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Deux assauts de clandestins africains à Melilla en Espagne
(Le 23 juin 2008)

Nouvel assaut de clandestins africains à Melilla en Espagne

MADRID (AFP, 23 juin 2008) — Plusieurs dizaines de clandestins africains ont à nouveau pris d’assaut dimanche soir un poste frontière entre le Maroc et l’enclave espagnole de Melilla pour tenter d’entrer en Espagne, mais ont été repoussés, ont annoncé les médias espagnols.

Cette tentative, faisant suite à un assaut similaire dans la nuit de samedi à dimanche, est intervenue vers 21h15 GMT, pendant la séance des tirs aux buts du quart de finale de l’Euro-2008 entre l’Espagne et l’Italie, ont indiqué à l’agence Europa Press les autorités locales.

Les assaillants ont été repoussés par les forces de polices marocaines et espagnoles, qui étaient sur leur garde après le premier assaut et n’ont pas réussi à passer la frontière, selon ces mêmes sources.

Près de 70 subsahariens avaient déjà tenté d’entrer en force à Melilla tôt dimanche matin, la plupart ayant été repoussés par les forces de sécurité, selon les autorités locales.

Il s’agissait du premier assaut massif d’immigrants africains sur Melilla depuis 2006. Au mois de juillet de cette année, l’un d’entre eux était mort lorsqu’il avait tenté d’entrer en territoire espagnol en compagnie de plusieurs dizaines d’autres Africains.

En 2005, quatorze immigrants étaient morts dans des tentatives similaires, dont certains tués par balles par les forces de sécurité marocaines ou espagnoles, lors d’assauts sur les grillages-frontières de Melilla et de Ceuta, la seconde enclave espagnole au Maroc.

Depuis plusieurs jours, l’Espagne, une des portes d’entrée de l’Europe, se retrouve de nouveau sous la pression de l’immigration clandestine, avec notamment l’arrivée de quelque 500 clandestins, majoritairement subsahariens, aux Iles Canaries.

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Assaut de clandestins africains sur un poste frontière de l’enclave espagnole de Melilla

MADRID (AFP, 22 juin 2008) — Entre 60 et 70 immigrants clandestins africains ont pris d’assaut dimanche un poste frontière de l’enclave espagnole de Melilla (sur la côte marocaine) pour tenter d’entrer en Espagne, qui fait face depuis quelques jours à une nouvelle vague d’immigration clandestine.

"Entre 60 et 70 Subsahariens ont tenté d’entrer par la force à Melilla à l’aube vers 04H30 par le poste frontière de Beni-Ensar. La grande majorité a été repoussée par les forces de sécurité", selon un communiqué de la préfecture de Melilla.

"Plusieurs agents ont été légèrement blessés", a précisé la préfecture. Selon la radio publique espagnole, les immigrants étaient munis de pierres et de bâtons.

Les autorités sont en train de rechercher dans Melilla ceux qui ont réussi à passer et la "situation est tout à fait normale sur la frontière", a ajouté la préfecture.

Pour sa part, un communiqué du ministère marocain de l’Intérieur a confirmé qu’un "groupe de 58 Subsahariens avait tenté dimanche matin de forcer le dispositif de sécurité en place au passage de Beni-Ansar (près de Nador) pour passer au préside de Melillia"

"Grâce à la vigilance des éléments en poste, cette tentative a été avortée", selon le ministère qui ajoute que "sept cas d’évanouissement ont été enregistrés".

Il s’agit du premier assaut massif d’immigrants africains sur Melilla depuis 2006. Au mois de juillet de cette année, un d’entre eux était mort en tentant d’entrer en territoire espagnol en compagnie de plusieurs dizaines d’autres Africains.

En 2005, quatorze immigrants étaient morts dans des tentatives similaires, dont certains tués par balles par les forces de sécurité marocaines ou espagnoles, lors d’assauts sur les grillages-frontières de Melilla et de Ceuta, la seconde enclave espagnole au Maroc.

Depuis plusieurs jours, l’Espagne, une des portes d’entrée de l’Europe, se retrouve de nouveau sous la pression de l’immigration clandestine.

Il y a une semaine, quelque 500 clandestins, majoritairement subsahariens, ont rejoint l’archipel océanique des Canaries, à la faveur du retour de conditions météorologiques et de navigation favorables. Quatre d’entre eux sont morts à l’hôpital, affaiblis par la traversée.

Le quotidien El Pais de dimanche affirme que les Canaries vont de nouveau faire face à des arrivées massives d’embarcations de fortunes parties de Mauritanie en raison de la fin du moratoire sur la pêche dans ce pays.

En effet, les autorités mauritaniennes ont levé récemment un moratoire qui maintenait à quai les cayucos, ces embarcations de pêche employées par les clandestins. Ce moratoire rendait la tâche difficile aux passeurs qui ne pouvaient plus se mêler aux véritables pêcheurs pour prendre la mer.

Le record d’arrivées de clandestins aux Canaries remonte à 2006, à 31.678.

Par ailleurs, une centaine d’Africains à bord de deux embarcations de fortune ont été interceptés en Méditerranée au large de la côte andalouse (sud) entre samedi après-midi et dimanche matin.

La population immigrée en Espagne a explosé depuis une dizaine d’années, et selon le décompte de l’Institut national de la statistique (Ine), l’Espagne accueille désormais 5,22 millions d’étrangers, soit 11,3% des 46,06 millions d’habitants du pays. Ils étaient environ 500.000 en 1996.

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Espagne-immigration : 70 Africains forcent la frontière à Melilla

MADRID, dimanche 22 juin 2008 (LatinReporters.com) - Environ 70 migrants illégaux venus de l’Afrique subsaharienne ont pénétré dimanche à l’aube à Melilla, forçant en avalanche le principal poste frontière routier entre cette enclave espagnole et le Maroc.

S’élançant en groupe compact à 4h25 du matin, une multitude de noirs africains ont bousculé policiers marocains et espagnols et sont entrés à Melilla par le poste frontière de Beni-Anzar.

La préfecture de Melilla affirme que certains Subsahariens étaient armés de pierres et de bâtons et que trois agents espagnols ont été légèrement blessés. La même préfecture évalue à quelque 70 le nombre de clandestins qui ont atteint le territoire espagnol.

Contrairement aux précédentes tentatives de pénétrer à Melilla ou à Ceuta, autre enclave espagnole au nord du Maroc, les migrants n’ont pas escaladé la double clôture, relevée récemment, qui encercle ces territoires commerciaux et de garnison abritant chacun plus de 70.000 habitants sur près de 20 km². Revendiquées par Rabat, les deux enclaves sont les seules frontières terrestres entre l’Afrique et l’Union européenne.

En 2005 et 2006, lors d’affrontements avec la police espagnole ou marocaine, 17 Subsahariens sont morts de part et d’autre de la clôture délimitant les enclaves. La dernière tentative massive d’escalade remontait à Noël 2006, à Melilla.

Une cinquantaine des Subsahariens qui ont forcé dimanche la frontière ont été détenus quelques heures plus tard. La police les a localisés cachés sous des véhicules, dans des poubelles ou des arbres. Après comparution à la direction locale de la police nationale, ils devaient être conduits au Centre de séjour temporaire d’immigrés (CETI) de Melilla.

L’Espagne libère après 40 jours les immigrés clandestins qui n’ont pas pu être rapatriés, notamment pour indéfinition du pays d’origine de migrants qui ont parfois sciemment détruit leurs papiers. Ils sont alors littéralement lâchés dans la nature, en général à Madrid, Barcelone ou Valence, paradoxalement munis d’un ordre théorique d’expulsion.

Le gouvernement socialiste espagnol de José Luis Rodriguez Zapatero et la plupart des eurodéputés espagnols ont approuvé la récente "directive retour" de l’Union européenne (UE) qui permet la rétention pendant un maximum de 18 mois des migrants clandestins. Mais son application n’est pas encore à l’ordre du jour en Espagne. La capacité d’accueil des CETI est trop limitée pour y retenir aussi longtemps des sans-papiers, d’autant plus que les clandestins subsahariens relancent à bord de cayucos leur odyssée maritime vers l’archipel des Canaries. Cinq cent, dont six ont succombé aux rigueurs de l’Atlantique, y ont débarqué la semaine dernière.

Le gouvernement de M. Zapatero avait régularisé 600.000 sans-papiers en 2005. Confronté aujourd’hui à une début de crise économique, il incite financièrement au retour les immigrés n’appartenant pas à l’UE qui perdent leur emploi.

Le regroupement familial pourrait en outre être durci en Espagne pour les immigrés non citoyens de l’UE. Le ministre du Travail et de l’Immigration, le socialiste Celestino Corbacho, envisage d’exclure du regroupement les ascendants, parents et beaux-parents, des migrants.

L’Espagne compte 5,2 millions d’étrangers, soit 11,3% de ses 46 millions d’habitants selon le relevé provisoire, arrêté au 1er janvier 2008, des registres de population des municipalités du pays.

Par rapport à l’année précédente, le nombre d’habitants s’est accru de 862.774, dont 701.023 étrangers, la moitié venant d’un pays de l’Union européenne. Avec ces chiffres, l’Espagne demeure le nº1 européen de l’immigration.

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