" />
Slogan du site

Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Santiago (Chili) : manifestation étudiante et keufs aux molotovs
Article mis en ligne le 8 mai 2014
Imprimer

Des étudiants chiliens manifestent pour une réforme du système d’éducation

Associated Press, 08 mai 2014 à 15h25

SANTIAGO, Chili - Des dizaines de milliers d’étudiants ont manifesté au Chili, jeudi, à l’occasion du premier rassemblement à réclamer une réforme du système d’éducation du pays sud-américain depuis le retour au pouvoir de la présidente Michelle Bachelet en mars.

Les contestataires ont marché dans les rues du centre-ville de Santiago en direction du palais présidentiel, La Moneda. L’événement s’est déroulé dans le calme, sauf vers la fin, lorsque des vandales ont infiltré la manifestation et se sont battus avec les policiers, lançant des pierres et des cocktails Molotov.

Environ 1800 agents ont escorté les protestataires afin d’éviter d’autres actes de violence. Les leaders étudiants ont estimé que 100 000 personnes avaient pris part au rassemblement alors que les autorités ont plutôt parlé de 40 000 participants.

Mme Bachelet a entamé un nouveau mandat présidentiel il y a deux mois en promettant une refonte du système d’éducation financée par une hausse des impôts pour les entreprises. Depuis 2011, des millions de Chiliens ont manifesté pour exiger des changements importants au système, dénonçant la piètre qualité de l’éducation publique, le manque de formation des enseignants et les frais de scolarité exorbitants des universités privées.

Selon les étudiants, le gouvernement est enfin sur la bonne voie. Ils croient toutefois que ce n’est pas suffisant et veulent s’impliquer dans le processus.

Les manifestations concernant l’éducation ont commencé durant le premier passage de Michelle Bachelet à la présidence du Chili de 2006 à 2010. La présidente avait alors calmé le jeu en nommant une commission comprenant plusieurs membres du mouvement étudiant et en remaniant son cabinet. Mais pour certains, ce n’est pas assez.

« Ce que nous avons fait jusqu’à présent, c’est d’injecter plus d’argent dans le même système, a déclaré Melissa Sepulveda, une leader étudiante de l’Université du Chili. Ce système offre deux types d’éducation : l’une pour les riches et l’autre pour les pauvres. »