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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Grèce : grève générale et premiers affrontements (malgré les "Indignés")
Article mis en ligne le 15 juin 2011
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A Athènes, affrontements entre jeunes et policiers en marge de la manifestation

LEMONDE.FR avec AFP | 15.06.11 | 16h03

A Athènes, des affrontements ont opposé mercredi 15 juin un groupe de près de 200 jeunes à des policiers en marge d’une manifestation contre un nouveau plan de rigueur annoncé par le gouvernement. Selon une source policière, sept personnes ont été blessées dans ces affrontements, dont un policier.

Les forces antiémeute, déployées en nombre en ce jour de manifestation, ont fait usage de gaz lacrymogènes pour repousser les manifestants des abords du Parlement. Ces derniers ont répliqué en jetant à leur tour des cocktails Molotov, des pierres et autres projectiles sur un cordon de policiers.

Le face-à-face entre jeunes et policiers, traditionnel dans toutes les manifestations en Grèce, a duré au moins une heure dans les rues près du Parlement. La manifestation a été cependant relativement calme. Les Indignés, le mouvement protestataire populaire et pacifique, qui campe depuis trois semaines sur la place Syntagma, appelait en effet les manifestants à rester sur les lieux "pacifiquement".

GRÈVE GÉNÉRALE TRÈS SUIVIE

Selon la police, plus de 20 000 personnes ont manifesté au total à Athènes, alors que la ville était paralysée par une grève générale observée par les principaux syndicats. Une forte mobilisation a été observée, notamment dans le secteur public et les transports maritimes et urbains. Les médias grecs évoquent pour leur part une manifestation qui aurait rassemblé plus de 40 000 personnes.

Le projet du gouvernement est inclus dans un plan budgétaire de moyen terme (2012-2015), dicté par les créanciers du pays, l’Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI), qui, de leur côté, peinent à se mettre d’accord sur une nouvelle aide au pays requise par une situation financière critique.


Grèce : les manifestants restent place Syntagma, malgré le gaz lacrymogène

AFP / 15 juin 2011 16h38

ATHENES - La police a brièvement tenté mercredi de reprendre le contrôle de la place Syntagma devant le Parlement à Athènes en tirant des salves de gaz lacrymogène qui ont éparpillé la foule sans la faire partir, des manifestants continuant de protester contre les mesures d’austérité.

La police réagissait à une attaque d’un groupe de jeunes qui avaient jeté auparavant des cocktails Molotov, des pierres et divers autres projectiles sur des membres des forces antiémeutes en marge d’une manifestation des syndicats, qui observaient une grève générale contre un nouveau plan de rigueur, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Au total, au moins douze personnes ont été blessées à Athènes mercredi, ont annoncé des sources officielles.

En milieu d’après-midi, la place Syntagma (de la Constitution, NDLR), où campent depuis trois semaines des Indignés grecs, a été envahie de fumigènes et de gaz lacrymogènes fortement irritants, contraignant de nombreux manifestants à libérer les lieux, d’après les journalistes de l’AFP présents.

Mais, les Indignés, un groupe de résistance populaire qui se veut pacifique, hors parti et hors syndicats, et qui communiquent via des communiqués de presse envoyés aux rédactions, ont appelé les manifestants à rester sur les lieux.

Ils ont dénoncé le bombardement de la place par des gaz lacrymogènes, et une tentative de la police d’évacuer la place par la force.

Nous avons deux ou trois policiers qui sont dans une état grave, a affirmé un porte-parole de la police, Thanassis Kokkalakis, sur la chaîne de télévision Skai. L’un d’entre eux a été blessé à l’oreille par un pistolet d’alarme et un autre a perdu plusieurs doigts, a-t-il dit.

A l’intérieur du parlement, l’examen du projet de loi budgétaire pluri-annuel imposant de nouvelles mesures d’austérité controversées, doit commencer en commission dans l’après-midi.

Selon la police, plus de 20.000 personnes ont manifesté au total à Athènes, jour de grève générale observée par les principaux syndicats, qui a surtout affecté le secteur public et les transports maritimes et urbains.

D’après les médias, le nombre des manifestants était de 40.000.

Campant depuis trois semaines devant le parlement, les Indignés qui ont également manifesté à Barcelone mercredi contre d’autres mesures d’austérité envisagées par le parlement catalan, ne sont pas parvenus à réaliser leur projet à Athènes, qui était de former une chaîne humaine pour encercler le parlement grec. La police bloquait les rues avoisinantes et les accès au bâtiment, permettant seulement l’entrée des députés.


Grèce : les affrontements font au moins sept blessés

JDD,15 Juin 2011

EN DIRECT - Des milliers de Grecs manifestent dans les rues du pays mercredi. Ils tentent d’empêcher le vote d’un projet de loi budgétaire comprenant un nouveau plan d’austérité, qui commence à être examiné au Parlement à Athènes. Celui-ci prévoit une nouvelle coupe budgétaire de 28,4 milliards d’euros d’ici à 2015 afin d’obtenir une nouvelle aide extérieure. Suivez les manifestations minute par minute sur leJDD.fr.

16h00 : 20.000 manifestants dans la ville de Salonique Alors que la mobilisation bat toujours son plein à Athènes, la police a annoncé que 20.000 personnes s’étaient rassemblées dans la ville de Salonique, située au nord du pays.

15h35 : L’examen du projet de loi commence bientôt Alors que les manifestants entourent le Parlement, l’examen du projet de loi budgétaire tant controversé doit commencer en commission dans l’après-midi.

15h27 : Entre 100 à 200 jeunes contre les policiers

Selon les informations de l’AFP, les affrontements ont opposé les forces antiémeutes à un groupe de 100 à 200 jeunes, qui ont jeté des cocktails Molotov, des pierres et autres projectiles devant le parlement grec. Au moins sept personnes ont été blessées, dont un policier, selon une source policière. Le face-à-face a duré près d’une heure.

14h42 : Au moins 40.000 manifestants selon les observateurs sur place
Alors que la police annonçait 20.000 manifestants à Athènes, les médias et observateurs avancent le double de ce chiffre. Mais ce dernier reste tout de même inférieur à ceux des manifestations syndicales qu’a connu la Grèce durant le printemps. En revanche, contrairement aux traditionnels cortèges syndicaux, la foule rassemble cette fois-ci des citoyens de tout bord, qui ont répondu à l’appel des "Indignés" grecs, lancé le 25 mai dernier.

14h40 : Trois à sept personnes blessées

Après les ripostes policières avec des gaz lacrymogènes contre des groupes de manifestants qui essayaient de rompre le cordon de sécurité autour du Parlement, la foule s’est reformée sur la place Syntagma. Les animateurs du rassemblement ont tenté de dissuader des jeunes cagoulés de lancer des projectiles, en vain. A 13h, le ministère de la Santé décomptait trois blessés, tandis que les services d’ambulance en annonçaient sept.

14h07 : Des attaques contre le ministère de la Justice

Des manifestants ont lancé des engins incendiaires sur le bâtiment abritant le ministère de la Justice, située sur la place Syntagma, où se tient également le Parlement. Selon des reporters de l’agence Reuters, ces heurts ont opposé des dizaines de policiers à des manifestants. Des flammes ont été aperçues devant une entrée du ministère.

13h05 : Baroin "pas inquiet" pour les banques françaises Suite à l’intention de l’agence de notation Moddy’s d’abaisser la note de trois banques françaises du fait de leur exposition à la Grèce, François Baroin a déclaré que cela "n’inquiète pas" le gouvernement français. Selon son porte-parole, "les banques françaises sont parmi les grandes banques internationales les mieux notées actuellement, les plus solides, elles ont résisté à tous les tests internationaux".

13h01 : la commission européenne attentive à "la situation sociale"
La Commission européenne, via un de ses porte-parole, a indiqué qu’elle est attentive à l’aspect social des mesures d’austérité imposées à la Grèce. "La situation sociale en Grèce est au centre de nos préoccupations, pas seulement en ce moment mais depuis le début de la crise", a affirmé Amadeu Altafaj, porte-parole du commissaire aux Affaires économiques Olli Rehn. Il a néanmoins souligné qu’il "n’y a rien de plus antisocial que des comptes publics déséquilibrés"

12h52 : le Premier ministre va "assumer ses responsabilités"
"Nous assumons nos responsabilités envers le peuple et le pays", a indiqué Georges Papandreou en arrivant au palais présidentiel avant une rencontre avec le président Papoulias. "Il faut un effort national car nous sommes à un moment historique crucial", a ajouté le Premier ministre grec. Papandreou a également assuré rechercher un consensus avec l’opposition alors que la presse indiquait ces derniers jours qu’un remaniement pourrait se faire avec la constitution d’un gouvernement d’union nationale.

12h26 : gaz lacrymogènes contre les manifestants
La police grecque a fait usage de gaz lacrymogènes contre les manifestants rassemblés devant le parlement à Athènes, indique l’agence Reuters. Les protestataires ont lancé des pierres et des yaourts sur les forces de l’ordre situé autour du bâtiment.

12h09 : des milliers de manifestants devant le Parlement Des milliers de Grecs sont dans les rues d’Athènes à la mi-journée. Equipés pour certains de trompettes, de casseroles et de sifflets, la foule s’est regroupée autour du parlement grec. Selon la police, plus de 20.000 personnes manifestent dans la capitale.

09h00 : les cortèges affluent
Des centaines de manifestants appartenant au mouvement des "indignés" sont sur la place centrale de Syntagma, où se situe le Parlement. Des drapeaux grecs et espagnols sont brandis, ainsi que des banderoles sur lesquelles sont écrits les mots "No pasaran" ("Ils ne passeront pas" en espagnol) ou "Résistez". Des dizaines de véhicules de policiers sont stationnés sur la place afin de permettre aux députés d’accéder au bâtiment pour examiner le projet de loi budgétaire. Plusieurs rues dans le centre de la capitale sont fermées à la circulation et aux piétons.

08h19 : l’euro "ne dépend pas" de la Grèce
Malgré la grave crise que subit la Grèce, ajoutée aux problèmes du Portugal et de l’Irlande, le destin de la monnaie européenne ne dépend pas de ces pays, a estimé Jürgen Stark, l’économiste en chef de la Banque centrale européenne. "La Grèce contribue pour 2,5% à la création de valeur" de toute la zone euro, "si vous ajoutez le Portugal et l’Irlande on arrive à 6%", a-t-il expliqué dans un entretien à la radio allemande Deutschlandfunk.