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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Thessalonique : attaque d’un commissariat aux molotovs
Article mis en ligne le 30 janvier 2015
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Le 17 janvier 2015, nous nous sommes présentés au commissariat de police de la zone de Charilaou à Thessalonique pour rendre un peu de violence à ceux qui sont les premiers à l’exercer au quotidien.

Si nous faisions une liste des faits de brutalité policière au cours des derniers mois, nous verrions qu’elle serait bien longue : La répression des manifestations du 17 novembre et du 6 décembre dans toute la Grèce, la répression contre les femmes de ménage licenciées du ministère des finances, la répression contre les protestations de personnes handicapées et les opérations de nettoyage contre les migrants, ne sont que quelques-uns des faits enregistrés. Aucun de ces événements ne nous a surpris, ils n’ont fait que nous remplir de plus de haine encore. Les vagues dénonciations d’un usage démesuré de la violence, mis à part qu’elles ne nous intéressent pas, ne servent qu’à tromper et à occulter l’essence même du rôle que jouent ces ordures en général. En tant que gardiens du système ils seront toujours imprégnés de haine pour celles et ceux qui luttent contre et perturbent l’ordre, et devront provoquer crainte et peur chez tou-tes les autres.

Indépendamment du fait qu’ils reçoivent leurs ordres d’un gouvernement arrogant et ouvertement fasciste ou d’un gouvernement "gauchiste" à fleurs, leur rôle sera toujours le même : la protection des puissants et du Capital.

Il y a peu, l’État grec a inauguré les prisons de sécurité maximale de Domokos, qu’il préparait depuis quelque temps pour imposer des conditions d’enfermement plus dures à la population carcérale en lutte, cherchant à envoyer un message clair quant à ce que l’avenir réserve à celles et ceux qui luttent. De plus, le fait que la surveillance
extérieure des prisons deviennent une tâche relevant des flic leur donne carte blanche pour imposer leurs intimidations et leurs brutalités contre les prisonniers à n’importe quel moment.

Ainsi, la mémoire bien fixée dans la conscience, nous n’oublions pas ceux qui torturent dans les cachots et lors des interrogatoires, celles et ceux qui ont été exécutés dans les rues, qui se son fait tabasser dans les manifestations, qui sont privé-es de leur liberté dans les sales pattes des flics, qui n’ont pas hésité à résister aux attaques, aux tabassages, aux perquisitions et aux fouilles corporelles, qui gardent leur haine intacte et inébranlable.

Avec ou sans prétexte, les flics resteront toujours un objectif à attaquer.

Peu importe combien de fleurs promet le printemps gouvernemental qui vient, un molotov sera toujours plus beau.

Ne laissons rien sans réponse. Attaquons les appareils de l’État et du
Capital.

Solidarité avec les révolutionnaires emprisonné-es

[Traduit de l’espagnol de contrainfo, source en grec, 28 January 2015]