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Nous n’avons aucune préférence pour les brèves dites "politiques" qui ne s’opposent aux brèves "sociales" que pour les chantres de l’avant-garde. Nous reprenons ici ces deux catégories pour être clairs, sans les partager pour autant : la guerre sociale n’a besoin ni de sigles ni de communiqués pour exister quotidiennement et n’attend pas les projecteurs médiatiques. Les secondes demandent cependant un dépouillement régulier des journaux, notamment locaux, ou bien des témoignages directs. Elles sont donc moins nombreuses.

Une dernière précision : les journaux étant la voix des flics, les notices sourcées d’eux sont à prendre avec précaution.

NB : sauf mention contraire, les traductions et synthèses seront anonymes, appartenant donc à tous. Si nous mettons un lien, ce sera donc uniquement vers la langue d’origine du texte.

Most (Rép. Tchèque) : trois compagnonNEs en taule suite à plusieurs attaques
Article mis en ligne le 4 mai 2015
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[République Tchèque] Trois compagnonNEs incarcéréEs à la suite d’une vaste opération policière ‘anti-terroriste’

A la suite d’une vague de perquisitions chez des compagnon-nes anarchistes dans la soirée de mardi 28 avril 2015, trois personnes ont été accusées de terrorisme. L’opération de police, appelée “Phoenix” a commencé tôt dans la matinée par la perquisition d’une dizaine de domiciles de compagnon-nes et du centre social “Ateneo” dans la ville de Most (Bohème du nord), où des téléphones portables, des ordinateurs et des publications ont été saisis. Environ 20 personnes ont été arrêtées, une partie d’entre elles ont été interrogées puis immédiatement relâchées.

Trois personnes ont été accusées de tentative de terrorisme (passible de 12 à 20 ans de prison) et directement placées en détention, d’autres ont été accusées du même crime mais sont ressorties libres. Les laquais de l’Etat leur reprochent de ne pas avoir signaler ces attaques (donc de ne pas avoir été des balances). Vu que certaines serveurs ont été confisqués, la plupart des sites anarchistes tchèques sont hors-services. La presse précise également que cela fait plusieurs mois que l’unité spéciale de la police tchèque suit le groupe.

L’histoire policière dit que le groupe de personnes est accusé d’avoir formé une “cellule autonome” (faisant partie plus précisément d’un “réseau de cellules révolutionnaires”) et d’avoir planifié l’attaque d’un train transportant des équipements militaires de Prague à Plzen (en Bohème occidentale) en octobre/novembre dernier, ainsi que l’incendie de véhicules ‘Hyundai’. Elles font face à l’accusation de groupe organisé parce que l’une d’entre elles aurait acheté de l’essence et d’autres auraient apporté des bouteilles. La police les accuse également d’avoir revendiqué plusieurs attaques incendiaires l’an dernier, comme celle ayant visé un péage près de Kroměříž (Moravie du sud) et encore celle ratée d’une voiture de police (qui n’a pas été endommagée mais qui est toujours considérée comme du terrorisme).

Des groupes anarchistes tchèques ont sorti une lettre publique commune dans laquelle ils affirment que le seul objectif de l’opération est d’effrayer le mouvement anarchiste [grandissant]…

[Reformulé par Le chat noir émeutier de l’ABC Belarus et de la presse, 2015/05/03]