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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Grèce : terrorisme d’Etat vs "attaque d’ampleur contre le coeur du système carcéral grec"
Article mis en ligne le 7 janvier 2015
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Arrestation d’un des fugitifs les plus recherchés de Grèce

ATS, 03.01.2015 21h02

Un ex-membre de la mouvance armée révolutionnaire grecque, qui promettait de "faire tonner de nouveau son arme", a été arrêté samedi près d’Athènes. Il y a un an, il avait bénéficié d’un congé et n’était pas retourné à la prison où il purgeait plusieurs peines de réclusion à perpétuité.

Christodoulos Xiros, 56 ans, a été interpellé en milieu de journée dans une commune du sud de la capitale grecque, Anavyssos. Il y avait loué un appartement ces derniers mois, ont précisé les enquêteurs au cours d’une conférence de presse.

"Il a été arrêté alors qu’il circulait à vélo, il avait modifié son apparence physique portant des cheveux longs, un bouc, des lunettes et il avait sur lui un pistolet chargé de 14 balles", a précisé le général Dimitrios Tsaknakis, chef de la police grecque.

Le fugitif n’a pas opposé de résistance, selon les mêmes sources. Les photos de la police le montrent désormais blond décoloré avec des cheveux longs. Il portait les cheveux courts, et bruns, sur les dernières images connues.

Xiros n’avait pas regagné sa cellule début janvier 2014 après une permission octroyée alors qu’il purgeait plusieurs peines de réclusion à perpétuité. Il a été condamné pour avoir été l’homme de main de l’organisation grecque d’extrême gauche du 17 Novembre, dissoute en 2002, qui a revendiqué 23 assassinats entre 1975 et 2000, notamment celui du chef d’antenne de la CIA à Athènes, Richard Welch.

Les autorités grecques étaient d’autant plus mobilisées par sa cavale que Christodoulos Xiros semblait de nouveau actif : son ADN avait été retrouvé sur un engin explosif reçu en mai dans un commissariat à Itea (centre).

Il était d’ailleurs réapparu quinze jours après sa fuite dans une vidéo postée sur Internet, prévenant qu’il allait "faire tonner de nouveau son arme de rebelle contre tous ceux qui nous ont volé notre vie et ont vendu nos rêves".

Le fugitif a été conduit dans les services de la police antiterroriste. Le ministre de la Protection du citoyen Vassilis Kikilia a salué l’action des forces de police pour arrêter un "terroriste".

Ces derniers mois, plusieurs attentats, qui n’ont pas fait de victime, ont été commis en Grèce contre des cibles institutionnelles.


L’extrémiste grec interpellé préparait un attentat

ATS, 04.01.2015

Interpellé samedi, Christodoulos Xiros, ancien membre du groupuscule d’extrême gauche du 17 Novembre, s’apprêtait à attaquer la plus grande prison de Grèce, probablement au moyen d’un véhicule piégé.

Un membre de la mouvance armée révolutionnaire interpellé samedi près d’Athènes préparait un attentat imminent contre la prison de la capitale grecque, ont annoncé dimanche la police et le ministre de l’Ordre public. Il s’était évadé il y a un an à la faveur d’une permission.

« Le police grecque a empêché un attentat d’ampleur contre le coeur du système carcéral grec, c’est-à-dire la prison de Korydallos », le plus grand établissement pénitentiaire de Grèce, dans la banlieue d’Athènes, a affirmé ce dimanche 4 janvier la ministre de l’Ordre public Vassili Kikilias, au cours d’une conférence de presse.

Les autorités affirment que Christodoulos Xiros, 56 ans, un ancien membre du groupuscule d’extrême gauche du 17 Novembre, s’apprêtait à attaquer la prison, probablement au moyen d’un véhicule piégé.

Important arsenal

Selon le chef de la police grecque Dimitrios Tsaknakis, « des notes manuscrites décrivant un programme d’approche et de fuite, ainsi que des itinéraires alternatifs ont été retrouvés » dans la maison occupée depuis plusieurs mois par M. Xiros.

Les enquêteurs ont également découvert un important arsenal à l’intérieur de cette maison de la banlieue sud d’Athènes : huit kalachnikovs, des grenades, plusieurs kilos de substances explosives et tous les éléments entrant dans la composition d’un engin explosif, selon la police.

Christodoulos Xiros a été présenté au parquet dimanche en vue de poursuites judiciaires.

Homme de main

Il a été interpellé sans résistance près de sa cachette, samedi en milieu de journée, alors qu’il circulait à vélo. Christodoulos Xiros n’avait pas regagné sa cellule début janvier 2014 après une permission octroyée alors qu’il purgeait plusieurs peines de réclusion à perpétuité.

Il a été condamné pour avoir été l’homme de main de l’organisation grecque d’extrême gauche du 17 Novembre, dissoute en 2002, qui a revendiqué 23 assassinats entre 1975 et 2000, notamment celui du chef d’antenne de la CIA à Athènes, Richard Welch.

Un million d’euros de récompense

Alors qu’il était en fuite, le militant était apparu sur une vidéo, promettant de venger la population grecque pour les souffrances dues aux diverses cures d’austérité imposées au pays par ses divers créanciers internationaux.

Une récompense d’un million d’euros avait été offerte pour sa capture.