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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Romilly-sur-Seine (Marne) : de la dépendance du capital à internet
Article mis en ligne le 5 septembre 2014
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[L’ironie de l’histoire veut que cette coupure accidentelle d’un seul petit câble, l’a été sur un chantier d’éoliennes dans la campagne marnaise... Aux conséquences sur les administrations (préfecture) et entreprises citées (banques, assurances, hypermarchés) dans l’article, on peut rajouter que 8594 clients se sont retrouvés sans internet, dont 484 professionnels]

La coupure d’internet et de téléphone a semé la pagaille à Romilly

Est Eclair, 05/09/2014

Romilly-sur-Seine - La commune a connu, mercredi, d’importantes difficultés après une panne de réseau mettant à mal la sérénité des particuliers et des entreprises.

Les clients d’Orange mais aussi ceux des autres opérateurs téléphoniques ont vu rouge mercredi à Romilly et dans les communes alentour.

Après un malencontreux coup de pelleteuse donné sur un chantier dans la campagne marnaise, entre Villiers-aux-Corneilles et La Celle-sous-Chantemerle, mettant à mal les qualités de transmission d’un câble de fibre optique, la deuxième ville de l’Aube a subitement été plongée dans une sorte de torpeur administrative.

« Un être vous manque et tout est dépeuplé », disait Lamartine. Internet joue les abonnés absents et ce sont toutes les fondations de la communication qui tremblent, laissant pantois et incrédules les entreprises et les particuliers.

Même à tous les étages de l’hôtel de ville, la panne a suscité bien des interrogations et quelques inquiétudes, notamment dans les services de l’état-civil où les demandes de passeport n’ont pas pu être délivrées correctement. « Nous avons été bien sûr touchés par l’incident, confie Emmanuelle Vecchio, la directrice de cabinet du maire. Pas de messagerie et pas d’internet ainsi que d’importants problèmes téléphoniques à l’accueil ont occasionné de la perturbation dans les services. »

Au cabinet d’assurances Axa, son directeur, Hervé Bertin, confirme les problèmes rencontrés par son agence. « Étant tous reliés en réseau, nous avons été dans l’impossibilité d’effectuer les missions sur lesquelles nous étions en train de travailler. »

Leclerc en difficulté

Si les banques du centre-ville ont connu, elles aussi, un fort ralentissement de leurs activités, c’est le centre Leclerc qui, semble-t-il, aura payé le plus lourd tribut à ces dysfonctionnements numériques. Face à cette situation quelque peu tendue, Alexandre Merle, P-DG de l’enseigne à Romilly a été dans l’obligation de fermer le site internet du drive de la zone des Marais aux alentours de midi. « Nous avons dû appeler tous les clients, un par un, pour leur dire de ne pas venir chercher leurs commandes, explique-t-il. Nous avons connu aussi de vrais problèmes dans notre hyper de la Belle Idée avec des pannes informatiques pénalisantes puisqu’elles touchaient toutes nos lignes de caisses. Les contrôles des cartes bleues et des chèques étaient également en panne. Nous avons eu des chariots qui n’ont pas pu passer en caisse. C’est la première fois que nous vivons une crise comme celle-ci. La preuve que sans internet, les choses se compliquent sérieusement aujourd’hui. »

Romilly a retrouvé toutes ses capacités de fonctionnement mercredi à 23 h 17 exactement. Au plus grand soulagement de nombreux particuliers qui, à cette heure tardive, sont encore nombreux à vouloir surfer sur la toile.