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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Paris : garde-à-vue prolongée pour les tags anti-flics de Tolbiac
Article mis en ligne le 28 octobre 2016
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Tags anti-police à la Sorbonne : garde à vue prolongée pour l’étudiante en philo

LCI, 27 oct 2016 19:16

La garde à vue de l’étudiante interpellée mercredi matin dans le cadre de l’enquête sur les tags anti-police découverts le 11 octobre dans les couloirs de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne a été prolongée jeudi.

Elle est soupçonnée d’être l’auteur de plusieurs tags anti-police sur les murs de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. L’étudiante devra encore s’expliquer quelques heures face aux enquêteurs.

"La garde à vue de la jeune femme interpellée mercredi a été prolongée ce matin, fait savoir à LCI le parquet de Paris ce jeudi. Il y a différents actes d’investigations en cours et l’audition de la jeune femme se poursuit". Le parquet précise qu’une enquête a été ouverte après ces faits pour ""apologie d’atteinte à la vie", "provocation en vue de commettre une atteinte à la vie", "dégradations de biens publics" et "injures envers la police nationale". Elle a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

Des photos sur Facebook

Le 11 octobre, le syndicat Alliance Police Nationale avait publié sur sa page Facebook des photos des textes écrits en noir ou rouge retrouvés dans les couloirs de la fac. Trois jours après l’agression de policiers à Viry-Châtillon (Essonne), on pouvait ainsi lire sur les murs de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne : "Frapper vite, frapper fort, un bon flic est un flic mort" et "J’ouvre une bouteille à chaque fois qu’ils ferment le cercueil d’un flic".

Plusieurs plaintes

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait annoncé qu’il portait plainte, considérant que ces inscriptions sont "constitutives d’apologie de crimes contre des policiers".

L’université avait elle aussi annoncé un dépôt de plainte à la suite des "messages intolérables à l’encontre des fonctionnaires de police laissés sur ses murs", "aux antipodes des valeurs qu’elle défend".

De leur côté, la ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, et le secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur, Thierry Mandon, ont demandé au recteur de l’Académie de Paris de prendre "les sanctions contre les auteurs de ces faits dès que ceux-ci seraient appréhendés".


Tags antiflics de la Sorbonne : une étudiante interpellée

Le Parisien | 27 octobre 2016, 7h00

Quinze jours après la découverte de tags antiflics sur les murs de l’université Paris I-Panthéon Sorbonne (Ve), qui avait donné lieu à un dépôt de plainte du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, l’auteur présumée des inscriptions a été interpellée hier matin en Essonne.

Il s’agit d’une étudiante en philosophie de 20 ans. Identifiée depuis plusieurs jours selon un proche de l’enquête, la jeune femme (dont la fac d’affectation n’a pas été précisée) a été arrêtée au domicile de ses parents. L’étudiante a aussitôt été placée en garde à vue dans les locaux de la BRDP (Brigade de répression de la délinquance aux personnes), le service de la PJ parisienne chargé de cette enquête pour « dégradation de biens » et « apologie de crimes et délits ». « J’ouvre une bouteille à chaque fois qu’ils ferment le cercueil d’un flic #Viry-Chatillon ». Cette inscription tracée à la peinture noire ainsi qu’un autre tag de même nature avaient été découverts le 11 octobre au lendemain de l’attaque dans le quartier de la Grande-Borne, à Viry-Châtillon (Essonne), qui a failli coûter la vie à deux fonctionnaires de police, brûlés dans leur voiture.

Une semaine après la découverte des tags à la Sorbonne, des inscriptions similaires avaient été découvertes dans les locaux de Jussieu (Ve). L’enquête n’a pas encore permis de déterminer s’ils étaient l’œuvre de la même étudiante.