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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Rioz (Haute-Saône) : prolonger les vacances en sabotant les 35 serrures de l’école
Article mis en ligne le 11 mars 2015
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Haute-Saône : les écoliers bloqués dehors après la dégradation de 35 serrures

Est Républicain, 09/03/2015 à 17:52

Mauvaise surprise ce lundi matin à l’école Louis Erny, à Rioz : les serrures des 35 portes d’accès aux locaux de l’établissement ont été vandalisées. La rentrée a eu lieu en retard et la facture s’annonce salée.

Comme les 312 enfants scolarisés à l’école maternelle et élémentaire Louis Erny, à Rioz, Lisa, 9 ans, a fait sa rentrée en retard ce lundi matin. « Quand je suis arrivée à l’école, la maîtresse nous a dit d’attendre dehors », raconte l’élève de CE2. « Elle nous a expliqué pourquoi : il y avait un problème avec les portes. »

Le problème en question n’est pas banal. Cette école, présentée comme la plus grande du département, est composée de quatre bâtiments. Quand le personnel du périscolaire est arrivé sur place vers 7 h, impossible d’y entrer : toutes les portes étaient bloquées. « J’ai cru que les serrures étaient gelées », témoigne Juliane Villaumié, responsable du périscolaire. «  J’ai essayé de les chauffer au briquet, mais ça n’a pas marché. »

Et pour cause : les serrures n’étaient pas gelées, elles avaient été vandalisées. Une colle, une résine ou du silicone a été introduit dans chacune d’entre elles. En durcissant, impossible de faire entrer une clef.

Au total, les 35 portes d’entrée aux différents bâtiments ont été ciblées, sans exception. « Même celles des chaufferies, plus dérobées », a constaté le directeur de l’école, Thierry Enderlin. Un caractère systématique qui exclut a priori une mauvaise blague d’écoliers. «  Il y a un bon climat dans l’école, y compris avec les parents », estime le directeur. « Je ne vois pas du tout qui a pu commettre ces dégradations. »

Vendredi, des personnels étaient présents dans l’établissement : tout était encore en ordre. Les faits ont donc sans doute eu lieu durant le week-end. Une enquête de gendarmerie a été ouverte pour tenter de mettre la main sur le ou les auteurs.

En attendant, les agents des services techniques de la communauté de communes du pays riolais (CCPR) ont dû s’employer dès ce lundi pour commencer à réparer les dégâts. Le matin, au chalumeau ou à la perceuse, ils ont ouvert les portes une à une. À 10 h, tous les élèves étaient entrés en cours. Seules deux classes de maternelle sont restées inaccessibles.

L’après-midi, les services techniques de la CCPR ont dû retourner tous les barillets pour que les portes puissent être refermées le soir. Une entreprise devait aussi venir établir un devis pour le remplacement des serrures, en tentant d’éviter d’avoir à changer les clefs dont disposent les 30 personnels. La facture risque d’être salée.