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Début de chronologie d’actions réalisées autour des "Deux semaines de solidarité internationale avec tous les inculpés de la guerre sociale"
(Le 3 juillet 2009)

Début de chronologie d’actions réalisées autour des "Deux semaines de solidarité internationale avec tous les inculpés de la guerre sociale"

19 juin, Sants-Montjuich (Barcelone) : "Vers 16h30 l’après-midi du 19 juin, un local du PSOE [Parti socialiste espagnol] a été attaqué dans le quartier de Sants-Montjuich à Barcelone. Les vitres de la porte ont été détruites, la façade a reçu de la peinture rouge, et l’entrée a pris feu.
Cette action est une réponse à la politique répressive d’extermination que ce parti et son gouvernement appliquent dans tout l’Etat espagnol. Les détentions, les tortures, la dispersion, les peines perpétuelles déguisées, les régimes d’isolement et les lourdes peines ne peuvent arrêter notre détermination d’affronter avec tous les moyens nécessaires cette société d’exploitation et de misère. Et si ce n’est pas clair pour certains, l’attaque de ce soir est venu le démontrer.
- Liberté pour les prisonniers/ères anarchistes !
Lutte dans la rue contre les prisons et la société qui les produit !". Source

20 juin, Chambéry : "Dans le cadre des deux semaines de solidarité international de solidarité aux inculpes de la guerre social, nous avons décidé de faire des diffs de tracts sur le marché (samedi 20 juin) et une table de presse au repas du collectif contre la haine et le rascisme.
Collectif de soutien aux inculpés de Chambéry" Source

22 juin, Apumanque (Chili) : "A travers ce mail, nous prenons la responsabilité de la pose d’une charge explosive contre la Banco Edwards-City Bank à Apumanque. L’engin était constitué d’une charge de 1 kilo d’explosifs activée par un système d’horlogerie qui activait à son tour une mèche à combustion lente pour éviter des accidents ou que quelqu’un soit touché, en tout cas chaque fois que l’objectif sera de provoquer des dégâts matériels à cette institution capitaliste putride. Malheureusement, un gardien s’est aperçu de l’existence du colis et a prévenu les gardes des riches, qui ont désamorcé le colis, nous privant des belles images d’une banque détruite.
Cette action manquée se voulait un hommage au frère mort il y a exactement un mois, en plus d’adhérer à une campagne internationale pour les prisonniers de la guerre sociale.
Pour Mauricio, pour tous ceux qui sont tombés, pour nos frères prisonniers et pour les inculpés, convertissons notre douleur en rage, et notre rage en poudre !
Nous continuerons, ils ne nous arrêterons pas !
Grupo Autónomo Mauricio Morales Duarte". Source

22 juin, Cuauhtémoc (Mexico) : "Au cours de la nuit d’hier (lundi 22 juin), et comme réponse active aux deux semaines de solidarité avec les prisonniers de la guerre sociale, nous avons placé un engin incendiaire sous un voiture de l’Etat, dans le district de Cuauhtémoc. Le dispositif a été posé sous la roue avant d’une voiture de patrouille du PGR (parquet général de la république). Nous avons vérifié que tout fonctionne, et cette voiture de patrouille a bien été réduite en cendres..." _ Source.

Paris, 25 juin : "Communiqué d’une Attaque. Jeudi 25 Juin, à l’aide d’un objet pointu, nous avons crevé les pneus de 16 voitures dans les 18e, 19e, 10e et 3e arrondissements :
- 1 Renault cabriolet
- 2 camionnettes de la mairie de Paris
- 2 berlines BMW
- 3 berlines Mercedes
- 2 utilitaires (Axa et Star & Service)
- 6 4*4 (Range Rover, Land Rover, Mercedes)
Nous avons systématiquement veillé à ce qu’au moins deux roues soient crevées afin que la roue de secours ne soit d’aucun secours
Cette modeste attaque, au-delà de s’inscrire dans le cadre d’un appel à deux semaines de solidarité sans frontières avec tous les inculpés de la guerre sociale, est notre façon de dire "bon vent !" aux compagnons Ivan et Bruno, en cavale, et d’encourager Mike à garder la force qui lui sera nécessaire face à l’ennemi.
Que chaque enragé sache qu’il suffit d’objets pointus et facilement accessibles pour occasionner des milliers d’euros de dégâts aux bourreaux qui nous exploitent.
Quelques esclaves en cours d’émancipation." Source

Grenoble, 1er juillet : "En ce mercredi 1er juillet, caniculaire, nous avons decide de rajouter quelques degres a une atmosphere chaude et enragee, en boutant le feu a un 4-4 Range Rover gare devant la facade d’une agence BNP, connue pour son zele delateur et fidele a la machine a expulser.
Il s’agissait la d’illuminer le ciel d’un feu vengeur, pour que se rependent les feux de la revolte, et pour que ceux-ci en appellent d’autres. Ce geste se veut un hommage aux deux compagnons que nous avons perdus il y a peu : Zoe, decedee lors de la confection d’une bombe a Chambery, et Mauricio Morales, mort avant d’avoir pu poser la sienne sur une ecole de gendarmerie a Santiago de Chile (Chili).
Si votre corps n’est plus, nous entendons bien continuer a faire vivre votre revolte, en actes comme en pensee.
Ni justice ni paix, insurrection.

Commando democratie=pyromanie." Source

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Pour rappel, le texte : "Deux semaines de solidarité internationale avec tous les inculpés de la guerre sociale"

Condamnés à suer pour un patron ou à se débrouiller avec des bouts de ficelle, à survivre dans des quartiers organisés selon les besoins de l’économie et de la police, à gober des heures entières les leçons d’un prof sans broncher, à se justifier devant l’assistante sociale pour quelques miettes, à livrer son corps aux blouses blanches, il y a toujours quelque chose de jouissif à attaquer ce qui nous oppresse et à savoir qu’on n’est pas seul. Que des ouvriers saccagent le siège d’une entreprise, que des mômes se révoltent contre leur maître ou que des sans-papiers incendient un centre de rétention, montre que la conflictualité n’est pas prête de s’éteindre.

Contrairement à ce qu’affirment les politiciens de tous poils à propos de la « crise » mondiale, l’Etat n’est pas séparé du Capital : ce sont les deux sales gueules d’un même système. Non seulement l’Etat garantit la pacification armée, mais il assure aussi des fonctions essentielles au bon fonctionnement d’un rapport social basé sur l’exploitation et le contrôle qui va avec. Comme il est vain d’humaniser la torture et l’incarcération, la seule réforme possible de toute domination ne peut être que sa destruction.

La prison n’est pas un monstre lointain, tapi derrière de hauts murs et des miradors. Non seulement elle engloutit toujours plus de personnes, mais elle est déjà dans nos vies. C’est la menace permanente qui plane au-dessus de la tête de celles et de ceux qui refusent l’ordre de ce monde. De gré ou de force, on voudrait nous faire accepter de rester confinés dans les cages qui nous sont imposées. Car la prison sociale enferme, contrôle et gère les corps et les esprits, de l’école au turbin ; des frontières palpables lors de la moindre rafle au quadrillage policier ; de la camisole chimique aux gardiens de la religion et de la morale. En instillant la peur d’un enfermement plus effroyable encore, il s’agit de nous garder tous prisonniers d’une société où l’atomisation et la privation de liberté sont une des nécessités du règne de la marchandise.

Depuis plus d’un an en France, nombreux sont ceux qui se retrouvent enfermés et inculpés d’ « association à but terroriste », dont l’objet serait notamment « la haine de l’Etat, du capitalisme et de ses appareils ». Le dernier exemple en date étant trois camarades de Chambéry incarcérés au prétexte de l’explosion accidentelle d’un engin artisanal. Plus largement, le pouvoir tente d’effrayer tous ceux qui ne baissent pas la tête, qui décident de renvoyer un peu de la violence qu’on nous fait tous subir au quotidien, qui luttent sans médiation et hors du cadre institutionnel (des émeutes dans les cités aux révoltes dans les centres de rétention). Peu importe qu’ils soient « coupables » ou « innocents » -laissons ces catégories à l’ennemi-, le pouvoir n’arrivera jamais à briser un certain rêve de liberté ancré dans les cœurs et les tripes, ni à endiguer la lutte sans concession contre ce système de guerre, d’oppression et de misère.

Parce que ces affaires ne sont que des exemples parmi d’autres d’un serrage de vis qui se généralise, parce que la solidarité active est aussi une occasion d’échanger et de partager notre rage pour s’en prendre à ce qui exploite et enferme, nous appelons à deux semaines de solidarité internationale avec tous les incarcérés de la guerre sociale, du 15 au 28 juin 2009. Que chacun, de la manière qu’il jugera la plus opportune (des manifs aux occupations, des blocages de l’économie aux sabotages des intérêts de l’Etat et du Capital, des tags aux banderoles, des feux d’artifice aux fumigènes,...), exprime son antagonisme contre toutes les formes de l’écrasement quotidien.

Attaquons tout ce qui nous détruit, Feu à toutes les cages

Le 17 mai 2009 solid(a)riseup.net

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