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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Région parisienne : infos sur le futur siège de la police scientifique
Article mis en ligne le 14 janvier 2014
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Les experts de la police bientôt basés à Saint-Denis

Le Parisien, 14 janv. 2014, 07h00

Les experts ne sont plus à Miami mais à Saint-Denis ! En 2017, la cité des rois accueillera un nouveau commissariat ainsi que l’antenne francilienne de l’Institut national de la police scientifique (INPS), la crème des crèmes de la police en blouse blanche. Au total, près de 500 policiers s’implanteront sur le site de l’ancienne Sécurité sociale, au 10-12, avenue Jean-Moulin, en plein centre-ville.

« Ce sont deux excellentes nouvelles, se félicite Didier Paillard, le maire (PC). Le futur commissariat offrira un vrai confort de travail aux policiers et permettra un accueil digne de ce nom aux habitants. L’INPS, c’est aussi une belle image pour notre ville. » Attendu depuis longtemps, le projet du nouveau commissariat a été, d’après la mairie, validé fin décembre par le ministère de l’Intérieur, qui, en prime, y a ajouté l’INPS. Un joli cadeau de Noël pour la ville qui œuvrait depuis plusieurs mois en coulisses. « On courait un lièvre et finalement, on en a eu deux ! » plaisante Stéphane Peu, adjoint au maire (PC) à l’urbanisme. « La police scientifique est une des priorités du ministre, confirme-t-on au ministère de l’Intérieur. Le ministre souhaite déménager les labos parisiens pour que les policiers puissent travailler dans de bonnes conditions. Il y a en effet une piste immobilière à Saint-Denis. »

Livraison prévue en 2017

L’histoire commence en septembre 2012 lorsque la Caisse primaire d’assurance maladie quitte ses locaux, avenue Jean-Moulin, pour s’installer rue du Landy, à la Plaine. « L’actuel commissariat de Saint-Denis est vétuste, exigu, mal desservi. Le bâtiment de la Sécu, proche de la N1 et de l’A 1, était une opportunité », explique la ville. Problème : la construction d’un nouveau commissariat à Saint-Denis ne figure pas dans le plan d’investissement du ministère de l’Intérieur. « Au lieu d’attendre encore cinq ou dix ans, nous avons proposé à Manuel Valls d’acheter avec nos fonds propres l’ancienne Sécu, de faire les travaux puis de leur louer le bâtiment, le temps qu’ils débloquent l’argent nécessaire à son rachat dans cinq, huit ou dix ans. »

Séduits par le montage financier et par le site, le ministère de l’Intérieur donne un premier accord confidentiel à l’été 2013. L’annonce à l’automne d’une enveloppe de 45 M€ pour le déménagement de l’INPS, aujourd’hui éclaté sur plusieurs sites parisiens, vient bousculer la donne. « L’INPS a pensé au site de l’ancienne Sécu. En moins de trois semaines, les études ont été faites et le dossier bouclé. » En 2017, sauf imprévu, l’INPS s’installera sur 8500 m2 avenue Jean-Moulin, à côté du nouveau commissariat, implanté, lui, dans les bâtiments de l’ancienne Sécu. « Le commissariat disposera d’une surface de 2500 m2. Nous espérons que le nombre de policiers suivra », conclut Didier Paillard.

Pour gagner du temps, la ville va racheter le terrain qu’elle rétrocédera à un prix minimal au ministère. La ville s’engage aussi à racheter à l’Etat le bâtiment de l’actuel commissariat, qui sera sans doute démoli. Sauf imprévu, le permis de construire devrait être signé fin 2014 et les travaux pourraient démarrer en 2015 pour une livraison en 2017. D’ici là, les artistes qui ont installé un squat dans l’ancienne CPAM devront avoir quitté les lieux. La procédure d’expulsion est en cours et sera examinée par le tribunal la semaine prochaine.