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Egypte : émeutes, incendies, attaques et un 7e mort
(Le 27 janvier 2011)

Égypte : les locaux du PND attaqué

Reuters, 26/01/2011 | Mise à jour : 21:01

Des manifestants égyptiens ont incendié ce soir un bâtiment gouvernemental dans la ville de Suez et tenté de mettre le feu à des locaux du parti au pouvoir, rapportent des sources proches des services de sécurité et des témoins.

Les protestataires ont jeté des cocktails Molotov sur les locaux du Parti national démocratique (PND) du président Hosni Moubarak sans réussir à l’incendier. Les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes pour repousser les manifestants.

La municipalité a ordonné la fermeture des boutiques après que des pillages eurent été signalés. Les affrontements entre police et manifestants ont fait quelque 55 blessés, selon les correspondants de Reuters.


Égypte : affrontements devant le ministère des Affaires étrangères

AFP, 26 janvier 2011

Des dizaines de manifestants ont affronté mercredi soir les forces de sécurité devant le ministère des Affaires étrangères au Caire, avant d’être dispersés par des tirs de gaz lacrymogènes, selon un correspondant de l’AFP sur place.

Suez

Les manifestants qui tentaient de s’introduire dans le bâtiment, ont forcé l’une des entrées du ministère et occupé le bureau de l’un des gardes de sécurité avant d’être contraints de se retirer par la police qui a tiré des gaz lacrymogènes.

Six personnes, quatre manifestants et deux policiers, ont étés tuées en deux jours de contestation sans précédent du régime du président Hosni Moubarak.


Des manifestations dans le nord de l’Egypte font un mort

LEMONDE.FR avec AFP | 27.01.11 | 18h27

Au lendemain de nouvelles manifestations au Caire et dans plusieurs villes, de nouveaux accrochages ont opposé jeudi 27 janvier, dans l’après-midi, plusieurs centaines de manifestants aux forces de l’ordre dans plusieurs villes du nord-est de l’Egypte, faisant un mort dans le Sinaï.

Selon des témoins, un jeune manifestant de 22 ans a été tué, mortellement atteint d’une balle tirée par la police lors d’accrochages à Cheikh Zouwayed, une ville situé dans le nord du Sinaï. Selon un bilan officiel ne tenant pas compte de ce décès, au moins six personnes, dont deux policiers, ont été tuées depuis mardi en Egypte et plus de 1 000 manifestants arrêtés.

Au Caire, où les forces de police quadrillaient le centre-ville, la situation était relativement calme jeudi. Les autorités s’attendent toutefois à une mobilisation massive, vendredi, à l’appel de plusieurs mouvements de jeunes et partis d’opposition, dont les Frères musulmans. Le Mouvement du 6-Avril, fer de lance de la protestation, a à nouveau appelé à descendre dans la rue, jeudi et vendredi.

AFFRONTEMENTS VIOLENTS À SUEZ

Dans le port de Suez, des manifestants ont incendié un poste de police et une caserne de pompiers, après avoir lancé des cocktails Molotov sur la police, a constaté un photographe de l’AFP sur place. Les policiers anti-émeute ont eu recours aux gaz lacrymogènes, aux balles en caoutchouc et aux canons à eau pour les disperser. Des centaines de manifestants étaient réunis pour réclamer la libération des personnes arrêtées lors de violentes manifestations mardi et mercredi, environ 75 selon une source au sein des services de sécurité.

"La police garde un maximum de retenue mais lorsque se produisent des moyens d’expression illégitimes ou des destructions, elle intervient", a commenté jeudi Magdy Rady, porte-parole du gouvernement, pour justifier la "fermeté" employée à Suez face aux actes de vandalisme.

A Ismaïliya, le long du canal de Suez, des témoins ont fait état de tirs de gaz lacrymogène de la part des membres des services de sécurité à l’encontre des manifestants, qui ripostaient par des jets de pierres. Une dizaine de personnes ont été arrêtées avant le début de la manifestation, ont-ils ajouté.


Le centre de Suez transformé en champ de bataille

AFP, 27/01/2011 à 18:58

Façades incendiées, voitures en feu, sol jonché de pierres : la place Al-Arbaïne, dans le centre de Suez (Egypte), ressemblait à un champ de bataille après des affrontements entre policiers et manifestants jeudi après-midi.

"C’est l’intervention musclée de la police qui a contraint les gens à réagir par la violence", affirme Gharib Sakr, employé dans une usine textile et membre d’une organisation d’opposition de gauche.

Jeudi, la grosse cité portuaire, à l’entrée sud du canal qui porte son nom, a connu les heurts les plus violents depuis le début, mardi, des manifestations en Egypte contre le président Hosni Moubarak.

Les manifestants, dont certains se protégeaient le visage avec des foulards, ont lancé des cocktail molotov et des cailloux sur la police, et fait brûler des pneus et des cagettes, dégageant une épaisse fumée noire.

"Ceux qui affrontent la police sont des jeunes, et parmi eux il y a des étudiants, des lycéens et des chômeurs", raconte Alaeddine Abdelsamie, propriétaire d’un magasin de peinture.

Les forces anti-émeutes, massivement déployées, ont riposté avec des tirs de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc, mais aussi en renvoyant les pierres sur les manifestants.

Les manifestants ont ensuite mis le feu à une caserne de pompiers, a constaté un photographe de l’AFP. Là, ils se sont emparés d’une caisse en métal, pensant qu’elle contenait de l’argent servant au fonctionnement de la caserne.

Selon Alaeddine Abdelsamie, "des gens qui ne trouvent pas de travail et qui ne trouvent pas à manger ont aussi pillé le siège de la filiale d’une compagnie de tabac et la coopérative", une sorte de supermarché gouvernemental avec des produits subventionnés.

"Tout a commencé quand les jeunes en colère ont riposté par quelques jets de pierres aux tirs de gaz et aux coups de matraques", explique Gharib Sakr, en soulignant que les forces de l’ordre s’étaient montrées beaucoup plus violentes que lors des premières manifestations.

Trois manifestants étaient pourtant décédés lors des premiers rassemblements de mardi à Suez, à une centaine de kilomètres à l’est de la capitale.

Après de multiples charges contre des groupes de manifestants très mobiles pour reprendre le contrôle de la place, la police est revenue avec un ancien député du Parti national démocrate (PND) de M. Moubarak, Kadri Raslane, appelé pour jouer un rôle d’intermédiaire.

En début de soirée, des discussions étaient en cours pour tenter de ramener le calme.

Mercredi, les manifestants avaient lancé des bouteilles incendiaires contre des bâtiments gouvernementaux de la ville, au cours d’affrontements qui avaient fait 70 blessés -55 manifestants et 15 policiers-.

Ils avaient également lancé des cocktails molotov contre le siège du parti de M. Moubarak.

Les heurts avaient éclaté devant la morgue de la ville après que la police eut refusé de remettre aux manifestants le corps d’une des trois personnes mortes dans les heurts de la veille.


Egypte : chrono

Parisien, 27.01.2011, 10h25 | Mise à jour : 17h11

Les manifestations contre le régime Moubarak se multiplient en Egypte, certaines marquées par de violents affrontements et l’attaque de bâtiments administratifs aux cocktails molotov. Depuis mardi, sept personnes sont décédées, au moins mille personnes ont été interpellées.

16h48. Justifiant la « fermeté » de la police à Suez, le porte parole du gouvernement égyptien, Magdy Rady, estime qu’elle « garde un maximum de retenue, mais lorsque se produisent des moyens d’expression illégitimes ou des destructions, elle intervient ».

16h35. Un manifestant a été tué par la police lors d’accrochages dans la localité de Cheikh Zouwayed, dans le nord du Sinaï, selon des témoins. Le jeune homme aurait été mortellement atteint d’une balle dans la tête lors d’un échange de tirs entre des manifestants bédouins et les forces de sécurité, selon l’AFP. Ce nouveau décès porte à sept le nombre de morts depuis mardi.

15h41. Une caserne de pompier en feu. A Suez, où des affrontements ont lieu depuis le milieu de journée entre protestataires et forces de l’ordre, des manifestants ont mis le feu à une caserne de pompiers après avoir lancé des cocktails molotov sur la police, a constaté un photographe de l’AFP.

15h25. La Syrie espère que « la raison prévaudra » en Egypte, a indiqué le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem. « Nous suivons, comme vous, ce qui se passe à Tunis et en Egypte. Nous regrettons que des victimes soient tombées parmi le peuple et la police égyptiens », a-t-il dit lors d’une conférence de presse avec son homologue britannique William Hague.

15h10. La chef de la diplomatie de l’Union Européenne, Catherine Ashton, a appelé les autorités égyptiennes à « respecter » le droit de leurs citoyens à manifester pacifiquement pour défendre leurs droits. « La liberté d’expression et le droit de se réunir pacifiquement sont des droits fondamentaux de tout être humain », a-t-elle déclaré.

14h24. Des accrochages opposent plusieurs centaines de manifestants aux forces de l’ordre dans les villes d’Ismaïliya et Suez. A Ismaïliya, des témoins font état de tirs de gaz lacrymogène des services de sécurité qui tentent de disperser les manifestants qui ripostent par des jets de pierres. Une dizaine de personnes ont été arrêtées avant le début de la manifestation. A Suez, les policiers anti-émeute ont eu recours aux gaz lacrymogènes, aux balles caoutchoutées et aux canons à eau pour disperser plusieurs centaines de manifestants rassemblés devant un poste de police pour réclamer la libération des personnes arrêtées mardi et mercredi.

14 heures. L’opposant Mohamed ElBaradei se dit prêt à « mener la transition » politique en Egypte. L’ancien chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), connu pour s’être rendu en Iran inspecter des installations, rentre ce soir au Caire afin de « s’assurer que tout se passe de manière pacifique et régulière ». « J’appelle de nouveau le régime à comprendre qu’il ferait mieux d’écouter, de ne pas utiliser la violence et de comprendre que le changement doit arriver, il n’y a pas d’autre option », a ajouté le prix Nobel de la paix.

13 heures. Paris appelle l’Egypte à respecter la liberté d’expression. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Bernard Valero, lors d’un point presse, a affirmé que la France restait attentive « au sort des centaines de personnes arrêtées à la suite des manifestations des derniers jours ».

12h27. Mohamed El Baradei rentre pour participer aux manifestations de vendredi, selon son frère.

10h34. Les échanges à la bourse du Caire sont suspendus jusqu’à 11h30. Les cours se sont effondrés de plus de 6%.

10h10. L’opposant égyptien Mohamed El Baradei, l’un des principaux soutiens des manifestations anti-gouvernementales, annonce son retour en Egypte dès ce jeudi soir de Vienne (Autriche).

10 heures. Un nouvel appel à manifester aujourd’hui lancé sur Facebook. Le « Mouvement du 6 avril », à la tête des manifestations pro-démocratie qui se déroulent en Egypte depuis mardi, qui appelait hier à descendre dans la rue vendredi après la prière, ne veut pas relâcher la pression. « Jeudi ne sera pas un jour de vacances, les actions dans la rue vont se poursuivre », est-il écrit.

9h10. Les autorités égyptiennes annoncent avoir interpellé un millier de personnes ces deux derniers jours.

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