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Kef (Tunisie) : une protestation contre un chef de la police part en émeute
(Le 6 février 2011)

[La propagande des démocrates tunisiens qui souhaitent actuellement se partager le gâteau du pouvoir continue, accusant tout trouble d’être financé par l’ex-parti de Ben Ali... Il est clair pour nous que ce qui s’y joue est plutôt la poursuite du soulèvement populaire, dans un pays où presque tous les dirigeants et les structures d’avant sont restées en place]

Kef (Tunisie) : une protestation contre un chef de la police dégénère

ats / 06 février 2011 07:53

Quatre personnes ont été tuées samedi dans des affrontements entre des manifestants et des policiers dans la ville du Kef, dans le nord-ouest de la Tunisie, a indiqué une source au ministère de l’Intérieur. Les autorités prévoient toutefois une amélioration de la situation sécuritaire, en allégeant le couvre-feu.

Les autorités tunisiennes ont annoncé vendredi soir une réduction de deux heures du couvre-feu, "en raison de l’amélioration de la sécurité dans le pays". Le gouvernement de transition ne baisse pas pour autant la garde. Le souvenir de l’"assaut" donné lundi par des centaines de personnes contre le ministère de l’Intérieur est encore frais. Le ministre avait dû s’enfuir du bâtiment.

Par ailleurs, la situation peut toujours dégénérer sur le terrain, comme à Kef, où quatre personnes ont trouvé la mort dans une manifestation. Plusieurs centaines de manifestants voulaient le limogeage du chef de la police de la ville du Kef pour "abus de pouvoir dans l’exercice de ses fonctions". Il gifle une manifestante

La manifestation a dégénéré en affrontements, lorsque ce dernier a giflé une manifestante, provoquant la colère de la foule qui a tenté de s’introduire dans le poste de police avant d’y mettre le feu. La police a répliqué en tirant et deux manifestants, âgés de 19 ans et 49 ans, ont été tués. Trois autres manifestants avaient été grièvement blessés avant que deux d’entre-eux ne meurent.

Samedi soir, le calme était revenu à Kef et le chef de la police locale, a été "placé en état d’arrestation", selon une source syndicale.


Tunisie : retour au calme au Kef, l’armée quadrille la ville

AFP / 06 février 2011 18h52

TUNIS - Un calme précaire est revenu dimanche soir au Kef, ville du nord-ouest de la Tunisie désormais placée sous le contrôle de l’armée et où l’incendie qui a ravagé dans l’après-midi le siège de la police a été maîtrisé, a-t-on appris de source syndicale.

"Le calme est revenu. Les bandes de jeunes qui pillaient ont disparu mais les gens sont très méfiants et ont peur de sortir", a déclaré à l’AFP Raouf Hadaoui, un syndicaliste joint par téléphone depuis Tunis.

L’incendie qui a ravagé l’immeuble de la police a été "maîtrisé par les pompiers", qui ont travaillé sous la protection de l’armée, a-t-il précisé.

"La police est invisible. L’armée est déployée" aux carrefours stratégiques de la ville et devant les principaux bâtiments publics, a-t-il encore ajouté.

Après de premiers affrontements qui s’étaient soldés samedi par la mort de deux manifestants selon le ministère de l’Intérieur, quatre de sources syndicales, de nouveaux heurts ont éclaté dimanche au Kef.

L’immeuble abritant le siège de la police, déjà en partie incendié samedi par des manifestants qui exigeaient le départ du chef de la police locale, a été à nouveau pris pour cible dimanche, cette fois par des bandes de jeunes qui se sont ensuite livrés à des pillages à travers la ville.

Ces bandes ont aussi tenté d’attaquer la prison du Kef pour libérer des détenus et ont été repoussés par l’armée, ont déclaré à l’AFP Raouf Hadaoui et un autre syndicaliste, Abdelatif Bouguera.

Tous deux ont affirmé que les jeunes, organisés en bandes mobiles, étaient payés ou encadrés payés par le Rassemblement constitutionnel démocratique, l’ex-parti au pouvoir sous Zine El Abidine Ben Ali, "pour semer le trouble".

Dans la journée, ils avaient décrit le ballet des ambulances autour de l’immeuble en flammes de la police, tandis qu’un hélicoptère militaire survolait la ville.

"On ne sait pas combien de personnes ont été blessées", a déclaré M. Hadaoui, précisant avoir vu un homme "avec une fracture à une jambe".

Dimanche, le gouvernement est resté silencieux sur ces violences.

Une source autorisée au ministère de l’Intérieur a simplement donné à l’AFP un bilan des affrontements de la veille, parlant de deux morts et 13 blessés, dont quatre policiers.

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