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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Athènes : Communiqué des prisonniers de la prison de Korydallos
Article mis en ligne le 26 mai 2011
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Les prisonniers de la première section de Korydallos se sont rebellés et ont fait sortir cette déclaration :

"Nous, prisonniers de la première section de la prison de Korydallos, nous nous rebellons aujourd’hui samedi 14 mai et nous refusons le contrôle de midi et la fermeture de nos cellules. Nous pouvons être emprisonnés pour diverses raisons et nous n’avons pas tous les mêmes idées, mais ceci ne signifie pas que nous ne restons pas des êtres humains. Nous nous intéressons à tout ce qui se passe en dehors de l’endroit dans lequel nous sommes exilés. Nous sommes en train d’assister aux décisions prises par une justice-prostituée qui a comme maqueraux les juges et les procureurs qui distribuent les années de prisons comme si c’étaient des cacahuètes.

Il est évident de dire que nous sommes aux côtés de ceux qui luttent contre la dictature économique et pour un monde libre et juste.Le 10 mai un homme a été tué dans le centre d’Athènes et encore une fois des personnes oppressées au lieu de retourner leurs couteaux et leurs pistolets contre les vrais voleurs : banquiers, dirigeants, ... les pointent vers d’autres personnes opprimées. Pour l’occasion, la propagandes des médias a réveillé le racisme et les groupes néo-nazis para-étatiques - les meilleurs amis des flics - ont lancé des attaques occasionnelle contre les immigrés, culminant dans la mort d’un jeune de 20 ans à Kato Patissia. Le Le relais a été pris par leurs collègues, les policiers qui ont attaqué la manifestation contre les mesures économiques du gouvernement qui veulent nous réduire à la misère. Des dizaines de manifestants ont été blessés et l’un d’eux est dans le coma, entre la vie et la mort, massacré par les chiens de la police anti-émeute. Ces mêmes chiens sont ceux qui ont attaqué les prisonniers de la troisième section il y a quelques mois, tout comme des centaines d’autres dans les dernières années dans différentes prisons. Derrière les hauts murs qui nous tiennent séparés des autres personnes, la solidarité et la lutte doivent être plus fortes que les différences religieuses et nationales, combattons ensemble avec ceux qui en dehors des taules luttent pour la liberté contre les flics et leurs alliés qui tabassent et assassinent des manifestants et des personnes opprimées."

Prisonniers de la première section de la prison de Korydallos

[Traduit de l’italien de informa-azione, Lun, 16/05/2011 - 18:40]