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Burkina Faso : manifs étudiants/lycéens, incendies de comicos... et évasions
(Le 8 mars 2011)

Burkina : une vingtaine de détenus s’évadent lors de manifestations de jeunes

AFP / 07 mars 2011 23h22

OUAGADOUGOU - Une vingtaine de détenus se sont échappés lundi au Burkina Faso après l’incendie de quatre commissariats par des jeunes lors de manifestations organisées pour dénoncer de récentes violences dans lesquelles quatre jeunes avaient été tués.

Le gouvernement du président Blaise Compaoré a condamné lundi soir des "dérives inacceptables" et promis de "prendre ses responsabilités pour que cessent ces agissements".

Alors que le gouvernement avait ordonné la reprise lundi des cours suspendus depuis une dizaine de jours après les violences, les jeunes sont descendus dans les rues pour réclamer justice.

A Yako, localité située à environ 100 km au nord de Ouagadougou, "les élèves ont mis le feu ce matin au commissariat et ont laissé échapper une dizaine de détenus que nous avions placés en garde à vue", a indiqué à l’AFP par téléphone un policier sous couvert de l’anonymat.

Le commissariat de Koupèla (140 km à l’est de la capitale) a également été incendié, et neuf détenus ont pu s’en évader, selon des habitants.

"Il n’y a plus rien, tout est parti, même les prisonniers", a témoigné un enseignant de Koupèla dans la journée. "Actuellement les enfants s’amusent sur les restes des murs du commissariat".

Les manifestants ont mis le feu au commissariat de Gourcy (nord), et à Dori (nord-est) la direction régionale de la police, qui abrite également le commissariat, a été aussi incendiée, a rapporté un habitant, Amadoun Maïga.

Dans ces deux localités, les détenus avaient été transférés des commissariats vers d’autres sites avant l’arrivée des manifestants, selon des sources concordantes.

Les manifestations ont été entraînées par la mort de six personnes, tuées lors de marches fin février dans la région du Centre-Ouest : quatre élèves tués par balles, un policier lynché par les manifestants et un garagiste également mort par balles.

Des manifestations pacifiques ont été signalées lundi à Bobo Dioulasso, deuxième ville du pays, Koudougou (ouest), Gaoua (sud-ouest), Fada N’Gourma (est), Tenkodogo (nord), Pô et Léo (sud).

Lundi soir, le gouvernement a dénoncé dans un communiqué l’incendie des commissariats de police et des "actes de vandalisme sur des édifices publics".

Il "condamne fermement ces dérives inacceptables et ces comportements dont il est difficile de faire le lien avec le désir de manifestation de la vérité" sur la mort des manifestants, selon ce texte.


Burkina Faso : la colère des élèves et étudiants ne retombe pas

Par RFI, mardi 08 mars 2011

Au Burkina Faso, alors que le gouvernement avait ordonné la reprise des cours, le 7 mars, suspendus depuis une dizaine de jours après des violences, les jeunes sont descendus dans les rues pour réclamer justice. Dans certains encroits , il y a eu des barricades et des commissariats incendiés.

La journée du 7 mars a été plus que mouvementée partout dans le pays. Une dizaine de localités ont en effet enregistré des manifestations plus ou moins violentes. Selon un communiqué du gouvernement lu à la télévision nationale, des commissariats ont été incendiés, des édifices publics vandalisés, des barricades érigées, des grèves et marches organisées.

Des actes qualifiés de dérives inacceptables, par le gouvernement qui hausse le ton : « le gouvernement rappelle que nous sommes dans un Etat de droit. Les manifestations sont autorisées si elles respectent les dispositions de la loi. Par conséquent, le gouvernement prendra ses responsabilités pour que cessent ces agissements contraires aux règles qu’impose l’Etat de droit à chaque citoyen. Le gouvernement encourage les élèves et les étudiants à rester sereins, à poursuivre les cours, à privilégier le dialogue et la concertation dans notre commune recherche de la vérité et de la justice ».

Alors que l’ANEB, le puissant syndicat d’élèves et étudiants du pays envisage une marche pacifique dès le 9 mars, le gouvernement, lui, assure qu’il poursuivra ses efforts pour que la lumière soit faite sur ce qui a déclenché cette affaire. Il s’agit de la mort suspecte fin février d’un élève dans un commissariat de la région de Koudougou.

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