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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Gosselies (Charleroi, Belgique) : saccage de la Maison de l’Industrie
Article mis en ligne le 7 octobre 2016
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Charleroi : des manifestants saccagent les bureaux de la Maison de l’Industrie

La Gazette, 7 Octobre 2016 à 17h55 (extrait)

Ce vendredi matin, une délégation de manifestants et grévistes a investi la Maison de l’Industrie à Gosselies et s’est illustrée de la moins bonne des façons en retournant les bureaux et en invectivant les locataires des lieux, Agoria, Technofutur, Greenwin, Wagralim . Ils voulaient, à la base, manifester pour le maintien de la concertation sociale…

Près de 1000 personnes se sont rassemblées vendredi matin devant l’entreprise Caterpillar à Gosselies (Charleroi) pour ensuite prendre en cortège la direction de la Maison de l’Industrie qui héberge notamment Agoria Wallonie Hainaut Namur.

Pendant que les permanents syndicaux et les responsables de la fédération des entreprises technologiques discutaient, des manifestants ont pénétré à l’intérieur du bâtiment. Ils ont vandalisé les lieux, vidant les extincteurs, renversant bureaux, ordinateurs, et autres équipements. Le personnel de Technofutur, GreenWin et Wagralim a également été bousculé. Le chaos s’est installé durant près d’une heure avant que les manifestants ne repartent…


Des manifestants saccagent les locaux d’Agoria

7/7, 7/10/16 - 13h29

Plus de 500 personnes se sont rassemblées vendredi matin devant l’entreprise Caterpillar à Gosselies (Charleroi) pour ensuite prendre en cortège la direction du bâtiment occupé par Agoria Wallonie Hainaut Namur. Cette action s’inscrit dans le cadre de la journée de grève décidée par les syndicats dans le secteur du métal notamment. Les responsables syndicaux présents espéraient pouvoir rencontrer un représentant d’Agoria, la fédération de l’industrie technologique.

Arrivés devant le bâtiment de la Maison de l’Industrie, située rue Auguste Piccard à Gosselies, les manifestants et grévistes (venus notamment de Caterpillar) ont pénétré à l’intérieur des lieux. Certains n’ont pas hésité à utiliser les grands moyens pour faire entendre leur voix.

Matériel de bureau endommagé

Une vingtaine d’entre eux ont occasionné de fameux dégâts, selon la RTBF. Un extincteur vidé sur une employée, des ordinateurs et du matériel de bureau vandalisés, des pots de fleurs cassés, des centaines de feuilles et classeurs jetés par terre : les grévistes en colère ont provoqué le chaos à l’intérieur, laissant les locaux dans un état déplorable. Certains employés se sont dits "choqués" par la violence des faits.

"Ils nous ont insulté et menacé. Il y a des femmes enceintes qui travaillaient dans ces locaux. Si je comprends leur désarroi, je pense pourtant que ce n’est pas en menaçant des gens qui travaillent pour l’avenir de la Wallonie qu’ils vont plaider leur cause", rapporte la RTBF.

Thierry Castagne, directeur d’Agoria, a fait part de son indignation sur Twitter. "Manif FGTB-CSC à Charleroi Agoria avec saccage de la Maison de l’Industrie. Exiger concertation en cassant (sic), peste-t-il.

"Ca donne une mauvaise image à l’entreprise"

Certains représentants syndicaux ont déploré les incidents, même s’ils comprennent la frustration des travailleurs de Caterpillar. "Cela donne une mauvaise image à l’entreprise alors que depuis l’annonce de la fermeture le 2 septembre, tout s’est passé dans le calme".

Une délégation des syndicats a finalement été entendue par la direction pour évoquer "la problématique de la politique menée par le gouvernement de droite et d’extrême droite de Charles Michel", selon les syndicats. Il y a également été question de la situation à Caterpillar. Pour rappel, la direction suisse a lancé un ultimatum aux travailleurs et a demandé la reprise du travail d’ici lundi.