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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Calais : la manif interdite a eu lieu, CRS et journaflics mangent des pierres
Article mis en ligne le 2 octobre 2016
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Jets de pierres, canons à eau et bus bloqués : une manifestation interdite dégénère à Calais

franceinfo/Reuters, 01/10/2016 | 21:00 (extrait)

Malgré l’interdiction de la préfecture, environ 250 personnes se sont rassemblées, samedi après-midi, aux abords de la "jungle" de Calais.

Un niveau de violence inédit depuis février. Des heurts ont opposé environ 200 migrants et une cinquantaine de leurs soutiens à des policiers, samedi 1er octobre, aux abords de la "jungle" de Calais (Pas-de-Calais), lors d’une manifestation pro-réfugiés interdite par la préfecture. Les forces de l’ordre ont essuyé des jets de pierre et ont répliqué en utilisant des gaz lacrymogènes et des canons à eau.

Peu avant 16 heures, un rassemblement s’est formé sous le pont de la rocade à l’entrée du camp, pour protester contre les conditions d’accueil des réfugiés. Les forces de l’ordre ont repoussé les manifestants à l’intérieur du camp, "en raison de l’interdiction de la manifestation", justifiée par des risques de troubles à l’ordre public, selon la préfecture. Le syndicat SGP Unité Police FO affirme que 700 grenades lacrymogènes ont été tirées durant ces heurts, qui ont duré plus de trois heures et mobilisé plus de 200 membres des forces de l’ordre.

Un face-à-face aussi violent n’était pas survenu depuis le début du démantèlement, le 29 février, de la partie Sud du plus grand bidonville de France. Ces affrontements avaient fait cinq blessés


Manif interdite à Calais : 5 policiers et un photographe blessés dans des heurts

Le Parisien | 02 octobre 2016, 1h10

La manifestation avait été interdite. Des heurts ont pourtant éclaté samedi aux abords de la « Jungle » de Calais entre des forces de l’ordre et des migrants appuyés par des militants d’ultra-gauche, faisant cinq blessés légers chez les policiers, a indiqué la préfecture du Pas-de-Calais. Un photographe de l’AFP a également été blessé. La situation s’est finalement apaisée vers 19 heures. Bernard Cazeneuve a « condamné avec la plus grande fermeté les violences commises par des activistes ».

Ces échauffourées sont intervenues alors que la préfecture avait interdit en milieu de semaine une manifestation de soutien aux migrants, prévue samedi et qui devait partir de la « Jungle » pour atteindre le centre de la cité portuaire. Saisi en référé, le tribunal administratif de Lille avait validé cette interdiction vendredi soir.

Un photographe de l’AFP blessé

« Vers 15h40, 200 personnes, essentiellement des No borders et des migrants, se sont rassemblés devant les CRS. Comme le rassemblement était interdit, il a été procédé aux sommations d’usage et les CRS ont repoussé les migrants sur la bande des 100 m (qui avait été entièrement démantelée début 2016, NDLR), à l’intérieur même du camp », a expliqué Étienne Desplanques, directeur de cabinet de la préfète du Pas-de-Calais. Des CRS ont ensuite fait usage de gaz lacrymogènes et ont utilisé un engin lanceur d’eau.

Au cours de ces heurts, un photographe de l’AFP a été légèrement blessé, atteint par « un caillou gros comme une pomme », a-t-il dit, qui lui a entaillé le cuir chevelu. Son confrère de l’agence Reuters a vu le pare-brise de son véhicule voler en éclats. Ces échauffourées se poursuivaient vers 17h30. Il était impossible d’entrer et de sortir du camp de migrants au niveau de l’accès principal.

Un peu plus loin, des manifestants lançaient des projectiles sur des camions empruntant la rocade portuaire, et un véhicule de police a été endommagé, selon ce témoin, qui a entendu des appels radio de policiers demandant des renforts. Sur la zone d’activiités Marcel-Doret, à quelques centaines de mètres de là, des migrants tentaient de débrancher les fils de batteries de plusieurs camions, selon une source policière.

Selon un journaliste présent sur place, plusieurs manifestants ont également été blessés.

Par ailleurs, des bus en direction de Calais ont été bloqués dans l’après-midi. « Quatre bus partis ce matin de la porte de la Chapelle ont fait font l’objet d’un contrôle d’identité sur le péage de Setques. Il s’agit de militants d’ultra-gauche parisiens et de migrants en provenance de Paris », a également confirmé Étienne Desplanques, le directeur de cabinet de la préfète du Pas-de-Calais.

Philippe Poutou (NPA) présent dans un bus bloqué

« Le 23 janvier, ce collectif (de la Coalition internationale des sans-papiers et migrants CISPM, ndlr) avait été à l’origine d’une manifestation qui s’était traduite par l’envahissement du port de Calais par un groupe de 200 migrants et par la pénétration d’environ 80 sur le "Spirit of Britain" », a-t-il rappelé Etienne Desplanques.

Une porte-parole du CISPM présente dans un des autocars, qui n’a pas souhaité donner son identité, a indiqué que les quatre autocars avaient été bloqués environ deux heures et avaient été contraints de faire demi-tour et de retourner vers Paris...