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Au Mozambique, le gouvernement renonce à augmenter le prix du pain après les émeutes
(Le 8 septembre 2010)

Au Mozambique, le gouvernement renonce à augmenter le prix du pain après les émeutes

AFP | 08.09.10 | 14h48

Le gouvernement mozambicain fait marche arrière : mardi 7 septembre, il a renoncé, a annoncé le ministre du plan, Aiuba Cuereneia, à augmenter le prix du pain à la suite des émeutes contre la vie chère, la semaine dernière, qui se sont soldées par la mort de treize personnes.

Le gouvernement a également décidé d’annuler certaines augmentations des prix de l’eau et de l’électricité et tentera de "diminuer les dépenses publiques pour dégager des fonds et subventionner les prix des produits de base", a ajouté le ministre.

Dans un autre geste d’apaisement, les ministres ont décidé mardi de geler jusqu’à la fin de l’année les salaires des hauts fonctionnaires, des directeurs de compagnies publiques et de réduire leurs déplacements en avion.

TROIS CENT ARRESTATIONS

L’annonce d’une hausse de 17 à 33 % du prix du pain (selon le poids de la miche) avait enflammé les faubourgs pauvres de Maputo, où des manifestations ont tourné à l’émeute mercredi, avant de s’étendre à d’autres villes du pays, jeudi et vendredi.

Incapable de contenir la foule qui avait dressé des barricades de pneus enflammés, la police avait ouvert le feu à balles réelles sur les manifestants. Treize personnes ont péri et plus de quatre cents ont été blessées dans ces affrontements. La police a annoncé mardi avoir arrêté près de trois cents personnes pour des violences publiques.

Le président Guebuza, un millionnaire souvent présenté comme l’homme le plus riche du pays, a remporté plus de trois quarts des suffrages lors des élections de l’an dernier face à une opposition divisée. Depuis, les prix ont flambé, notamment en raison de la dépréciation de la devise nationale, le metical, par rapport au rand sud-africain dans un pays très dépendant des importations en provenance de son voisin.

65 % des 23 millions d’habitants vivent sous le seuil de pauvreté, en dépit de la solide croissance que connaît le Mozambique depuis la fin de la guerre civile (1976-1992) qui a suivi l’indépendance de l’ancienne colonie portugaise.

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