" />
Slogan du site

Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Barcelone : cinq compagnons arrêtés après une attaque explosive
Article mis en ligne le 14 novembre 2013
Imprimer

Arrestation de Monica et Francisco, compagnon-nes anarchistes accusés de l’attentat à l’explosif contre la basilique del Pilar

[Traduit librement de l’espagnol de publicacionrefractario, noviembre 13, 2013]

Le 13 Novembre 2013, à 3 h du matin, la police espagnole a fait irruption au domicile des compagnon-es Monica et Francisco et les a arrêtés ainsi que trois autres compagnons présents dans la maison (1).

La police, le ministère public, la presse et les ministres de l’intérieur (chiliens et espagnols) prétendent que les deux compagnons auraient posé l’engin explosif le 2 octobre 2013 dans la Basilique del Pilar de Saragosse, attaque revendiquée par le “comando insurreccional Mateo Morral” (voir ici).

Rappelons que ces deux compagnon-es ont été arrêtés, mis en examen puis en accusation au cours d’un des procès les plus longs de histoire judiciaire dans ce qu’on a appelé le “Caso Bombas”. Accusés sous la loi antiterroriste d’association illicite terroriste et d’attaques explosives, ils ont passé près de 9 mois dans les prisons de sécurité maximale de l’Etat Chilien, et après que l’accusation d’association illicite soit tombée, ont été jugés avec trois autres compagnon-es pour différents délits (dépôts d’engin explosif et financement de terrorisme) pour finalement être acquittés en juin 2012 (voir ici).

Selon les informations dont nous disposons, ils se trouvent actuellement aux mains de la police, jusqu’au vendredi 15, ou ils devraient déposer devant le juge de la audiencia nacional (en charge des cas de terrorisme) Eloy Velasco pour des délits spécifiés dans l’article 570 du Code Pénal, législation antiterroriste comprenant des peines allant de 15 à 20 ans.

C’est aussi ce vendredi 15 novembre que l’on verra si le juge décide d’appliquer des mesures en prison préventive. Parallèlement à cela, différents personnages (aussi sinistres que funestes) se répandent en déclarations célébrant ces arrestations et menaçant de ré-ouvrir le procès du “Caso Bombas”.

Les kilomètres de distance qui les séparent d’ici, au Chili, ne seront pas un obstacle. Nous ferons taire les voix des puissants qui résonnent dans les différents pays, nous continuerons notre chemin face aux menaces de dizaines et dizaines d’années de prison, pour faire de la solidarité une accolade fondée loin des campagnes répressives...

 !!!SOLIDARITE INTERNATIONALISTE : MAINTENANT !!!
Liberté pour Monica Caballero et Francisco Solar !

NdT :
1. Les trois autres arrêtés dans le même immeuble que les anarchistes chiliens Francisco Solar Domínguez et Mónica Caballero, sont le compagnon argentin Gerardo Formoso et les compagnonnes chilienne Rocío Yune Mira et italienne Valeria Giacomoni (arrêtée dans une autre maison). La presse espagnole et chilienne ont bien sûr fait leurs gros titres avec ce coup répressif, publiant force photos et informations personnelles sur les arrêtés. Des médias étaient d’ailleurs présents lors des perquisitions, selon ce qui semble une opération de communication préparée de longue date par les services de renseignement.