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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Santiago (Chili) : deux compagnons arrêtés pour l’incendie d’un bus
Article mis en ligne le 11 avril 2015
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[Santiago, Chili] Deux compagnons incarcérés pour l’incendie d’un bus – 7 avril 2015

A 02h15 dans la matinée du 7 avril 2015 à Santiago, un bus de Transantiago a été entièrement incendié dans le secteur d’Estacion Central.

En quelques minutes, les bâtards policiers arrêtent les compagnon-nes Natalia Collao (24 ans) et Javier Pino (27 ans) dans les rues proches du lieu en les accusant de l’incendie du bus.

Selon les versions policières et médiatiques, les compagnon-nes sont monté-es dans un bus à Cuming / Alameda, puis sont descendu-es à Ecuador à l’angle de Con Con. La police affirme que le chauffeur de bus les aurait reconnus.

L’affaire a été portée par les misérables du parquet – expert autoproclamé en matière d’affaires “antiterroristes” – et les compagnon-nes détenu-es sont passé-es dans les mains de la police d’investigation, en particulier celles de la ‘Fuerza de Tarea de Delitos de Alta complejidad de la PDI‘, escadron composé de divers organismes de la PDI ayant pour objectif de mettre fin aux attaques contre l’Etat et le capital.

Au moment de passer devant la charogne journalistique, Natalia et Javier sont resté-es dignes et, la tête haute devant le tumulte des vautours de la presse, Javier a dit à haute-voix : “A bas la société patriarcale et anthropocentrique !”.

Pour sa part, la municipalité a décidé de porter plainte pour incendie contre les deux compagnon-nes ;

Le 10 avril 2015, après trois jours de séquestration de Natalia et de Javier sans inculpation, le parquet a officialisé leur placement en détention préventive. Pendant l’audience, le procureur Claudio Orellana a souligné la reconnaissance supposée des deux compagnon-nes par le chauffeur de bus, ainsi que de la présence supposée de traces d’hydrocarbures sur leurs vêtements à la suite de l’expertise du LABOCAR.

Le parquet n’a finalement pas utilisé la loi anti-terroriste pour inculper les compagnon-nes mais s’est basé sur la loi du contrôle des armes au chapitre “Placement et activation d’engins incendiaires dans les transports publics”.

Le 6ème Tribunal a accepté la demande du parquet qui avait requis le placement en détention préventive de Javier et Natalia, ainsi qu’un délai de 90 jours pour l’enquête.

Les compagnon-nes sont actuellement incarcéré-es dans différents centres d’extermination : Javier à la prison Santiago 1 et Natalia au centre d’extermination de San Miguel.

Solidarité insurgée avec les compagnon-nes Natalia et Javier !
Force, rage et affection pour les compagnon-nes derrières les barreaux !

[Traduit librement par Lechatnoiremeutier de Publicacion Refractario (voir ici et ), abril 7, 2015 & abril 11, 2015]