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Algérie/émeutes : des infos de Tiaret et Tlemcen
(Le 9 janvier 2011)

Algérie : Saccages, panique et marchés interdits à l’Ouest

El annabi, 9 janvier 2011

(...)

TIARET : PLUSIEURS ÉQUIPEMENTS PUBLICS SACCAGÉS

Pour la deuxième journée consécutive, des heurts violents entre jeunes émeutiers et forces de l’ordre continuaient de marquer hier samedi plusieurs quartiers populaires de la ville de Tiaret, à l’exemple de la cité « Bouhenni » sur les hauteurs nord de Tiaret où des scènes de saccage d’équipements publics ont été enregistrées. Et même si la protestation se limitait à quelques groupes de jeunes isolés dans chaque cité, la majorité des citoyens assistait estomaquée aux scènes de violence. Au centre, des commerces appartenant à des privés ont également été dégradés et des magasins pillés. De l’autre côté de la ville, à la cité « Volani », la plus importante concentration d’habitants du sud de la ville, des heurts ont repris hier après-midi entre policiers et jeunes manifestants.

Vendredi après la grande prière, de nombreux équipements publics ont été détruits à Sougueur, à l’exemple du siège du tribunal, les locaux de l’APC, le parc communal dont des véhicules ont été saccagés ou encore le siège de la Sonelgaz détruit en partie. A Mahdia, à l’Est de la wilaya, plusieurs installations publiques et privées ont été mises à sac comme le nouveau siège de la Sonelgaz gravement dégradé et la voiture du chef de daïra qui a été incendiée à son domicile par de jeunes émeutiers surexcités. A Tiaret, un lycée entièrement rénové a été détruit et des ordinateurs volés. Les sièges d’une banque et d’un bureau de poste ont également été dégradés vendredi soir et la cité universitaire des filles a été protégée au dernier moment par des gendarmes contre un envahissement par de jeunes émeutiers venus du populeux quartier de Zaâroura. De source sécuritaire, l’on faisait état hier d’au moins quarante policiers blessés à Tiaret, Mahdia et Sougueur. Hier, vers seize heures, la situation restait toujours tendue au moment où l’on parlait d’un renfort de policiers dépêché de Mostaganem et la visite de l’ambassadeur de France, prévue aujourd’hui dimanche à Tiaret, qui serait purement et simplement annulée.

TLEMCEN GAGNÉE PAR LES ÉMEUTES

L’étincelle, qui avait éclaté la veille à Chetouane, a gagné hier en début d’après-midi la ville de Tlemcen et sa banlieue, en l’occurrence le faubourg populeux de Sidi Saïd, Bab Sidi Boumediene et Koudia. Déjà, dans la matinée, un mouvement inhabituel de véhicules des services de sécurité laissait présager des incidents. Un dispositif impressionnant était remarqué au coeur de la ville El Blass où des attroupements de jeunes sur l’expectative sont observés. Une tentative de caillassage du CCF sera avortée.

A Bab Sidi Boumediene, c’est le poste de police implanté au lieudit « Joutia » qui sera la cible de jet de pierres. A la pluie de projectiles hétéroclites des jeunes répondait un déluge de bombes lacrymogènes des forces antiémeutes. Les artères commerçantes, telles la rue Kaldoun, Sidi Hamed, El Kissarya, se videront des passants et des chalands. Les commerces baisseront précipitamment rideau. El Medress, qui grouillait de monde la matinée, offrait l’image d’une place morte. Le trafic automobile deviendra rare et les bus disparaîtront de la circulation de peur des dégâts. La panique commençait à gagner les usagers qui se pressaient pour rentrer chez eux. C’est dans la soirée du vendredi, vers les coups de 20 h, que l’étincelle de l’émeute éclatera à Chetouane. En colère, un groupe de jeunes, issus du bidonville appelé communément « brariques », s’en prendra aux lampadaires et aux panneaux de signalisation lumineux au niveau de la polyclinique. Alertées, les forces antiémeutes de la police ne se feront pas attendre et commenceront par disperser la foule des badauds.

Les émeutiers étaient retranchés au niveau de Haï Zitoun, quartier d’habitat précaire surplombant la localité. Aussitôt, les forces antiémeutes chargeront les jeunes en furie en lançant à leur tour des bombes lacrymogènes. A Sidi-Bel-Abbès, apprend-on de sources concordantes, le siège des impôt a été pillé avant d’être ncendié et et celui de l’APC était assiégé par de nombreux jeunes.


45 établissements scolaires endommagés

TSA, 09/01/2011 à 16:20

45 établissements scolaires sur un total de 42 000 que comptent les trois cycles de l’enseignement à travers le territoire national ont été endommagés plus ou moins gravement lors des émeutes, a révélé ce dimanche 9 janvier à l’APS une source proche du ministère de l’Éducation nationale. 21 lycées sur un total de près de 1900, 20 CEM sur près de 5000 établissements, et 4 écoles primaires sur près de 18 000 établissements ont ainsi été touchés dans diverses régions du pays. Le même responsable parle de reprise "normale" des cours au sein des établissements scolaires ce dimanche, premier jour de semaine après la vague de violence qui a commencé mercredi 5 janvier.

Pour ce responsable, cela a pu se faire « grâce à la mobilisation des responsables des structures décentralisées de l’éducation nationale avec la collaboration étroite des autorités locales ». La même source ajoute que « les structures décentralisées de l’Éducation nationale ont fait appel à des artisans ainsi qu’à de petites entreprises pour effectuer les premiers travaux de remise en état des établissements affectés afin d’accueillir dans les meilleures conditions possibles les élèves ». Le département de Benbouzid relève toutefois que dans la wilaya de Béjaïa, les parents n’ont pas envoyé leurs enfants dans deux établissements d’enseignement secondaire, le premier situé dans la localité de Derguina, le second à Kherrata.

D’autre part, le ministère a tenu à saluer, selon la même source, le « large mouvement citoyen » pour la protection des établissements scolaires afin d’empêcher que ces derniers ne fassent l’objet d’actes de vandalisme. Mais ce dont ne parle pas ce responsable, c’est la fermeture des établissements scolaires dans d’autres localités de Béjaïa, de Tizi-Ouzou et de Bouira où les émeutes ont repris ce dimanche. Par ailleurs, et en dépit de l’ouverture des établissements scolaires dans le reste des wilayas du pays, nombreux sont les parents d’élèves qui ont préféré garder leurs enfants chez eux pour éviter tout risque de débordement.

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