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Kasserine (Tunisie) : La sous-préfecture pillée et saccagée
(Le 31 janvier 2011)

[Bien entendu, les nouveaux maîtres démocrates (dont l’UGTT) accusent les pilleurs d’être liés au RCD de Ben Ali. Rappelons qu’ils s’étaient déjà opposés dès décembre aux pillages, prétextant qu’il s’agissait uniquement de mener "un mouvement politique contre la dictature". Et qu’ils n’ont pas hésité à envoyer des ministres (avant de démissionner) au sein du gouvernement composé essentiellement de membres du RCD.
D’instinct, sur ces pillages dans la zone où a démarré le mouvement, nous y verrions plutôt une partie des révoltés qui a été chassée de la place devant la Kasbah à Tunis il y a quelques jours et qui, retournée d’où elle venait, réaffirme sa force face au pouvoir et à un Etat toujours dirigé par la bureaucratie RCD
]

TUNISIE - La sous-préfecture de Kasserine pillée et saccagée

AFP, 31/01/2011 à 18:18

Plusieurs centaines de personnes auraient attaqué la sous-préfecture et la maison du sous-préfet dans cette ville du centre-ouest.

La sous-préfecture de Kasserine, ville frondeuse du centre-ouest de la Tunisie, a été pillée et saccagée lundi par plusieurs centaines de personnes, selon des sources syndicales contactées par l’AFP et l’agence officielle TAP. Selon ces mêmes sources, les forces de l’ordre ne sont pas intervenues dans cette localité, qui a connu des affrontements violents entre la police et des manifestants lors des émeutes qui ont conduit à la chute du régime Ben Ali. "Plusieurs centaines de personnes se sont attaquées à la sous-préfecture et à la maison du sous-préfet ce matin (lundi).

"Ils ont tout pillé et saccagé", a déclaré Choukri Hayouni, un syndicaliste joint à Kasserine. "Ils ont tout pris, des meubles, des ordinateurs, des montants de fenêtres, de la vaisselle. J’en ai même vu avec des petites cuillères", a affirmé un autre syndicaliste, Sadok Mahmoudi. Ils ont en outre affirmé que les pillards étaient "encadrés par des gens du RCD", l’ancien parti au pouvoir du président déchu Ben Ali. Cette information n’avait pu être confirmée par d’autres sources.

Selon l’agence officielle TAP, "le gouvernorat de Kasserine a été ces dernières heures le théâtre de troubles". "Des malfaiteurs ont attaqué des institutions et terrorisé les habitants", affirme la TAP, précisant qu’avaient été notamment visés les bâtiments de la sous-préfecture, la maison des jeunes et un lycée professionnel. Les deux syndicalistes de la puissante centrale UGTT (Union générale des travailleurs tunisiens) ont affirmé que l’armée, qui était présente, n’était pas intervenue pour mettre fin aux troubles.


Le Lendemain...
Tunisie : des centaines de manifestants à Kasserine, police absente

(AFP) - 1er février 2011

TUNIS - Des centaines de manifestants se sont rassemblés mardi matin dans le centre de Kasserine, dans le centre de la Tunisie pour dénoncer la situation chaotique de cette ville secouée lundi par de violents incidents ;.

Selon Mohamed Drbali, membre du "comité régional pour la sauvegarde de la révolution" et Sadok Mahmoudi, un syndicaliste, les manifestants, qui ont finalement été dispersés par l’armée, exigeaient une solution urgente pour mettre fin à une situation jugée "chaotique et instable".

Ils réclamaient également la "punition" des "malfaiteurs" qui se sont livrés lundi à des pillages et saccages.

D’après ces sources, la police était totalement absente de la ville, tandis que des blindés de l’armée étaient stationnés près des bâtiments officiels.

Très peu d’enfants se sont rendus à l’école ou au lycée, et quelques rares boutiques étaient ouvertes.

Toujours d’après les mêmes sources, 18 personnes ont été arrêtées lundi soir par des habitants de la ville, et l’une d’elles aurait avoué "avoir été payée" par le RCD, le parti au pouvoir sous le régime du président Ben Ali "pour semer des troubles".

Cette affirmation n’a pas pu été confirmée de source indépendante.

Six ont été relâchés, les 12 autres auraient été transférées dans une caserne.

Lundi, la sous-préfecture de Kasserine a été pillée et saccagée par plusieurs centaines de personnes, selon des sources syndicales contactées par l’AFP et l’agence officielle TAP. Selon ces mêmes sources, les forces de l’ordre ne sont pas intervenues.

"Plusieurs centaines de personnes se sont attaquées à la sous-préfecture et la maison du sous-préfet ce matin (lundi). Ils ont tout pillé et saccagé", avait déclaré à l’AFP Choukri Hayouni, un syndicaliste joint à Kasserine.

Kasserine avait connu début janvier des affrontements très violents entre policiers et manifestants qui avaient fait au moins 21 morts, dans la ville même et dans la localité voisine de Thala, selon l’ONG Human Rights Watch.

La révolte tunisienne avait débuté le 17 décembre par la tentative de suicide par le feu à Sidi Bouzid (centre-ouest) d’un jeune marchand ambulant de fruits et légumes, Mohamed Bouazizi, qui est décédé par la suite, précipitant la chute du président Ben Ali le 14 janvier.

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