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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Prato (Italie) : Jésus à coups de masse
Article mis en ligne le 27 novembre 2013
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Italie : vandalisme dans deux églises près de Florence

Le Fait religieux | 27.11.2013 à 12:06

Le 25 novembre, à Prato, près de Florence, un homme, pour l’instant non identifié, est entré dans deux églises du centre-ville et s’en est pris, dans chacune d’elles, au crucifix qui se trouvait au-dessus de l’autel. Dans la première église, San Pier Fiorelli, le vandale a fracassé le visage du Christ sur le crucifix que le saint italien Leonardo di Porto Maurizio (1676-1751), connu pour avoir codifié le Chemin de Croix, emportait toujours avec lui dans ses prêches en Toscane.

Dans la seconde, San Bartolomeo, il s’est acharné contre un crucifix de bois datant du début du 13e siècle : un objet de grande valeur artistique et de profonde dévotion car considéré comme miraculeux. Les bras du Christ ont été coupés et les jambes fortement endommagées. L’enquête dira s’il s’agit de l’oeuvre d’un déséquilibré ou d’un fanatique. Pour le vicaire général du diocèse, certaines « coïncidences singulières », comme la clôture de l’Année de la Foi ou la fête liturgique de saint Leonardo di Porto Maurizio, laisseraient penser à un vandalisme intentionnel.

Par ailleurs, entre 1991 et 1993, plusieurs actes du même genre, dont la destruction du pied gauche du David de Michel-Ange à la Galerie de l’Académie de Florence et la détérioration d’une fresque de Filippo Lippi dans la cathédrale de Prato, avaient été accomplis par un homme qui habite toujours à Prato. En attendant de connaître la vérité sur les faits, le diocèse a immédiatement décidé de fermer ou de mettre sous surveillance les églises du centre de la ville.