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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Chailly-sur-Armaçon (Côte d’Or) : le MEDEF privé de baballe
Article mis en ligne le 13 juillet 2016
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Loi Travail : le golf de Chailly-sur-Armançon pris pour cible

Le Bien Public, 09/07/2016 à 20:46

Le golf du château de Chailly-sur-Armançon a été saccagé, dans la nuit de jeudi à vendredi. Des opposants à la loi Travail seraient à l’origine de ces dégradations.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, le golf du château de Chailly-sur-Armançon a été victime de vandalisme. Les greens ont été détériorés dans leur totalité, des boguets (trous des greens), cimentés, et tous les drapeaux, arrachés. Mais il semblerait que ce soit le Mouvement des entreprises de France (Medef) qui ait été visé, comme en attestent les inscriptions sur deux banderoles : “Fini de jouer’’ ou “200 € = un golf ou un mois de galère’’ et encore “Médéf-oncez- les’’. En effet, le Medef 21 avait prévu d’organiser une compétition pour ses adhérents sur le site, hier. Des opposants à la loi Travail seraient à l’origine de ces dégradations.

Plusieurs milliers d’euros de perte

Pour la directrice du château-hôtel, effondrée, « c’est comme si un troupeau de sangliers sauvages avait gratté le sol. Une bonne partie de notre golf est ravagée. Tout mon personnel, et particulièrement les jardiniers, est démotivé, en colère, déçu et triste. C’est notre outil de travail qui a été saccagé ». Les dégâts seront rapidement chiffrés. Mais Claudine Babonnet s’inquiète de nouveaux débordements. « Dans les jours prochains, nous devrons rester vigilants. » Venu dans l’urgence, Jean-Michel Pluvinage, secrétaire général du Medef Côte-d’Or, se sent lui aussi concerné car, selon les premiers éléments de l’enquête, confiée à la brigade territoriale d’Arnay-le-Duc, c’est bien le syndicat patronal qui était visé. « Ce comportement est inacceptable. Il a d’autres façons de passer des messages », a-t-il réagi. Et de conclure : « N’oublions pas que la loi Travail, c’est le gouvernement, pas le Medef. D’ailleurs, pour ce qu’il en reste, on ne s’y reconnaît pas ».