Revenir aux brèves

Actions directes

Afrique

Allemagne

Amérique du Sud

Antifascisme

Asie

Australie

Belgique

Canada

Ecoles

Espagne

Etats-Unis

Europe

Faux-amis

Grèce

Italie

Keufs, juges, contrôleurs, militaires, journalistes...

Libération animale

Monde

Moyen/Proche-Orient

Notes critiques

Nuisances et Technologies

Parutions

Pays-Bas

Prisons & Centres de rétention

Publicité

Repression et Propagande policiere

Réacs de tous poils

Russie/Ukraine/Biélorussie

Solidarité(s)

Squats

Suisse

Turquie

Revenir à Cette Semaine

Tunisie : la colère avant le remaniement
(Le 26 janvier 2011)

Tunisie : la colère avant le remaniement

Reuters, 26 janvier 2011 à 15h17

La Tunisie est sous tension à quelques heures d’un remaniement ministériel. Dans l’attente de l’annonce de changements au sein du gouvernement tunisien de transition, la sécurité a été renforcée, à Tunis, aux abords de l’esplanade de la Kasbah, le quartier des ministères, et les principaux accès étaient barrés par des rouleaux de fils de fer barbelés.

Une grève générale a débuté

Comme chaque jour depuis le début du mouvement de colère, des milliers de Tunisiens manifestent, dans un climat de plus en plus tendu. Ils exigent la formation d’un nouvel exécutif épuré de tous les ministres ayant servi sous Ben Ali. Mercredi matin, des manifestants ont tenté de forcer l’un de ces barrages à mains nues et jeté des pierres sur des policiers anti-émeutes. Les forces de l’ordre ont riposté par des tirs de gaz lacrymogène pour les repousser.

Dans la métropole économique de Sfax, bastion historique du syndicalisme tunisien, une "grève générale" a débuté mercredi. Des milliers de travailleurs de tous les secteurs ont ainsi débrayé pour exiger la démission du gouvernement et ils étaient plusieurs milliers a manifesté mercredi après-midi. Certains syndicats faisaient état de 50.000 personnes.

Un remaniement en vue

En guise d’ultime tentative de calmer la colère de la rue contre la mainmise des caciques du régime Ben Ali, le gouvernement de transition - formé après la chute du régime de l’ancien président déchu le 14 janvier - s’apprête à annoncer un remaniement.

Les Tunisiens souhaitent que les anciens ministres de Ben Ali disparaissent du pouvoir. Et ce, alors qu’ils occupent aujourd’hui la plupart des postes-clés, à la Défense, l’Intérieur, la Justice ou aux Affaires étrangères. Certains seraient prêts à démissionner.

Mohammed Ghannouchi, dernier en date des Premiers ministres de Ben Ali, qui a occupé le poste pendant onze ans, et qui assure la transition, est également très contesté par les protestataires qui réclament sa tête. Et ce, en dépit de tous les gages d’ouverture démocratique donnés et des premières mesures sociales annoncées, comme le versement d’une allocation aux chômeurs diplômés de longue durée.

Un mandat d’arrêt international contre Ben Ali

Outre le remaniement ministériel, la journée de mercredi a été marquée par une décision de la justice tunisienne. Elle a lancé un mandat d’arrêt international contre le président déchu Zine El Abidine Ben Ali, ainsi que contre son épouse Leïla Trabelsi.

Ils sont, tous deux, poursuivis pour "acquisition illégale de biens mobiliers et immobiliers" et "transferts illicites de devises à l’étranger", a précisé le ministre de la Justice.

Ben Ali a trouvé refuge en Arabie Saoudite. Son épouse Leïla, honnie par la population pour avoir mis le pays en coupe réglée en faisant main basse sur des pans entiers de l’économie, a également quitté le pays, mais à une date et pour une destination inconnues.


Tension à Tunis où la rue exige un remaniement ministériel

AFP | 26.01.2011 | 00:00

La détermination des Tunisiens ne faiblit pas. Au contraire. Hier, alors que le gouvernement de transition était de plus en plus contesté par des milliers de manifestants, son porte-parole et ministre de l’Education, Taieb Baccouch, a annoncé qu’il serait remanié dès aujourd’hui mercredi.

Les ministres issus de l’ancien parti au pouvoir occupent actuellement les postes-clés de la Défense, de l’Intérieur, des Affaires étrangères et des Finances, et trois autres ministères.

Cette annonce est intervenue alors que le climat s’est sensiblement crispé, hier à Tunis, où une première manifestation en défense du gouvernement de transition a été dispersée de façon musclée par un groupe de personnes exigeant un nouvel Exécutif épuré des caciques de l’ancien régime du président Ben Ali.

« Dégagez vermine ! »

Aux cris de « Dégagez vermine ! » des centaines de jeunes ont dispersé le cortège de soutien au « gouvernement d’union nationale », lors du premier face à face musclé entre partisans et adversaires du cabinet de transition. Les manifestants devant l’esplanade de la Kasbah, cœur du pouvoir politique à Tunis, étaient encore plus nombreux que la veille - environ 4000 selon un militaire.

Hier soir, des centaines de personnes s’apprêtaient de nouveau à camper sous les fenêtres des bureaux du premier ministre pour la troisième nuit consécutive, au mépris du couvre-feu en vigueur.

A Sfax, deuxième ville du pays à forte activité économique, la section régionale de l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT), la puissante centrale syndicale, a appelé pour ce mercredi à une « grève générale » d’une journée, pour la démission du gouvernement et la dissolution de l’ex-parti au pouvoir. De son côté, le syndicat des enseignants du primaire a annoncé la fin pour aujourd’hui de sa « grève illimitée », après deux jours d’un mouvement bien suivi mais impopulaire.

L’appel de Washington

Pendant que la rue manifestait, le secrétaire d’Etat adjoint pour le Proche-Orient, Jeffrey Feltmanun, arrivait à Tunis, démontrant tout l’intérêt que Washington porte aux événements de Tunisie. Premier diplomate occidental de haut rang à se rendre dans le pays depuis le départ de Ben Ali, le 14 janvier, il a appelé les pays du monde arabe à tirer les leçons de la révolution du jasmin. Evoquant la crédibilité très décriée du gouvernement de transition, Feltmann a souligné qu’elle dépendrait de l’organisation rapide d’élections. La venue de l’émissaire américain n’a pas été appréciée de tous. « Feltmann go home » ou « non aux ingérences étrangères », pouvait-on lire sur les pancartes de certains manifestants.


Tunisie : les Manifestations se poursuivent devant la primature pour réclamer le départ du gouvernement transitoire

Au fait Maroc, 25/01/2011 à 16:00

Des centaines de manifestants se sont rassemblés, mardi devant le siège du Premier ministère à Tunis, pour réclamer la dissolution du gouvernement de transition et le départ de toutes les figures et acteurs politiques liés à l’ancien régime de Ben Ali.

Remaniement imminent

Le porte-parole du gouvernement de l’unité nationale, M. Taieb Baccouch, a déclaré, lundi, qu’un remaniement ministériel est "imminent" et programmé pour ce mardi.

Il avait ainsi annoncé qu’il faut remplacer les 5 ministres qui ont démissionné la semaine dernière du gouvernement transitoire, soulignant qu’il y aura "peut-être d’autres démissions". %

Suivant
Imprimer l'article