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Pittsburgh (E-U) : bris de vitrines et arrestations à la manif anti-G20
(Le 25 septembre 2009)

Quinze arrestations suite à une manifestation anti-G20

[ Les Echos, 25/09/09 - 12H41 - actualisé à 12:41:00 ]

"Vous devez quitter cet endroit. Ceci est une manifestation illégale ". Telles sont les paroles entendues jeudi par les manifestants anti-G20 dispersés à coup de gaz lacrymogène et de balles non-létales par les forces de police. Non autorisée, la manifestation était organisée par le groupe d’inspiration anarchiste Pittsburgh G20 Resistance Project (PGRP). Après des échanges musclés entre les manifestants et la police, quinze personnes ont été arrêtées d’après les autorités américaines.

Portant des drapeaux rouges et noirs, brandissant des pancartes inscrites de slogans tel que " Pas d’espoir dans le capitalisme " ou " Abattez le capitalisme tant qu’il est à terre ", le millier de manifestants que comptait la manifestation a rapidement été stoppé par la police. " Quelle que soit votre activité, vous devez quitter les lieux ou vous vous exposerez à une action de la police, risquez d’être arrêtés et d’être l’objet de tirs d’armes non-mortelles qui peuvent vous blesser ", avertissent les hauts parleurs. Inefficace. La police a donc recours aux grands moyens. " Ils nous ont coincés dans une rue de traverse, dans une zone résidentielle, et ils ont ensuite tiré leurs gaz lacrymogènes, trois grenades ", raconte à l’AFP Ross McCoy, l’un des manifestants.

La plupart d’entre eux se disperse alors, une petite centaine de résistants continuant de narguer les policiers. Ces derniers ont alors recours à des armes non-létales. " Nous avons vu la police utiliser des balles en caoutchouc, des matraques et des gaz lacrymogènes ", rapporte à Reuters Noah Williams, un porte-parole du PGRP. La police dément. " En réponse à des jets de pierres et de briques par les manifestants, la police a tiré des balles de plastique ", affirme à l’AFP Bill Crowley, un agent de la police fédérale américaine. Les balles en plastique sont en effet présentées comme moins dangereuses que les balles en caoutchouc.

Les manifestants se sont aussi attaqués à plusieurs enseignes, brisant des vitrines dans la plupart des cas. McDonald, Subway, FedEx ou encore BMW figurent parmi les victimes. Du côté des manifestants, aucun blessé ne serait à déplorer.

Les Echos (Sources AFP et Reuters)

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Gaz lacrymogènes et balles non-létales contre des manifestants à Pittsburgh

Gaz lacrymogènes, balles non-létales, sirènes stridentes, annonces menaçantes par haut-parleur : la police a utilisé jeudi les grands moyens pour disperser un millier de jeunes résolus à perturber le sommet du G20 à Pittsburgh, dans l’est des États-Unis.

Certains portent des drapeaux noir et rouge, d’autres brandissent des pancartes dénonçant « la cupidité du capitalisme » ou faisant la promotion du commerce équitable.

À deux kilomètres du centre de conférence où se sont retrouvés jeudi soir les dirigeants des 20 premières économies mondiales, des véhicules de police bloquent, peu après son départ, le trajet de la manifestation non autorisée du groupe d’inspiration anarchiste Pittsburgh G20 Resistance Project (PGRP).

Des hauts-parleurs avertissent les manifestants : « Vous devez quitter cet endroit. Ceci est une manifestation illégale (...). Quelle que soit votre activité, vous devez quitter les lieux ou vous vous exposerez à une action de la police, risquez d’être arrêtés et d’être l’objet de tirs d’armes non-mortelles qui peuvent vous blesser. »

En vain. La police a recours aux gaz lacrymogènes. Une quinzaine de personnes sont interpellées, selon les autorités américaines. « Ils nous ont coincés dans une rue de traverse, dans une zone résidentielle, et ils ont ensuite tiré leurs gaz lacrymogènes, trois grenades », raconte à l’AFP Ross McCoy, l’un des manifestants.

Un jeu du chat et de la souris s’ensuit dans les rues adjacentes. En surnombre, la police dispose de véhicules anti-émeutes et bénéficie de la surveillance aérienne d’hélicoptères.

Face aux gaz et aux sirènes, les manifestants se dispersent assez rapidement. Une petite centaine d’entre eux continue de narguer les policiers qui finissent par tirer sur les manifestants les plus résolus, à coup de projectiles qualifiés de simples « balles de plastique » mais que les militants présentent comme des balles de caoutchouc, plus dangereuses.

« En réponse à des jets de pierres et de briques par les manifestants, la police a tiré des balles de plastique », affirme à l’AFP un agent de la police fédérale américaine (FBI), Bill Crowley. Il précise n’avoir pas connaissance de blessés.

Les « balles de plastique » (bean bags en anglais) sont des balles de caoutchouc enserrées dans des sachets de plastique, en général montées dans une cartouche de calibre 12 ou 40 mm. Jugées moins dangereuses que les balles de caoutchouc, elles sont de plus en plus utilisées par les forces de l’ordre de nombreux pays. « Elles ne pénètrent pas la peau », a précisé l’agent.

« Je ne présente aucun danger si ce n’est le fait d’être là », fulmine une manifestante de 60 ans, voulant rester anonyme, le visage caché par un keffieh, la coiffe traditionnelle palestinienne. « Le G20 n’est pas un organe élu et fait mourir de faim des milliers de personnes », ajoute-t-elle.

Altermondialistes, pacifistes et anarchistes protestent régulièrement contre les grands rassemblements de dirigeants mondiaux du type du G20, qu’ils estiment non-démocratiques car échappant à toute sanction populaire. « Nous nous battons pour le climat, la pauvreté et contre le capitalisme », précise Gia Michael, une étudiante en Art. « Ce système viole la terre et ça fait mal », ajoute-t-elle.

Le sommet de Pittsburgh, qui se prolonge vendredi, est le troisième du genre depuis moins d’un an et vise à confirmer une nouvelle régulation du système financier face à la crise économique.

AFP, 25 septembre 2009

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