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Egypte : des centaines de blessés dans des heurts entre pro et anti-Moubarak
(Le 2 février 2011)

Egypte : des centaines de blessés dans des heurts entre pro et anti-Moubarak

AFP, 02/02/2011 à 19:50

La place Tahrir au Caire, coeur de la contestation contre le président égyptien depuis neuf jours, s’est transformée mercredi en champ de bataille entre pro et anti Hosni Moubarak faisant au moins un mort et des centaines de blessés.

L’opposition a appelé à de nouvelles manifestations massives vendredi pour exiger le départ immédiat de M. Moubarak, en dépit de la promesse du président de s’effacer à la fin de son mandat en septembre, et l’ordre de l’armée de retour au calme.

Selon le ministère de la Santé, cité par la télévision d’Etat, un appelé de l’armée a été tué et 403 personnes blessées dans les affrontements. Des médecins volontaires dans l’hôpital de campagne installé dans une mosquée jouxtant la place Tahrir ont annoncé avoir accueilli au moins 500 blessés.

La place Tahrir (place de la libération), immense esplanade dans le centre du Caire, est depuis le 25 janvier le point de ralliement des manifestants anti-Moubarak, qui y campent par milliers chaque nuit malgré le couvre-feu.

Mercredi matin, des milliers de partisans du chef de l’Etat sont arrivés aux abords de la place, dont les accès sont gardés par des chars de l’armée. Après des heures de tensions, ils ont attaqué, sans relâche.

Les heurts ont été d’une extrême violence, à coups de pierres, de bâtons, de barres de fer et parfois de couteaux. Un enfant d’une dizaine d’années, touché à la tête, a été évacué inconscient.

Par endroits, les partisans du président ont chargé, montés sur des chevaux ou des chameaux, mais ils ont été repoussés. Certains, jetés à bas, ont été battus jusqu’au sang. Ils ont aussi jeté des blocs de pierre depuis des toits et des balcons d’immeubles surplombant la place.

La bataille a aussi gagné les abords du Musée égyptien, qui abrite des trésors inestimables de l’Antiquité pharaonique. Les soldats ont formé une chaîne pour protéger l’établissement, mais en fin d’après-midi, deux cocktails Molotov ont atterri dans la cour du musée.

A l’exception de tirs de semonce en début d’après-midi, les militaires ne se sont pas interposés, tentant plutôt de s’abriter.

A la nuit tombée, des gaz lacrymogènes ont été tirés contre les manifestants, mais leur origine n’était pas claire. Selon l’opposition, des policiers en civil se trouvaient parmi les pro-Moubarak, une information démentie par le ministère de l’Intérieur.

"Ce qu’on voit devant nous n’est jamais arrivé auparavant. Des accrochages entre Egyptiens, c’est la guerre civile", a déploré Mohamed Sayed Mostafa, 26 ans.

"L’armée a échoué dans son engagement à protéger les manifestants pacifiques. Le fait qu’une telle violence puisse continuer alors qu’ils se trouvent sur place pose la question de savoir s’ils ont reçu l’ordre de ne pas intervenir", a dénoncé Amnesty International.

En milieu de journée, l’armée avait appelé les manifestants à rentrer chez eux pour que "la sécurité et la stabilité" soient rétablies. "Vos revendications ont été entendues", a déclaré un porte-parole.

Dans un discours mardi soir à la télévision, M. Moubarak, au pouvoir depuis près de 30 ans, a annoncé qu’il ne briguerait pas de nouveau mandat lors de l’élection présidentielle en septembre.

Des centaines de personnes ont défilé mercredi dans plusieurs villes pour dire leur satisfaction après ce discours. "Maintenant, il faut le laisser tranquille, qu’il finisse son mandat. L’ex-gouvernement était composé de voleurs. Il sont partis, c’est bien", a déclaré Nadia Youssef Abdallah, 60 ans, à Suez (est).

Mais beaucoup n’étaient pas du même avis. Les Frères musulmans, principale force d’opposition, ont rejeté "toutes les mesures partielles proposées" par le président et refusé qu’il reste en poste jusqu’en septembre.

Le mouvement de contestation a appelé à une nouvelle manifestation massive vendredi, baptisée "vendredi du départ", dans laquelle elle entend réunir comme mardi plus d’un million de personnes.

L’accès à internet a été partiellement rétabli en milieu de journée, après plus de cinq jours de coupure. Et le couvre-feu en vigueur depuis vendredi au Caire ainsi qu’à Alexandrie (nord) et à Suez (est) a été allégé.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a jugé "inacceptables les attaques contre des manifestants pacifiques" et appelé à une "transition dans l’ordre et le calme". La Maison Blanche a appelé "à la retenue" et condamné les violences contre "les manifestants pacifiques".

Selon un bilan non confirmé de l’ONU, les heurts de la première semaine de contestation ont fait au moins 300 morts, et des milliers de blessés.

Les Etats-Unis ont aussi exprimé leurs inquiétudes pour les médias. La chaîne Al-Jazira est interdite depuis dimanche en Egypte. Le journaliste belge Serge Dumont a été molesté et arrêté mercredi alors qu’il couvrait une manifestation au Caire. Et trois journalistes israéliens, arrêtés pour ne pas avoir respecté le couvre-feu, ont été libérés mercredi.


Au centre du Caire, l’effroyable corps à corps

Le Parisien | Publié le 03.02.2011, 07h00

Son regard brûle, terrifiant. Derrière une barrière métallique, un Egyptien agite le poing. « On aime notre raïs (NDLR : chef). Il a fait beaucoup pour notre pays. Les manifestants sont tous des traîtres ! Arrêtez de dire le contraire », fulmine-t-il aux côtés d’autres partisans du président Hosni Moubarak.

Hors d’eux, ces hommes sont retenus à l’un des barrages qui permet d’accéder à la place Tahrir, au centre de la capitale égyptienne. « Moubarak ! Moubarak ! » s’époumonent-ils en cette fin de matinée.

« Que se passe-t-il ? Qu’est-ce qu’ils font tous là ? » s’affole Nermine, 34 ans. Hier, au centre du Caire, la violence suinte dans les rues. Et les manifestants qui réclament sans violence depuis une semaine un changement politique se crispent. Des vagues d’hommes se déversent vers la place centrale. Mais sur leurs drapeaux, plus d’appels à la liberté et à une transition démocratique. C’est le portrait de Moubarak qu’ils brandissent. « A bas les infidèles ! Il faut frapper les traîtres et les étrangers qui font offense à Moubarak. Le président doit être défendu, c’est un grand homme », scande un passant. Derrière lui, des coups de poing fusent. Des cris s’échappent de la foule électrique. Un manifestant anti-Moubarak est passé à tabac sous le regard placide des militaires, tandis qu’un photographe échappe de peu au lynchage, grâce à l’aide de passants.

Tendus, les soldats continuent de vérifier le contenu des sacs des Egyptiens qui affluent vers la place Tahrir, mais les défenseurs de Moubarak sont trop nombreux. Armés de bouts de bois, de machettes, à pied, parfois à cheval ou même à dos de chameau, ils parviennent à se faufiler au milieu de la place. « Ils ont été payés par le gouvernement ou alors ce sont des policiers. Ils ne savent même pas pourquoi ils sont là », se fige Shérif, hypnotisé par les scènes d’émeutes qui éclatent autour de lui. Son épouse se glace : « Je ne comprends pas. On n’a pas entendu d’appel à un quelconque rassemblement de pro-Moubarak à la télé. »

Les accrochages se multiplient et basculent irrésistiblement dans une guérilla urbaine. Après les poings, les gourdins et les cailloux. Des corps s’écroulent, des visages saignent. Au milieu de ces heurts terribles, l’appel à la prière retentit sur la place. Malgré les mouvements de foule, des hommes s’agenouillent en direction de La Mecque pour entamer leur litanie : « Allah akbar ! (NDLR : Dieu est grand). » Une pluie de coups de bâtons s’abat autour d’eux, tandis que des jeunes cassent le muret du terre-plein central pour se munir de pierres. Partout, des cris, des courses paniquées. Le chaos.

Nerveux, le doigt posé sur la gâchette de son kalachnikov, un militaire observe, désemparé. « On est tous Egyptiens », clame le jeune homme avant de rentrer dans son char. Sous les yeux des militaires, imperturbables, des hurlements et du sang. Par dizaines - les heurts ont fait trois morts et 639 blessés, selon un bilan officiel -, des victimes sont escortées à l’extérieur de la place. « Ils nous ont volé notre révolution », gémit Aisha, 32 ans, en courant sur le pont Qasr al-Nil. Du sang coule sur le front de son mari. « Une pierre, souffle-t-il, le teint pâle. Ce sont des baltaga, des gens des bidonvilles payés pour casser. Nous, on a toujours protesté pacifiquement. »

Lorsque la nuit tombe, une pluie de cocktails Molotov illumine la place Tahrir, toujours transformée en un vaste champ de bataille où se déchirent encore des cohortes de manifestants derrière des barricades. Sous le bourdonnement des hélicoptères, les sirènes des ambulances. Les chars des militaires ne bougent pas.


Chrono d’aujourd’hui

Le Parisien, AFP | Publié le 02.02.2011, 19h45

LE CAIRE, 2 FEVRIER 2011. Au moins 500 personnes ont été blessées dans les affrontements opposant les anti-Moubarak aux partisans du régime.

Au lendemain de la mobilisation géante qui a rassemblé plus d’un million de personnes, et alors que le président égyptien a annoncé qu’il ne quittera pas le pouvoir avant l’élection présidentielle de septembre, de violents heurts ont opposé ce mercredi, dans la capitale, les pro et les anti-Moubarak.

19h40. L’Iran a accuse les Etats-Unis de faire obstacle à la révolte en Egypte.Téhéran estime que l’envoi au Caire de l’ancien ambassadeur américain en Egypte, Frank Wisner, est une manœuvre pour faire obstacle au soulèvement populaire et « concevoir des conspirations ».

19h30. La ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie appelle à l’arrêt de la violence en Egypte. « L’usage de la violence doit être banni de part et d’autre », a-t-elle expliqué sur Canal+, en regrettant le blocage de la situation politique en Egypte. Il faut « qu’il y ait un processus de transition pacifique (...) pour écouter ce que disent les Egyptiens », a-t-elle ajouté. Interrogée pour savoir si la France plaidait pour un départ immédiat de Hosni Moubarak ou seulement lors de la présidentielle de cet automne, elle a répondu : « Ce n’est pas à nous de le décider ». Elle a jugé que ce que pouvait faire la France aujourd’hui, c’était « appeler à la retenue ».

18h50. Un militaire a été tué dans les affrontements violents du Caire, a indiqué la télévision d’Etat. Il s’agit d’un appelé de l’armée, selon le porte-parole du ministre de la Santé. Selon lui, 403 personnes ont été blessées, alors que des sources médicales font état d’au moins 500 blessés.

18h40. Trois journalistes israéliens interpellés en Egypte ont été libérés et vont rentrer en Israël, selon le ministère des Affaires étrangères de l’Etat hébreu.

18h20. Selon « le New York Times », des Egyptiens auraient été approchés pour manifester en faveur de Moubarak contre de l’argent.

18h15. Le plus haut gradé américain, l’amiral Mike Mullen, affirme avoir « confiance » dans l’armée égyptienne pour assurer la sécurité du pays et du canal de Suez au cours d’un entretien téléphonique avec son homologue, le général Sami Anan, selon le Pentagone.

17h53. Le ministre belge des Affaires étrangères demande la « libération immédiate » du journaliste belge molesté et arrêté alors qu’il couvrait une manifestation au Caire plus tôt dans la journée (lire ci-dessous).

17h30. Au moins 500 manifestants de la place Tahrir ont été blessés. Dans une mosquée transformée en hôpital de campagne tout près de la place, un médecin estime que le bilan pourrait être plus lourd car « d’autres blessés ont été transférés vers d’autres hôpitaux ». Ce chiffre a été confirmé par deux autres médecins sur place.

17h27. Des détonations sont entendues dans le centre du Caire, rapporte notre envoyée spéciale.

17h20. A la tombée de la nuit, des gaz lacrymogènes sont utilisés pour disperser les manifestants anti-Moubarak dans la capitale égyptienne.

17h10. Des cocktails Molotov atterrissent dans la cour du Musée égyptien, qui abrite des trésors inestimables de l’Antiquité pharaonique. L’armée éteint un début d’incendie : le feu s’était propagé à un arbre devant le musée.

17h08. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu met en garde contre le risque que le soulèvement populaire égyptien ne débouche sur une période « d’instabilité et d’incertitude pendant de nombreuses années » dans la région.

17 heures. Les Etats-Unis « déplorent et condamnent » la violence contre les manifestants, déclare la Maison Blanche.

16h42. L’AFP annonce des centaines de blessés place Tahrir parmi les manifestants. Plusieurs d’entre eux sont transportés sur les épaules de leurs camarades. Des pro-Moubarak leur jettent des blocs de pierre, depuis des toits d’immeubles ou des balcons surplombant la place.

16h25. Deux journalistes suédois du quotidien « Aftonbladet » ont été pris à partie par la foule au cours d’un reportage dans un quartier pauvre du Caire. Alors qu’ils demandaient à deux femmes fouillant des poubelles s’ils pouvaient les filmer, un attroupement s’est formé. Certains les ont accusés d’être des agents du Mossad (services secrets israéliens). Un soldat les a tirés de là mais les a menacés avant de les laisser partir.

16h20. Les Etats-Unis s’inquiètent « des arrestations et des attaques » contre les médias couvrant la crise égyptienne, par le biais du porte-parole de leur diplomatie.

16h10. L’opposant Mohamed ElBaradei demande à l’armée d’intervenir, selon Al Jazeera.

16h05. Pour l’ONU, les attaques contre des manifestants pacifistes sont « inacceptables ». Son secrétaire général, Ban Ki-moon, appelle à une « transition dans l’ordre et le calme » en Egypte, ajoutant que « les Nations-Unies sont prêtes à fournir leur aide » au Caire.

15h55. Les manifestants anti-Moubarak saluent les tirs de semonce de l’armée par une explosion de joie, certains montant sur les chars au côté des militaires, qui ne s’étaient pas interposés jusque-là .

15h50. Le quotidien belge « Le Soir » annonce qu’un de ses journalistes a été interpellé ou enlevé au Caire. Après avoir été « molesté », « tabassé » ce mercredi, alors qu’il couvrait la manifestation pro-Moubarak au Caire, le journaliste a brièvement joint par téléphone sa rédaction. Il a indiqué avoir été emmené dans un poste militaire, où il s’est entendu accuser d’espionnage, puis annoncer qu’il allait être transféré vers des services de sécurité.

15h40. L’armée est intervenue avec des tirs de semonce pour tenter de mettre fin à de violents heurts, selon l’AFP.

15h20. Des dizaines de personnes ont été blessées dans les heurts. Les opposants à Hosni Moubarak contrôlent désormais la place Tahrir. La bataille s’est déplacée près du Musée égyptien, non loin de là.

15h20. L’Egypte refuse les appels à une transition immédiate du pouvoir, a indiqué mercredi le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Hossam Zaki, après des appels répétés en ce sens au sein de la communauté internationale, notamment des Etats-Unis et de l’Union européenne.

15h10. Selon les images diffusées en direct du Caire par Al Jazeera, manifestants et contre manifestants s’affrontent à coups de projectiles. L’armée essaie de séparer les deux camps.

15 heures. Des coups de feu sont entendus place Tahrir, selon Al Jazeera. Le ministère de l’Intérieur nie la présence de policiers en civil parmi les manifestants, alors que les anti-Moubarak accusent le gouvernement d’avoir envoyé des groupes de casseurs.

14h55. « On est tous égyptiens ! On est tous égyptiens », lancent des soldats aux protagonistes. Sur place, on dénombre déjà plus d’une cinquantaine de blessés, souvent atteints à la tête. On assiste à des batailles entre groupes de pro et d’anti-Moubarak, à coups de pierres et de bâtons, des gens se font lyncher lorsqu’ils sont au sol.

14h52. Un photographe français a été blessé à la tête et évacué.

14h45. Les Frères musulmans refusent que Moubarak reste à la tête de l’Etat jusqu’à la fin de son mandat en septembre, selon un communiqué.

14h25. La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a appelé mercredi le président égyptien Hosni Moubarak à agir « le plus vite possible » pour réaliser la « transition » politique demandée par les manifestants.

14h12. Des pro-Moubarak qui chargeaient les manifestants à dos de cheval et de chameau sont désarçonnés et battus par la foule, peut-on voir en direct sur Al Jazeera. Au moins six personnes ont ainsi été frappées à coups de bâtons et traînées au sol, le visage en sang, selon l’AFP.

14 heures. Des hommes à dos de cheval ou de chameaux remontent la place, chargeant la foule. Il semble qu’il s’agisse de manifestants pro-Moubarak.

13h50. La confusion la plus totale règne sur la place Tahrir. On assiste à des mouvements de foule dans toutes les directions.

13h45. Selon l’AFP, les heurts entre manifestants auraient fait des blessés.

13h40. Sur les images diffusées en direct on aperçoit des colonnes de fumée, sans pouvoir distinguer s’il s’agit de gaz lacrymogène ou de début d’incendie. L’armée est très discrète.

13h30. Selon des images diffusées par la télévision AL Jazeera, de violents accrochages se produisent entre les deux clans sur la place.

13h25. Armés de bâtons, les pro-Moubarak repoussent avec violence les anti-régime et sont entrés en force place Tahrir qu’ils tentent d’occuper. Il s’agirait, selon les manifestants, de policiers en civil.

13h16. « Ils n’y a pas que les gens qui sont sur la place Tahrir qui ont raison ! Il ne faut pas que Moubarak s’en aille, il a fait de bonnes choses pour le pays », lancent les pro-Moubarak, virulents avec les journalistes, rapporte l’envoyée spéciale du « Parisien » qui a assisté à de brèves échauffourées.

13h09. Les pro et les anti-Moubarak se font face. La situation est explosive, les supporteurs du présidents sont très énervés. « Un homme vient de détruire ma caméra alors que je filmais la manifestation pro-Moubarak », indique sur Twitter la journaliste égyptienne Nadia El-Awady, présente place Tahrir.

12h57. « L’ère Moubarak dans la politique égyptienne est révolue », a estimé le chef de la diplomatie suédoise, Carl Bildt, appelant à la tenue d’« élections libres et équitables ».

12h51. Nombreux et très énervés, des supporteurs d’Hosni Moubarak, 20 000 selon le correspondant de Sky News, parviennent à atteindre la place Tahrir en lançant des slogans pro-régime, rapporte l’envoyée spéciale du Parisien. L’ambiance « est très tendue ».

12h37. « Pas de dialogue avec Moubarak et ses supporteurs », peut-on lire sur une banderole place Tahrir alors que certains évoquent maintenant des milliers de pro-régime en route pour la place.

12h15. L’appel à manifester contre Moubarak vendredi est maintenu malgré la demande faite par l’armée aux manifestants de rentrer chez eux. L’opposition refuse toute négociation avec le pouvoir.

12h04. Al Jazeera rapporte des heurts entre pro et anti-Moubarak à proximité de la place Tahrir vers laquelle des milliers de personnes convergent à nouveau. L’armée fait tampon entre les protagonistes.

11h47. Les candidates à l’élection de Miss Allemagne écourtent leur stage de préparation à Hurghada, en bord de Mer Rouge, selon Ines Klemmer une responsable du concours. « Nous avons reçu de nombreux coups de fils » des familles qui « voient les images du Caire et sont inquiètes, et c’est pourquoi nous rentrons par avion demain (jeudi) au lieu de samedi », a-t-elle dit à l’AFP.

11h35. Le Parlement a suspendu ses séances jusqu’à la révision des résultats des dernières élections législatives des 28 novembre et 5 décembre, entachées d’accusations de fraude et de violences, a rapporté mercredi l’agence de presse officielle Mena. « Le président de l’Assemblée Fathi Sorour a chargé le secrétaire général du Parlement, Sami Mahrane, de contacter la haute commission électorale pour obtenir les noms des députés visés par des décisions de justice », selon Mena, alors que la justice avait prononcé l’annulation des résultats des élections dans de nombreuses circonscriptions.

11h25. Le couvre-feu est allégé au Caire ainsi qu’à Alexandrie (nord) et à Suez (est), a annoncé la télévision d’Etat. Il commencera à 17 heures locales (16 heures à Paris) au lieu de 15 heures et se terminera à 7 heures (6 heures à Paris) contre 8 heures. Il avait été décrété jusqu’à nouvel ordre vendredi dernier.

11h14. L’annonce du président Moubarak, « de ne pas se présenter aux prochaines élections, a représenté un pas en avant », selon la ministre espagnole des Affaires étrangères Trinidad Jimenez qui souhaite que l’Egypte engage de « vraies réformes, avec des changements en profondeur ».

11h08. Selon des journalistes de l’AFP, l’accès à Internet serait rétabli, au moins partiellement, après plus de cinq jours de coupure.

11h06. Selon Al Jazeera, des pro-Moubarak et des anti se font face à proximité de la place Tahrir.

10h57. La chaîne Al Jazeera qui déplore un brouillage de sa diffusion dans tout le monde arabe, estime que « certains pouvoirs ne veulent pas que nos images appelant à la démocratie et aux réformes soient accessibles au public ».

10h48. L’armée appelle les manifestants à rentrer chez eux pour permettre le retour de la sécurité et de la stabilité dans un communiqué lu à la télévision d’Etat.

10h16. Nicolas Sarkozy souhaite que la transition s’engage « sans tarder » et « sans violence », indique l’Elysée.

10h12. Certains manifestants pro-régime veulent marcher sur la place Tahrir toujours occupée par plusieurs milliers d’anti-Moubarak. « Les gens bien ont quitté la place après le discours de M. Moubarak hier. Ceux qui restent sont des traîtres », affirme Gamal Ibrahim, un journaliste qui participe au rassemblement pro-Moubarak.

10h08. Le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle s’est félicité mercredi que Hosni Moubarak « veuille ouvrir la voie à un renouveau politique », au lendemain d’un discours du président égyptien.

9h50. Des pro-Moubarak, environ 500, se sont rassemblés dans le centre du Caire. « Oui à Moubarak, pour protéger la stabilité, » peut-on lire sur une des banderoles déployées par le groupe aux abords de l’immeuble de la télévision nationale, à un kilomètre environ de la place Tahrir.

9h25. « Ecoutez les cris du peuple et leurs revendications très humanistes (...) Il vous faut satisfaire sans hésitations la volonté de changement provenant du peuple ». Pour le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, l’annonce du président Hosni Moubarak de rester au pouvoir jusqu’à la présidentielle de septembre est insuffisante.

7h00. Fidel Castro juge que « le sort » d’Hosni Moubarak « en est jeté » et que le soutien traditionnel des Etats-Unis à son régime n’y pourra rien.

6h45. Barack Obama appelle Hosni Moubarak à engager une transition « immédiate ».

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