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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Malléon (Ariège ) : sabotage du projet d’éoliennes induqtrielles
Article mis en ligne le 26 mars 2010
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Malléon. Le mât éolien de 80 mètres saboté

La Dépêche, 26/03/2010 à 08:04

« J’ai été un peu surprise parce que tout était calme jusque-là, et puis tout d’un coup, il nous arrive ça. C’est une agression, un acte de vandalisme dans une propriété privée, c’est inquiétant. » Maïté Rogé, le maire de Malléon se serait bien passé de ce nouvel épisode dans le bras de fer qui s’est engagé depuis quelques mois entre « les pour » et « les contre » le projet éolien sur sa commune.

Dimanche matin, c’est un de ses 46 administrés qui est venu la prévenir que le haut mât de 80 mètres de mesures anémométriques (vitesse du vent), était allongé de tout son long sur le terrain agricole d’un propriétaire de Malléon. Un mât permettant d’effectuer des relevés, installé là par OPALE Energies Naturelles, la société de Besançon qui projette d’installer des éoliennes sur le secteur. La commune de Cazan est aussi concernée. Maïté Rogé, on s’en doute, n’a pas tardé à appeler les gendarmes de Varilhes. Ces derniers, aidés en cela par un gendarme technicien de Foix, ont rapidement conclu à un acte de vandalisme, délibéré et donc d’origine criminelle.

Ce sont les haubans qui permettaient l’érection du mât qui ont été sectionnés à l’aide d’une pince coupante, selon toute vraisemblance. Antoine Kerboul, le chef de projet éolien représentant la société Opale a immédiatement porté plainte contre « X ». Joint au téléphone, ce dernier ne comprend pas trop que l’on puisse en arriver là. « Je ne comprends pas ce type d’acte. Nous avons organisé des réunions pour expliquer aux gens notre projet, nous sommes allés avec les élus sur des sites équipés en éolien. Les élus ont rencontré des riverains, vus les installations. Nous sommes ouverts à la discussion et à toutes les explications possibles. Nous portons bien évidemment plainte et je voudrais être très clair, cela ne nous fera pas reculer. ça ne nous intimide pas. On garde le cap », devait préciser avec assurance le chef de projet.