" />
Slogan du site

Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Barcelone : Arrestation d’un compagnon italien en cavale pour les émeutes de Gênes (2001)
Article mis en ligne le 8 juin 2013
Imprimer

Le compagnon anarchiste Francesco « Jimmy » Puglisi, condamné à 14 années de prison dans le procès pour « dévastation et pillage » suite aux émeutes de juillet 2001 à Gênes (contre G8)*, a été arrêté le 5 juin dernier à Barcelone. Il serait incarcéré à la prison Soto del Real de Madrid, en attendant son extradition.

Voici un extrait de l’agence italienne ANSA :

Puglisi, arrêté dans une maison à Barcelone avec sa compagne et en possession d’un faux papier d’identité, a été retrouvé suite à une enquête coordonnée par le parquet général de Gênes, et conduite par la Direction centrale de la police et la Digos de Catania (Sicile), en collaboration avec les services français et espagnols, ces derniers ayant procédé à l’arrestation.

Ce sont des « traces » bancaires, informatiques et du téléphone portable de sa compagne qui ont permis d’attester de sa présence à Paris. En France, la police soupçonne que Jimmy aurait été couvert par un réseau d’anarchistes qui avait des contacts avec les groupes subversifs des années de plomb. Mais Puglisi et sa compagne ont quitté la capitale française avant de pouvoir être interceptés, fuyant en Espagne.

L’anarchiste de Catania avait été incarcéré en décembre 2002, en exécution d’une ordonnance d’incarcération préventive, avec 22 autres manifestants, dans le cadre de l’enquête sur les affrontements lors du G8, pour dévastation, pillage, port et détention de matériel explosif et résistance aggravée à agent assermenté. Des photos et des films l’identifiaient pendant qu’il prenait part à des attaques et lançait des molotovs contre des commerces et des banques. Une activité qui lui fit gagner le surnom de « Jimmy Molotov » dans le milieu.

Francesco Puglisi, connu pour être un élément important du milieu anarchiste de Catania, avait été soupçonné par le passé de délit contre l’ordre public, vol, braquage, faux et trafic de produits stupéfiants. Il avait déjà été arrêté en 2000 par la Digos de Catania et condamné à une année de réclusion dans le cadre de l’enquête sur le bidon d’essence [qui n’était pas parti] retrouvé devant le tribunal de Catania, où 4 détonateurs, 30 bâtons de dynamite et 60 mètres de mèche avaient été retrouvés chez lui.

* Pour plus de détail sur le verdict en appel d’octobre 2009 et Jimmy, voir : « Gênes 2001 : un siècle de prison contre les « black bloc« « . Et sur la sentence rendue par la cour de cassation en juillet 2012, voir : « Rome : une centaine d’années de prison confirmée en cassation contre 10 émeutiers du contre-sommet de Gênes en juillet 2001« 

[Traduit de l’italien de informa-azione, Sab, 08/06/2013 – 22:18]