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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Bruxelles : les yeux crevés de l’Etat
Article mis en ligne le 7 septembre 2014
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Des caméras de surveillance de la police sabotées dans le centre de Bruxelles

LaCapitale, Dimanche 7 Septembre 2014 à 11h54

Comme elles sont placées à bonne hauteur, les caméras de surveillance sont en général à l’abri des actes de sabotage. Mais au Marché au Poisson, une ou plusieurs personnes malintentionnées ont trouvé le moyen de neutraliser deux caméras de surveillance, une à hauteur du square des Blindés et l’autre tout au bout du Quai au Bois de Construction. En ouvrant le poteau qui abrite le câblage et en tentant d’y mettre le feu. Un autre support de caméra, rue Neuve, a également été abîmé.

Il y a des quartiers de la ville dont on dit qu’il vaut mieux ne pas s’y promener seul au milieu de la nuit. C’est le cas du Marché au Poisson, en tout cas dans sa partie la plus éloignée de Sainte-Catherine. Or, depuis plusieurs jours, on peut voir que le poteau qui sert de support à une des caméras de surveillance au square des Blindés a été ouvert. Certes, il s’agit d’une caméra de surveillance d’ancienne génération et une autre caméra, plus récente et un peu plus loin, semble ne pas avoir été atteinte. Mais le même phénomène peut s’observer à l’autre bout du Quai au Bois de Construction. Au coin de la rue du Bois d’Houthulst, on voit distinctement des traces de brûlé à l’intérieur d’un poteau ouvert. Et ici, il s’agit d’une caméra de nouvelle génération (en forme de boule).

La bonne nouvelle, c’est que ces caméras semblent être efficaces puisqu’elles gênent certaines personnes. La mauvaise nouvelle, c’est qu’elles semblent avoir trouvé une technique pour les saboter.

Selon une personne du quartier qui souhaite rester anonyme, atteindre les caméras elles-mêmes, à coups de pierre, est difficile car elles sont souvent haut placées. Ils auraient dès lors réussi à se procurer une clé ou un outil permettant d’ouvrir le boîtier qui se trouve dans le poteau de support. Une fois ouvert, ils bourrent de tissu la partie intérieure où se situe le câblage et y mettent (ou tentent d’y mettre) le feu pour priver la caméra de son alimentation électrique. Un support de caméra semble également avoir été ouvert à l’entrée de la rue Neuve, côté place de la Monnaie, sans qu’on puisse toutefois affirmer que c’est la même technique qui a été utilisée.

Un dossier a été transmis au parquet suite à l’interpellation d’une personne qui aurait participé aux dégradations mais le dossier a été classé. La Ville de Bruxelles va évidemment procéder aux réparations nécessaires. Reste une question. Ne faudrait-il pas placer ces caméras à l’abri des actes de malveillance ? La police estime que la localisation des caméras n’est pas de son ressort.

Du côté de l’Urbanisme qui s’occupe de placer ces caméras, l’échevin Geoffroy Coomans (MR) précise. « Nous n’avons pas reçu de demande à cet égard mais s’il devait y en avoir une on l’étudierait avec plaisir car la sécurité est primordiale et ces actes de vandalisme sont inacceptables. On pourrait, comme on le fait pour le mobilier urbain, essayer de les intégrer aux façades là où c’est possible. Deux particuliers nous l’on déjà proposé, estimant que cela contribuerait aussi à leur propre sécurité. »