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Egypte : affrontements toujours plus durs, intervention de l’armée
(Le 28 janvier 2011)

Les manifestations en Egypte réprimées dans la violence

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 28.01.11 | 19h02

Pour la quatrième journée consécutive, des Egyptiens manifestaient dans les rues pour réclamer le départ du président Hosni Moubarak, 82 ans, en fonction depuis trois décennies. Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans la plupart des grandes villes du pays, après la prière du vendredi, répondant à l’appel du Mouvement du 6-Avril, un groupe de jeunes pro-démocratie.

Fait inédit depuis le début de la mobilisation égyptienne, les Frères musulmans, principale force d’opposition dans le pays, ont appelé leurs sympathisants à se joindre aux manifestants. La participation de l’opposant Mohamed ElBaradei a également donné une nouvelle visibilité au mouvement.

Malgré un déploiement massif des forces de sécurité, les manifestations sont plus nombreuses que les précédents jours. Des dizaines de milliers de personnes ont envahi les rues du Caire, scandant "le peuple veut la chute du régime", alors que la police semblait totalement débordée. Deux commissariats ont été incendiés ainsi que le siège du Parti national démocratique (PND), le parti de Hosni Moubarak.

Pour disperser les manifestants, la police a fait usage de gaz lacrymogènes, de balles en caoutchouc tirées en l’air ainsi que de canons à eau. Des unités de l’armée ont par ailleurs été déployées dans les rues de la capitale, ainsi que dans celles de Suez, où les affrontements ont été violents.

Des manifestants ont incendié le siège du gouvernorat d’Alexandrie, la deuxième ville du pays. Des colonnes de fumée s’élevaient du bâtiment en flammes après des accrochages avec des policiers, tandis que plusieurs manifestants forçaient l’entrée de l’enceinte d’un commissariat d’un autre quartier du centre-ville.

A Mansoura, dans le delta du Nil, Al-Jazira a recensé environ 40 000 manifestants dans la ville. Des affiches du parti de M. Moubarak ont été arrachées.

* Couvre-feu nocturne "jusqu’à nouvel ordre"

Un couvre-feu nocturne a été décrété vendredi sur l’ensemble du pays, a indiqué la télévision d’Etat. Ce couvre-feu s’applique de 18 heures (17 heures, heure de Paris) à 7 heures (6 heures, heure de Paris), "à partir de vendredi et jusqu’à nouvel ordre". Il a été décrété par le président Hosni Moubarak, en vertu de ses fonctions de commandant en chef des armées. Le président "a demandé aux forces armées, en coopération avec la police, d’appliquer la décision, maintenir la sécurité et protéger les établissements publics et les propriétés privées", a ajouté la télévision. Selon des témoins cités par Reuters, des coups de feu ont retenti dans la capitale peu après l’entrée en vigueur du couvre-feu.

* Un manifestant mort à Suez

Selon l’AFP, les affrontements avec les forces de l’ordre dans cette ville ont provoqué la mort d’un manifestant. Des témoins cités par Reuters ont également fait part de dizaines de personnes blessées dans la capitale. Un journaliste de l’agence britannique a aperçu plusieurs personnes ensanglantées blessées à la tête, d’autres s’effondrant à terre, sans que l’on sache exactement la cause de ces blessures compte tenu du chaos régnant sur place.

Le mouvement a fait au moins huit morts en quatre jours, des dizaines de blessés, et entraîné plus d’un millier d’arrestations. L’organisation Human Rights Watch a dénoncé un usage de la force par la police "totalement disproportionné".

* Déclaration attendue du président Hosni Moubarak

Alors que la présidence s’est illustrée par son silence depuis le début de la contestation, la plus importante depuis son arrivée au pouvoir en 1981, Hosni Moubarak a réagi vendredi à la mobilisation en décrétant un couvre-feu. Selon CNN, il devrait également s’exprimer vendredi en fin de journée.

Jusqu’à présent, seul Moustapha Al-Fekki, président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée et membre du Parti national démocratique, s’est exprimé : "L’option sécuritaire seule n’est pas suffisante et le président est le seul à même de faire cesser ces événements", a-t-il déclaré, ajoutant que "des réformes sans précédent" sont nécessaires pour éviter une "révolution" en Egypte.

Hosni Moubarak est également attendu samedi pour l’ouverture du salon du livre du Caire. Selon le ministère de la culture, il ne prononcera pas de discours, mais pourrait répondre à des questions. Le premier ministre, Ahmed Nazif, très discret lui aussi, ne doit s’adresser que dimanche devant le Parlement.

* Internet rendu inaccessible

Le gouvernement égyptien a coupé l’accès à Internet dans tout le pays dès jeudi minuit. Les réseaux sociaux, comme Twitter ou Facebook, habituellement utilisés pour organiser les rassemblements, sont inaccessibles. Il s’agit d’une première historique : jusqu’à présent, aucun régime n’avait eu recours à un blocage total d’Internet en réaction à des manifestations.

Les services de messagerie téléphonique ne fonctionnaient plus non plus et le réseau des mobiles était fortement perturbé. Selon la compagnie de téléphonie Vodaphone, le gouvernement égyptien a demandé la suspension de tous les services de téléphonie mobile dans "des zones précises" du pays. Vodaphone a précisé que selon la loi égyptienne, "les autorités ont le droit de prendre cette décision et nous sommes obligés de les respecter".


Egypte : couvre-feu étendu à tout le pays, l’armée se déploie

Crise politique | Le président égyptien Hosni Moubarak a élargi vendredi soir le couvre-feu à l’ensemble du pays, rapporte la télévision d’Etat. Il a demandé à l’armée de faire respecter l’ordre avec la police.

AFP | 28.01.2011 | 19:22

Le « jour de colère » proclamé par l’opposition égyptienne a déclenché un mouvement monstre dans les principales villes du pays. Le président égyptien Hosni Moubarak a appelé l’armée à la rescousse et a décrété un couvre-feu nocturne dans l’ensemble du pays.

Ce couvre-feu sera en vigueur de 18h00 à 07h00, a précisé la télévision d’Etat. Mais en début de soirée vendredi, les rues du Caire étaient encore occupées par des milliers de manifestants, alors que des colonnes de fumée noire s’élevaient sur la ville où des unités de l’armée étaient été déployées.

Des manifestants avaient mis le feu au siège du Parti national démocrate (PND) au pouvoir en Egypte, a indiqué la télévision d’Etat. Le bâtiment, qui donne sur le Nil, était pris par les flammes, selon des images retransmises en direct par la télévision. Le président Hosni Moubarak devait s’exprimer à la télévision au cours de la soirée.

Des dizaines de blessés

Au quatrième jour des plus importantes protestations depuis l’arrivée au pouvoir de M. Moubarak en 1981, des centaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues du Caire vendredi, dès la fin des prières musulmanes. Aux cris d’ »A bas Hosni Moubarak » et « le peuple veut la chute du régime », les manifestations se sont étendues à tout le Caire, une métropole de 20 millions d’habitants.

La foule a lancé des pierres en direction des cordons de policiers et scandé des slogans hostiles au président Moubarak, âgé de 82 ans, ainsi qu’à son fils Gamal, 47 ans, qui, selon nombre d’Egyptiens, est formé pour lui succéder.

« Liberté ! liberté ! liberté », criaient les manifestants sous les regards ahuris de policiers déployés avec boucliers et casques à visière, près de la célèbre mosquée al-Azhar. Des protestataires ont mis le feu à deux commissariats. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes, de balles en caoutchouc et de canons à eau pour disperser la foule.

Des dizaines de personnes avaient été blessées auparavant lors d’affrontements dans la capitale avec les forces de l’ordre, notamment près d’une des résidences du président. La chaîne Al Djazira a fait état d’au moins un mort et de dizaines de blessés sur une place du centre-ville.

ElBaradei parmi les manifestants

L’opposant le plus en vue, Mohamed ElBaradei, l’ex-chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a participé aux manifestations, tout comme les Frères musulmans. Rentré la veille dans son pays, M. ElBaradei s’est dit prêt à mener une transition au pouvoir après un éventuel départ de M. Moubarak.

A Alexandrie, deuxième ville d’Egypte, la police a tiré des gaz lacrymogènes et des balles caoutchoutées pour disperser des milliers de manifestants qui ont incendié le siège du gouvernorat.

Un manifestant a été tué d’une balle lors d’accrochages avec la police à Suez, portant à huit le nombre officiel de morts depuis le début du mouvement. Des dizaines de personnes ont été blessées et un millier arrêtées.

Entretemps, l’internet et les services de téléphonie mobile, qui ont joué un rôle-clé dans la mobilisation populaire, étaient coupés dans le pays. Une première par son ampleur pour l’internet, selon des experts.

Washington hausse le ton

Les appels internationaux se multiplient face aux événements en Egypte, même parmi les alliés du président Moubarak. Ainsi, Hillary Clinton a haussé le ton vendredi : elle a demandé au gouvernement égyptien de réfréner ses forces de l’ordre et de mettre fin au blocage « sans précédent » des communications dans le pays.

La cheffe de la diplomatie américaine a également invité le président Moubarak à « mettre en oeuvre les réformes économiques, politiques et sociales nécessaires ».

A Davos, depuis le Forum économique mondial, la chancelière allemande Angela Merkel et le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon ont appelé les dirigeants égyptiens à éviter de nouvelles violences et à respecter les libertés de rassemblement et d’information.


Chrono du jour...

LEXPRESS.fr suit cette journée cruciale, heure par heure.

20h20 Ce "vendredi de la colère," point d’orgue de quatre jours de manifestations a fait huit morts et des dizaines de blessés, selon l’AFP. Ni le couvre-feu ni la coupure d’Internet n’a dissuadé les manifestants de descendre dans la rue, notamment au Caire, à Alexandrie et à Suez, pour réclamer le départ du président Hosni Moubarak. L’intervention médiatique de ce dernier, annoncée à partir de 17h, n’a pas encore eu lieu.

20h05 L’agence officielle annule finalement l’annonce de l’extension du couvre-feu, initialement décrété pour les villes du Caire, d’Alexandrie et de Suez.

19h45 Des véhicules blindés circulent dans Le Caire, selon des images de la chaîne Al Jazira. La foule enthousiaste les accueille. Curieux, souligne le Guardian : il s’agirait de la garde présidentielle...

19h03 Des affrontements ont été observés entre la police et l’armée, dans la capitale, laissant présager un retournement de la situation cette nuit. Plus tôt, Hosni Moubarak avait chargé l’armée de se déployer pour aider la police à faire respecter le couvre-feu déclaré dans trois villes (Le Caire, Suez et Alexandrie) puis étendu à l’ensemble du pays.

18h46 Le gouvernement égyptien étend le couvre-feu à tout le pays, alors que les manifestations, au Caire principalement, ne se résorbent pas.

18h44 La Bourse de New York creusait ses pertes ce vendredi à la mi-journée alors que s’aggravait la crise en Egypte, tandis que les prix du pétrole décollaient : le Dow Jones perdait 1,19% et le Nasdaq 2,39%. "C’est de l’aversion au risque en raison de l’escalade en Egypte, et des craintes que la situation pourrait s’étendre à d’autres pays de la région", a commenté Peter Cardillo, d’Avalon Partners. De leur côté, les prix du pétrole bondissaient de plus de 4% à New York, où le baril gagnait 3,61 dollars à 89,25 dollars.

18h40 D’après un membre de l’entourage de Mohamed El-Baradei, leader de l’opposition égyptienne, près de 80 000 manifestants seraient dans les rues de Port Saïd, en ce vendredi soir. Dans cette ville, selon The Guardian, un jeune de 14 ans aurait été tué.

18h36 Selon l’Associated Press, des manifestants auraient également pris d’assaut les locaux du ministère des Affaires étrangères égyptien, au Caire.

18h22 Après avoir été interdite aux manifestants, la place Tahrir au Caire est à nouveau assiégée par la foule. Des policiers ont d’ailleurs étaient vus aux bras et sur les épaules de manifestants, d’après un journaliste de l’Associated Press. Non loin de là, le bâtiment de la télévision et de la radio nationales, gardé par l’armée, est aussi entourée par les manifestants.

Des soldats sortis d’un véhicule blindé sont vus serrant des mains et saluant les manifestants.

18h14 La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton est intervenue ce vendredi soir à la télévision : "Nous sommes très inquiets au sujet des évènements en Egypte. Les droits fondamentaux doivent être respectés, la violence endiguée, et la liberté de communication rétablie." Elle ajoute : "Des réformes sont nécessaires pour le bon développement de l’Egypte. Le gouvernement égyptien devrait considérer son peuple comme un partenaire et non comme une menace."

17h57 Dans la capitale, une nouvelle prière se tient non loin du pont du 6 octobre, peut-on constater sur les images de la chaine Al Jazeera, alors que des tirs de la police visent les manifestants.

17h25 Selon la chaine Al Jazeera, le siège du PND, parti au pouvoir, au Caire, est en feu. Un symbole du régime tombe.

17h19 Le couvre-feu ne semble pas calmer la situation. Sur le pont du 6 octobre qui traverse le Nil, des manifestants ont mis le feu à un véhicule, voulant ensuite le renverser dans le fleuve.

17hHosni Moubarak doit s’exprimer dans la soirée ce vendredi, d’après un bandeau diffusé par Al Jazira. La télévision d’Etat, elle, annonce que le président égyptien a demandé à l’armée de faire respecter la sécurité avec la police et appliquer le couvre-feu décrété au Caire, à Alexandrie et Suez.

16h55Confusion dans les bureaux et les studios d’Al Jazira. Les forces de l’ordre "frappent à la porte"... et "n’apprécient pas que nous diffusions des images en direct depuis maintenant cinq heures", commentent les journalistes de la chaîne, au Caire, où la nuit tombe.

16h40 Au Caire, manifestants et forces de l’ordre font une pause le temps de la prière. Les jets de projectiles s’interrompent, les cris cessent, tout le monde s’immobilise et des tapis de prière font leur apparition.

16h38 Des dizaines de personnes ont été blessées dans le centre-ville du Caire et près de l’Opéra, en cette fin d’après-midi. "Moi, j’ai été atteint au bas du dos, il y a environ une soixantaine de blessés", a déclaré Waël, un manifestant montrant le sang s’écouler de sa blessure. Les ambulanciers évacuaient des blessés dans ce secteur du centre-ville, alors que les rues de la capitale égyptienne ne désemplissaient pas.

16h36 Après que l’armée est fait son entrée au Caire, quelques responsables militaires ont déclaré un couvre-feu à 18h dans la capitale, mais aussi à Suez et Alexandrie. Il sera effectif jusqu’à 7h samedi matin.

A Alexandrie par ailleurs, des manifestants ont incendié vendredi le siège du gouvernorat d’Alexandrie, dans le centre de la deuxième ville d’Egypte, a rapporté un journaliste de l’AFP. Au Caire, ce sont deux commissariats qui ont été incendiés.

16h25Un camion blindé de l’armée égyptienne a rejoint les manifestants devant les caméras d’Al-Jazira. Il est encore trop tôt pour en déduire un retournement de l’armée en faveur des contestations antigouvernementales.

16h19 L’International Crisis Group a condamné l’assignation à résidence de l’opposant Mohamed El-Baradei. Ce dernier siège au conseil d’administration de ce comité.

16h04 Le siège du PND (parti au pouvoir) à Damiette, port situé à environ 130 kms de la capitale, et à Al Mansoura ont été saccagés par les manifestants, d’après l’Association nationale pour le changement, dirigée par Mohamed El-Baradei.

16h A Alexandrie, deuxième ville d’Egypte, la police recule, d’après Al Jazira.

15h55 Le président Hosni Moubarak s’est illustré par son silence depuis le début des manifestations en Egypte. La presse gouvernementale assurait simplement vendredi que le président "suivait la situation" et avait téléphoné au gouverneur de Suez, où ont eu lieu de très violents accrochages, sans plus de détails.

Elle faisait aussi état d’un appel téléphonique du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, qui lui a exprimé sa "confiance dans la stabilité de l’Egypte". Ce dernier avait apporté son soutien au président déchu de Tunisie, Ben Ali, juste après sa fuite...

15h47 Un jour après son retour en Egypte, l’opposant Mohamed El-Baradei est assigné à résidence, selon des sources officiels égyptiennes.

15h40 La police se dit débordée à Suez. Les images d’Al Jazira montrent un véhicule des forces de l’ordre fendre la foule pendant qu’un autre flambe. Selon l’agence Reuters, la police aurait été contrainte de reculer face aux manifestants, abandonnant leurs véhicules. Un manifestant, appelé Hamada Labib, a été tué dans cette ville, ajoute pour sa part l’AFP.

15h21 L’agence de notation financière Fitch pourrait abaisser la note souveraine de l’Egypte, qui est actuellement de BB+, si les manifestations contre le pouvoir venaient à "menacer la performance économique et financière" du pays, indique-t-elle ce vendredi dans un communiqué.

15h17 Le journaliste du Figaro Adrien Jaulmes vient d’être arrêté par la police égyptienne, ainsi qu’un photographe de l’agence Sipa Press, Albert Facelly. Peu de temps après, l’AFP signale qu’un journaliste du Journal du Dimanche et un pigiste travaillant pour l’hebdomadaire Paris-Match, auraient aussi été arrêtés d’après des informations d’une source diplomatique.

15h05 Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées vendredi devant l’ambassade d’Egypte à Tunis pour réclamer le départ du président égyptien Hosni Moubarak en signe de solidarité avec les manifestants en Egypte. "On veut dire que les Tunisiens sont avec les Egyptiens. Ils souffrent comme nous avons souffert, il est temps que ça change", dit Monia Mechri, une employée venue manifester.

14h53 "Le gouvernement ne tombera pas", selon le président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée, également membre du Parti national démocrate au pouvoir. Dans une interview accordée à Al-Jazira, il a appelé le président égyptien Hosni Moubarak à "des réformes sans précédent" pour éviter une "révolution" en Egypte. "Nulle part au monde la sécurité n’est capable de mettre fin à la révolution. L’option sécuritaire seule n’est pas suffisante et le président est le seul à même de faire cesser ces évènements", a dit Mostapha al-Fekki.

14h41 Les quatre journalistes français arrêtés ont été libérés, selon les informations du Figaro.

14h38 Jack Shenker, correspondant pour le journal The Guardian, et qui suivait intensemment les manifestations en Egypte, vient d’être arrêté par la police, avec un autre activiste égyptien nommé Nour. Son père, Ayman Nour, dissident de premier plan, aurait reçu des jets de pierre au cours des manifestations. Egypte : les manifestants défient le couvre-feu

14h34 Selon The Guardian, une femme manifestant dans le centre du Caire aurait été tuée place Tahrir. Le nombre de morts s’élèverait alors à huit.

14h26 Les policiers déployés en force ont tiré des gaz lacrymogènes et des balles caoutchoutées pour disperser des dizaines de milliers de manifestants au Caire.

14h10 Le journaliste Jack Shenker, correspondant du Guardian, signale qu’au Caire la police semble prendre parti pour les manifestants. Il a vu un officier de police se débarrasser d’une grenade lacrymogène en signe de solidarité.

14h09 Les Etats-Unis ont financé à hauteur de plusieurs dizaines de millions de dollars des organisations de promotion de la démocratie en Egypte au grand dam du président Hosni Moubarak, selon des notes obtenues par WikiLeaks et publiées ce vendredi par le journal norvégien Aftenposten. L’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) aurait prévu de consacrer 66,5 millions de dollars en 2008 et 75 millions en 2009 à des programmes égyptiens sur la démocratie et la bonne gouvernance, selon une note de l’ambassade des Etats-Unis au Caire du 6 décembre 2007. "Le président Moubarak est profondément sceptique à l’égard du rôle des Etats-Unis dans la promotion de la démocratie", souligne un autre télégramme diplomatique datant du 9 octobre 2007.

14h00 D’après l’Associated Press, la police empêche Mohamed El-Baradei de quitter la mosquée dans laquelle il a fait la prière du vendredi. L’ancien chef de l’AIEA peut-il vraiment devenir le leader de l’opposition au président Hosni Moubarak ?

13h45 Selon la BBC en arabe, à Suez, 4000 manifestants font le siège de la préfecture en criant : "Egypte libre, Moubarak dehors". Dans la ville d’Ismaïlia, le siège du parti d’Hosni Moubarak aurait été saccagé.

13h15 A Amman en Jordanie, des manifestants défilent en scandant des slogans de soutien aux Egyptiens : "Ô Egypte, déploie tes hommes et débarrasse-nous de Hosni Moubarak", "Hosni Moubarak l’avion t’attend", "Salutations au peuple égyptien, toute la nation s’inspire de vous". Ils protestent contre la vie chère en Jordanie, autre pays vulnérable à la "contagion tunisienne" de la région.

13h00 D’après le quai d’Orsay, quatre journalistes français ont été arrêtés au Caire.

12h55 Au Caire, un journaliste d’Al Jazeera a été battu par des policiers en civil, alors qu’il était mélé à une foule qui empruntait un pont pour fuir les gaz lacrymogènes.

Hosni Moubarak l’avion t’attend

12h47 D’après des internautes sur Facebook, plus de 6000 Egyptiens manifesteraient dans la ville de Mansoura, capitale du gouvernorat de Dakahlia. Ils seraient en route vers la mairie.

12h40 La place Tahrir, dans le centre du Caire, serait complétement bloquée par les forces de police. Des manifestants se concentrent dans le quartier Al-Azhar (mosquée et université).

12h32 Lors de la prière de ce vendredi, plusieurs imams de la capitale auraient prêché des messages invoquant le pacifisme des manifestations qui secouent le pays depuis le début de la semaine.

12h20 Des accrochages ont éclaté en début d’après-midi entre la police et des manifestants devant une mosquée du centre du Caire où l’opposant Mohamed ElBaradei a participé à la prière hebdomadaire. La police a tiré en l’air des balles caoutchoutées et fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau pour disperser la foule sur la place de Guiza. Le correspondant du Guardian présent sur place, Jack Shenker, parle de "zone de guerre". Même manifestation et même dispersion dans le centre d’Alexandrie, rapporte l’AFP.

12h02 Selon le groupe Facebook We are all Khaled Said, des manifestations auraient démarré dans la ville de Kafr el-Dawwar, au nord du Caire. Et d’après la chaine Al Jazeera, la ville d’ Alexandrie serait aussi en proie à de vives protestations.

11h39 Selon des internautes sur place, les forces de sécurité égyptiennes bloqueraient la route entre Ismaïlia et Suez. Le métro de la capitale aurait été fermé pour la journée, et la sécurité aurait été aussi déployée dans le quartier Al Haram du Caire.

11h30 L’opposant Mohamed El-Baradei a accordé une interview au journal britannique The Guardian. Il y déclare : "J’envoie un message au monde entier : l’Egypte est un pays isolé par un régime à bout de souffle." Il ajoute : "Il y a bien sûr un risque pour ma sécurité aujourd’hui, mais c’est un risque qui vaut la peine. Je serais dans la rue aujourd’hui avec le peuple."

11h26 Selon le journal The Guardian, l’organisme Wikileaks aurait publié ce vendredi matin des câbles compromettants pour le régime de Moubarak : " La torture et la brutalité policière en Égypte sont endémiques et répandues. La police utilise des méthodes brutales contre la plupart des criminels de droit commun, afin d’obtenir des aveux, mais aussi contre des manifestants, certains prisonniers politiques et des passants malheureux", aurait donc écrit dans ses notes diplomatiques l’ambassadrice américaine en Egypte Margaret Scobey.

11h23 La prière traditionnelle du vendredi a commencé en Egypte. Selon la chaine Al Jazeera, des balles de caoutchouc auraient déjà été tirées dans la ville de Suez.

11h05La liberté d’expression doit être "totalement respectée" en Egypte, a déclaré ce vendredi à Davos (Suisse) le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, interrogé sur le blocage de l’internet dans ce pays. Il a également invité les autorités politiques de la région à considérer cette situation comme une "opportunité à s’engager sur les moyens de répondre aux aspirations légitimes de leurs peuples".

10h20 Un internaute sur Facebook fait le lien entre la coupure d’Internet et la diffusion d’une vidéo par l’Associated Press, montrant des affrontements violents entre la police et des manifestants.

10h14Les services de messagerie téléphonique mobile ne fonctionnaient non plus vendredi matin, une information confirmée par des usagers en province, et des internautes sur le groupe Facebook We are all Khaled Said. Les téléphones fixes fonctionnent cependant.

10hAu moins vingt membres des Frères musulmans, première force d’opposition en Egypte, ont été arrêtés dans la nuit de jeudi à vendredi, a annoncé l’avocat de cette formation, Abdelmoneim Abdel Maqsoud. Parmi les personnes arrêtées à leur domicile, figurent cinq anciens députés et cinq membres du bureau politique, dont les dirigeants les plus connus sont Essam El-Eriane et Mohammed Moursi.

Les Frères musulmans, principale force de l’opposition, ont annoncé qu’ils participeront aux manifestations "de la colère" prévues ce vendredi. Jusqu’ici ils avaient appuyé du bout des lèvres les manifestations qui ont commencé le 25 janvier, laissant à leurs membres le choix d’y participer.

9h "Le réseau internet est coupé aujourd’hui en Egypte", a déclaré la réception d’un grand hôtel de la capitale, une information confirmée par d’autres établissements. Plusieurs particuliers contactés par l’AFP à travers le pays ont également confirmé ne pas avoir accès au web. La société Arbor Networks a mis au point un graphique, illustrant la baisse de trafic Internet enregistrée en Egypte ce vendredi.

L’internet a été largement utilisé par les militants appelant aux manifestations hostiles au régime du président Hosni Moubarak qui secouent le pays depuis mardi. De nouveaux appels ont été lancés pour des manifestations vendredi, à l’issue des traditionnelles prières musulmanes qui ont lieu en milieu de journée.

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