" />
Slogan du site

Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

[Publication] Albert Libertad : "Et que crève le vieux monde !"
Article mis en ligne le 19 octobre 2013
Imprimer

(reçu par mail)

Mutines Séditions est heureuse de vous annoncer la sortie de son dernier titre : Albert Libertad, Et que crève le vieux monde !, novembre 2013, 276 pages, 8 euros (format 13×20).

Actuellement sous presse, on peut d’ores et déjà le commander à Mutines Séditions - c/o Bibliothèque Libertad - 19, rue Burnouf - 75019 Paris (Chèque à l’ordre de : Ce)... avant de le retrouver dans les librairies habituelles. La liste est disponible sur notre site, http://mutineseditions.free.fr/


Et pour vous donner une idée, voici le quatrième de couverture :

Si vous êtes persuadés d’avoir fait le tour des textes de l’anarchiste Albert Libertad (1875-1908) grâce à quelque compilation subventionnée par le pouvoir, inutile d’ouvrir ce livre ! Qu’importe en effet de parcourir ce qu’il a par exemple aussi pu écrire en solidarité avec le travailleur de la nuit Alexandre Jacob ou sur la différence entre anarchisme et nihilisme ?

Si vous pensez assez banalement que Libertad était un adepte du Moi à la Belle Epoque, ce livre ne vous intéressera pas plus. Qu’importe en effet de comprendre pourquoi la force nouvelle de l’anarchisme de son temps était en réalité selon lui l’aboutissement « du courant communiste et du courant individualiste enfin fusionnant l’un dans l’autre » ?

Si vous pensez en connaître assez pour laisser Libertad à ses Causeries populaires et aux articles enflammés du journal l’anarchie, il vous importera alors peu de plonger dans l’ampleur de l’agitation qu’il mena avec ses compagnons lors d’affrontements avec les nationalistes antisémites, dans des manifestations anticléricales, à l’occasion d’un meeting de chômeurs, pendant la grève insurrectionnelle de Draveil-Vigneux ou lors... du carnaval de Paris.

En tout cas, à l’heure où la consommation virtuelle d’opinions rencontre toujours plus d’adeptes, venir chercher quelques idées subversives sur du papier pourra sembler quelque peu fastidieux aux moins curieux. Quant aux autres, peut-être seront-ils enthousiasmés de découvrir comment Libertad défendait l’affinité contre la politique, l’individu contre les bergers et contre les troupeaux, ou de savoir qu’il utilisait régulièrement ses béquilles non seulement contre la flicaille, mais aussi pour « écraser la figure de jésuite rouge » des socialistes autoritaires.

Ce livre recueille 40 articles et une correspondance de Libertad rédigés entre 1897 et 1908, dont certains inédits, complétés par une longue note biographique sur son rapport à l’agitation, ainsi que quelques illustrations, annonces, piqûres d’aiguille et critiques du cancer policier tirés de l’anarchie.