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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Manuel Valls renforce le renseignement de proximité
Article mis en ligne le 29 mars 2014
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Manuel Valls renforce le renseignement de proximité

AFP, 28/03/2014 à 16:13

Par sa réforme du renseignement territorial, le ministre de l’Intérieur entend mettre l’accent sur les "mouvements protestataires et revendicatifs".

Manuel Valls a récemment fixé aux forces de l’ordre leur feuille de route dans le renseignement dit de proximité, qui concerne notamment la surveillance des "mouvements protestataires et revendicatifs". Dans une circulaire aux responsables de la police et de la gendarmerie en date du 21 mars, citée dans Le Figaro vendredi, le ministre de l’Intérieur trace ce que doit être la réforme du renseignement territorial. Cette réforme, annoncée en juin 2013 par le ministre, crée à la place de la Sous-Direction générale de l’information (SDIG, ex-Renseignements généraux, les RG) le Service central du renseignement territorial (SCRT) "seul chargé de centraliser et transmettre sous forme de notes aux autorités gouvernementales et administratives l’ensemble des renseignements" recueillis sur le terrain.

Ceux-ci, selon cette circulaire, "concernent tous les domaines de la vie traditionnelle, économique et sociale susceptibles d’entraîner des mouvements revendicatifs ou protestataires". Ainsi des "phénomènes violents" dans les "quartiers sensibles" et "l’économie souterraine". Mais également les "faits de société" remettant "en cause les valeurs républicaines", tels les "dérives sectaires" ou la "contestation politique violente", les mouvements de l’ultra gauche et ultra droite, selon ce qu’a précisé à plusieurs reprises Manuel Valls en évoquant cette réforme. Cela "induit" notamment, écrit le ministre, "des méthodes de recherche opérationnelle" et le "développement du cyber-renseignement".