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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Lecce (Italie) : la cour de cassation annule la condamnation pour "association subversive"
Article mis en ligne le 17 novembre 2014
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[On pourra relire à propos de cette lutte contre le centre de rétention Regina Pacis de San Foca (Lecce) de 2001 à 2010 : A ceux qui ne sont pas resté au chaud pendant la tempête et le livre Les Indésirables 1. Lecce (Italie), 2001-2010 (aperçu des luttes contre les centres de rétention et leur monde), ed. Mutines Séditions (Paris), mai 2011, 220 p. dont on peut lire l’intro en ligne.]


Procès Nottetempo - Jugement de la cour de cassation

Le 14 novembre 2014, les juges de la Ve section de la Cour de cassation ont annulé avec renvoi devant la Cour d’appel de Taranto (compétente territorialement) la condamnation pour "association subversive" contre 12 anarchistes de Lecce inculpés en 2005 dans le cadre de l’Opération Nottetempo. Les délits spécifiques sont tous prescrits.

En première instance, l’accusation d’ "association subversive à finalité terroriste" (art. 270bis) avait été reformulée en "association de malfaiteurs" (art. 416) contre seulement quatre accusés, et huit avaient été acquittés. Puis en 2010, la Cour d’appel de Lecce avait prononcé un verdict de condamnation contre tous les accusés, mais pour "association subversive simple" (art. 270). Lorsque les motivations de la cour de cassation seront disponibles, on comprendra sur quoi la Cour d’appel de Taranto sera appelée à se prononcer.

Rappelons que l’accusation d’association et les différents "délits" spécifiques contestés (incitation à commettre un délit et manifestations non-autorisées, diffamation, incendie de plusieurs distributeurs de billets de la Banca Intesa, du portail de la cathédrale de Lecce et contre le domicile de don Cesare Lodeserto, dégradations des pompes de quelques stations service Esso) étaient liés aux luttes en cours contre l’ex-centre de rétention "Regina Pacis" de San Foca (Lecce) et contre la guerre en Irak.

Quelques-uns des inculpés

[Traduit de l’italien de informa-azione, Lun, 17/11/2014 – 11:13]