, les deux syndicalistes rappelant que deux autres journées de manifestations sont prévues, les 23 et 28 juin.

58 interpellations à Paris, 29 policiers blessés. Vingt-neuf membres des forces de l’ordre et 11 manifestants ont été blessés mardi lors de la manifestation contre la loi travail à Paris, selon un nouveau bilan de la préfecture de police de Paris, qui a fait état à 18h40 de 58 interpellés. Au total, 73 personnes ont été arrêtées dans toute la France.

Trois véhicules incendiés. Un véhicule de la RATP a été incendié mardi soir par un "individu masqué" place de la République, et deux Autolib ont ensuite été brûlées non loin de là par un groupe de personnes, a déclaré la préfecture de police. Les véhicules étaient vides de tout occupant. Selon un porte-parole de la RATP, une de ses équipes dans le métro à République avait été "prise à partie", notamment avec des "jets de projectiles", par un groupe de personnes peu avant l’incendie du véhicule. Un groupe de personnes a ensuite quitté la place et mis le feu à deux Autolib rue Saint-Maur, a ajouté la préfecture, précisant que ces individus étaient en fuite. Le calme était revenu dans le quartier en fin de soirée, a-t-elle ajouté.

Manifestation la plus violente depuis le début de la mobilisation. Un mur défoncé, des palettes en bois jetées, des vitrines brisées... À peine commencée, la manifestation contre la Loi Travail organisée ce mardi après-midi à Paris comptait déjà de nombreux incidents. Peu après le départ, boulevard de Port-Royal, des jeunes cagoulés d’extrême gauche ont tenté de faire dégénérer la manifestation en lançant des projectiles sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes.

Dans le secteur de Port-Royal, des "individus sont entrés sur un chantier pour prendre des palettes avant de les jeter sur les forces de l’ordre", qui ont dû intervenir, a signalé la Préfecture de police de Paris. Sur Twitter, la PP a appelé les manifestants à se "désolidariser des casseurs pour faciliter l’intervention des forces de l’ordre".

Canon à eau à Paris, une première. Selon la préfecture de police de Paris, le canon à eau a été utilisé pour "permettre aux forces de l’ordre qui étaient prises à partie depuis plusieurs minutes de se dégager" près du carrefour Duroc, non loin des Invalides. Quinze policiers ont été blessés à cette occasion. "On n’a jamais vu l’utilisation du canon à eau, c’est fou", s’étonnait un retraité.

L’hôpital Necker pris pour cible. Vitrines de banques, d’opticien, de serrurier, de restaurants, supérettes, salons de coiffure ou un centre d’imagerie médicale : les casseurs s’en sont pris à de nombreux commerces, parfois sous les huées d’une partie des manifestants. Même les vitres de l’hôpital Necker, spécialisé dans l’accueil des enfants, ont été pris pour cible. À la suite de ces destructions, l’APHP (Assistance publique hôpitaux de Paris) a annoncé qu’elle portait plainte. La ministre de la Santé Marisol Touraine a dénoncé sur Twitter une "attaque insupportable de casseurs". "Honteux. Mon soutien aux professionnels de santé mobilisés auprès des patients", a-t-elle écrit.


Une voiture de la RATP brûlée place de la République par des militants anticapitalistes

Le Figaro, 14/06/2016 à 22:58

En marge de la manifestation contre la loi travail, plusieurs centaines de militants anticapitalistes et antifascistes se sont réunis place de la République, à Paris, ce mardi soir. Des affrontements ont eu lieu avec les forces de l’ordre et une voiture de la RATP a été brûlée.

L’assemblée générale du mouvement Nuit Debout a notamment dû être interrompue. Ils ont entamé une manifestation sauvage dans les rues de Paris. Les militants ont également mis le feu à deux autolibs avant de saccager un supermarché Dia.


Bernard Cazeneuve "indigné" par les propos et violences anti-policiers

BFMTV, 15/06/2016 à 06h34

Au lendemain de l’assassinat d’un couple de policiers à Magnanville, Bernard Cazeneuve, invité du 20 heures de France 2, a salué la mémoire de "deux fonctionnaires de police admirables, courageux, qui ont trouvé la mort dans des conditions absolument abjectes".

Et Bernard Cazeneuve de poursuivre : "Cet après-midi, à Paris, parmi les hordes de manifestants violents, nous avons vu des manifestants crier ’Un policier, une balle’, ’Policiers, la France vous hait’, après ce qu’il s’était passé hier. Tout cela n’a que trop duré".

"Je n’accepterai plus que dans des manifestations comme celle qui s’est déroulée aujourd’hui, il y ait des sauvageons qui puissent tenir ce type de propos, avec 27 policiers blessés, les vitres de l’hôpital Necker brisées, alors que l’enfant du couple tué s’y trouve. Tout cela est inacceptable", a mis en garde le ministre de l’Intérieur.


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