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Tunis : trois manifs, les islamos avec les syndicalistes, et des échauffourées + le coût des élections + les keufs se réorganisent
(Le 15 août 2011)

Heurts en marge d’une manifestation pacifique à Tunis

AP 15-08-11 à 22:10

TUNIS (AP) - La police a fait usage de gaz lacrymogènes lundi pour disperser une manifestation anti-gouvernementale dans le centre de Tunis, a-t-on constaté sur place.

C’est la première fois depuis plus de deux mois que de telles scènes se produisent dans la capitale après les violences qui ont suivi la fuite de l’ex-président Zine El Abidine Ben Ali chassé par un "tsunami populaire".

Organisée à l’initiative d’avocats et de magistrats, la manifestation a rassemblé plusieurs centaines de personnes qui réclamaient "l’assainissement de la magistrature des symboles de la corruption" et accusaient le gouvernement de "laxisme" dans le jugement des responsables du régime de Ben Ali qui a dirigé le pays d’une main de fer pendant 23 ans.

"Le peuple veut une justice indépendante", "la Tunisie est libre, voleurs RCDéistes dehors", scandaient les protestataires, en référence aux membres de l’ancien parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), dissous.

Alors qu’ils se dirigeaient vers le ministère de l’Intérieur, la police anti-émeutes a chargé, les pourchassant dans les rues environnantes. Certains protestataires ont jeté des pierres en direction des agents et brisé les devantures de magasins, les policiers ripostant à coups de gaz lacrymogènes et frappant les manifestants à coups de matraques.

Selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur Hichem Mouaddeb, les forces de l’ordre ont procédé à plusieurs interpellations à la suite du saccage de commerces.

En revanche, une marche organisée à l’appel de la centrale syndicale, l’UGTT, et à laquelle ont participé plusieurs partis et organisations de la société civile, s’est déroulée sans incidents.

Plus de 3.000 personnes, selon les organisateurs, 2.000, selon la police, ont défilé sur l’avenue Mohammed V, l’une des principales artères de la capitale, appelant à "une nouvelle révolution" et à "un vrai changement".

"La police politique continue d’agir et de frapper les manifestants, les juges corrompus sont toujours présents", a dénoncé Habib Karray, membre du bureau politique du parti Baath, jugeant impératif une rectification du processus révolutionnaire pour que l’échéance électorale du 23 octobre ne soit pas remise en question.

Selon le porte-parole de l’UGTT, la centrale syndicale n’appelle pas à la chute du gouvernement de Béji Caïd Essebsi, mais déplore la lenteur du processus.


Tunisie - Et encore une manifestation qui déborde !

Vu par le site réac Businessnews, 16/08/2011, mais qui est plus précis sur les trois manifs

Quand les matraques et les bombes lacrymogènes reprennent du service après des mois de repos face à des manifestants, pour la plupart des jeunes qui jouent la provocation usant d’insultes et de gros mots au milieu d’une population médusée, une question nous trotte l’esprit : qui a intérêt à semer la zizanie et à faire retourner le climat de chaos et de confusion en Tunisie ? Surtout que le pays se trouve, à peine, à dix semaines des élections de l’assemblée constituante...

Lundi 15 août 2011 et 15 Ramadan, les avocats et les magistrats ont appelé à une marche de protestation pacifique pour proclamer l’indépendance de la magistrature et pour que justice soit faite au niveau des 40 affaires à l’encontre de symboles de l’ancien régime et du RCD dissous.

Or, au départ de la manifestation de l’Avenue Bab Bnet, plus précisément devant le Palais de Justice de Tunis, on a remarqué la présence active d’un certain nombre de jeunes du PCOT [communistes] qui se sont démarqués, puisque certains de ses membres ou représentants portaient des t-shirt imprimés avec le sigle du parti ce qui a déclenché l’ire de quelques manifestants, réclamant l’indépendance totale de la marche de protestation. Des affrontements avec la police ont eu lieu à quelques mètres où les manifestants ont forcé le barrage autour du ministère de la Justice. Avec les gros mots et incivilités de certains voyous parmi les manifestants.

Dès 11 heures du matin, les avocats indépendants, le collectif des 25, les magistrats et des centaines de citoyens se sont rassemblés devant le ministère de la Justice à Bab Bnet pour entamer la marche, supposée pacifique, vers l’Avenue Bourguiba et joindre par la suite une deuxième manifestation organisée par des syndicalistes. Cette dernière, partie de la Place Mohamed Ali, appelait à « la réalisation des objectifs de la révolution et au respect de la mémoire des martyrs ».

Une troisième a débuté à midi devant la Bourse du travail à Tunis et a ensuite pris le chemin de l’avenue Mohamed V où elle s’est brusquement dispersée. Selon différents témoignages, quelques manifestants ont scandé des slogans contre Abdessalem Jrad [un des chefs inamovibles du syndicat UGTT, syndicat unique sous la dictature] dès son arrivée et l’ont poussé à quitter la manifestation. Des slogans anti-Al Jazeera [accusée de faire le jeu des islamos] ont été, également, clamés.
On a remarqué que plusieurs partis politiques se sont associés au groupe. On a pu difficilement distinguer Mustapha Ben Jaâfar, secrétaire général du parti FDTL et Ahmed Ibrahim, président du parti Ettajdid, qui a su garder son calme et sa sérénité malgré les slogans hostiles à l’égard de son parti.

Un mouvement similaire s’est produit près du bureau de l’UGTT à la Place Mohamed Ali Hammi. Les manifestants ont pris le temps de crier, durant quelques minutes, « Jrad dégage », et ont repris, par la suite, leur chemin.
On entendait, tout au long du parcours, différents slogans dont notamment : "le peuple veut l’indépendance de la magistrature, pas de peur pas de crainte, le pouvoir est pour le peuple, Foued dégage avec tes chiens, laisse le peuple et le pays tranquilles, Oh peuple réveille toi, le RCD est toujours là, à toi le tour, Sebsi le dictateur..."

Et c’est à proximité de l’avenue Bourguiba que les manifestants ont commencé à crier : « Ministère de l’Intérieur, ministère du terrorisme ». C’est là que les deux manifestations se sont réunies à l’appel des magistrats et avocats, en première ligne, coude à coude entonnant d’une seule voix l’hymne national et appelant à l’accélération des jugements des symboles de la corruption.
Seulement voilà, certains manifestants, en dernière ligne de la marche, ont commencé à lancer de gros mots et des insultes aux policiers qui ont répondu par leurs matraques et leurs bombes lacrymogènes, barrant la route aux passants et étouffant les marchants ambulants de la rue Charles de Gaulle.
Les policiers ont continué à poursuivre les manifestants dans les différentes ruelles parallèles à l’Avenue Bourguiba avec des bombes lacrymogènes dont le nombre augmentait au fur et à mesure que les manifestants répliquaient en lançant des pierres. Une course-poursuite qui a duré plus de 30 minutes et qui a fait, selon nos confrères, un blessé transféré rapidement en ambulance vers l’hôpital.

Cette version, dont nous avons été témoins, diffère un peu de celle divulguée par le porte-parole du ministère de l’Intérieur, aux médias. Il souligne que la première bombe lacrymogène a été lancée par un manifestant et c’est ce qui a fait déclencher l’effet ping-pong entre les deux parties. Une déclaration qui risque de déplaire à nombre de personnes.
La marche n’a pas eu de suite. Les manifestants, déçus et énervés, se sont dispersés et chacun a repris son chemin.


Tunisie, la manifestation de l’UGTT tourne aux affrontements avec la police

Solidarité ouvrière, 16 août 2011 (trouvé le jura libertaire)

Plusieurs manifestations ont démarré ce matin du centre-ville de Tunis, pour se rejoindre à midi à l’avenue Habib Bourguiba. Celle organisée par l’Union Générale des Travailleurs Tunisiens (UGTT) a pris comme point de départ, la place Mohamed Ali en compagnie de partis tels que Ennahdha [les islamistes, Ndlr]. Une autre manifestation qui rassemble les avocats et juges avec quelques partis comme le PCOT [communistes], a pris son départ à Bab Bnet, devant le palais de la justice. Un troisième groupe est sorti de la Place d’Afrique à l’Avenue Mohamed 5, avec entre autres, Ettakattol [social-démocrate], et Afek Tounes [droite]. A midi, alors que ce dernier groupe prenait à peine son départ, les autres étaient déjà arrivés sur l’avenue Habib Bourguiba, du côté de la porte de France.

Les slogans qu’ils brandissaient dénonçaient la justice de deux poids deux mesures, exigeaient une justice indépendante et impartiale, et réclamaient justice pour les martyrs de la révolution ainsi que la chute du régime. Plusieurs centaines de manifestants s’étaient rassemblés criant leurs revendications, quand un gaz lacrymogène a été lancé au milieu de la foule. « On a vu des tirs de pierres vers le siège du ministère de l’Intérieur. C’est pour ça que la police a riposté », a dit un manifestant qui prenait la fuite par la rue du Caire. Dans la foulée, d’autres tirs de gaz se sont élevés sur toute l’avenue Habib Bourguiba et la police s’est faite de plus en plus présente. Des agents de la circulation aux agents d’intervention rapide y compris la brigade anti émeutes, sillonnaient l’avenue et intimaient l’ordre aux manifestants de vider les lieux. Les manifestants n’ont pas longtemps résisté. Les foules se sont dispersées dans un grand mouvement de panique où plusieurs personnes avaient eu des malaises à cause des émanations de gaz.

Les évènements se sont très vite succédé, les magasins des rues adjacentes ont presque tous baissé leurs stores, et les commerçants pontois scrutaient l’horizon. « Il y en a marre de ces histoires. Ce sont les gamins des rues qui font la loi maintenant ? Il ne faut pas que la police recule. Il faut remettre un peu d’ordre », crie le tenancier d’un magasin de vêtements. De l’autre côté du boulevard, une bande de jeunes se met à casser la devanture d’une banque. La police rapplique en moto et en camions, les bombes lacrymogènes fusent, et les jeunes se rabattent du côté de rue de Rome, où ils continuent à lancer des pierres vers les agents de l’ordre.

Quelques temps plus tard, l’attaché de presse du ministère de l’Intérieur, contacté par une radio locale, dit que la première bombe lacrymogène avait été lancée par un manifestant. « Des bombes qui ont été subtilisées durant les évènements, ce qui a provoqué la colère de la foule qui a commencé à attaquer la police. »

Au même moment, à la place Barcelone, et en plein milieu des heurts, un homme saute du 4e étage d’un immeuble. Il est mort sur le coup. Ils souffriraient de troubles mentaux. (sic)


Tunisie : 40 MDT, c’est le budget prévisionnel des élections

webmanagercenter.com - 16 Août 2011 14h

Selon Anouar Ben Hassen, membre de l’Instance Supérieure Indépendante des Elections (ISIE), le budget prévisionnel pour les élections de l’Assemblée Nationale Constituante est estimé à 40 MDT [20 millions d’euros]. Durant la conférence de presse du 16 août, il a affirmé que 10 MDT ont déjà été versés du budget de l’Etat, dont 6 MDT ont été dépensés. Il a indiqué que 3 MDT ont servi à la création, l’équipement et l’aménagement des bureaux régionaux de l’instance.

Des montants estimés très élevés par certains journalistes. Mais Kamel Jendoubi, président de l’Instance, n’a pas manqué de dire que « la démocratie, ça se paie. La démocratie gratuite n’existe pas ! ». Il souligne que cet argent servira à la mise en place de la logistique, le paiement des salaires, la formation, les campagnes de sensibilisation, etc. Il souligne que le budget a été établi selon les standards internationaux pour des campagnes de ce genre.


Tunisie - Création d’une union qui regroupe plus d’une vingtaine de syndicats des forces de sécurité intérieure

Business news, 14/08/2011

L’union des syndicats élus des forces de sécurité intérieure vient d’être créée vendredi 12 août 2011. Cette union regroupe plus de 20 structures syndicales centrales, régionales, sectorielles et de base.

Toute autre structure syndicale élue des forces de sécurité intérieure pourrait adhérer à cette union.

La création de cette union intervient à l’issue d’une réunion qui a regroupé, le 6 août dernier, à Nabeul, les représentants de ces syndicats.


Tunisie - Le syndicat des forces de sécurité appelle au boycott des spectacles de Hédi Baballah

Business news, 12/08/2011

Le syndicat des forces de sécurité intérieure a appelé à ne plus assurer la sécurité de tout spectacle ou soirée animée par l’humoriste Hédi Baballah, ou même toute soirée à laquelle il participe en tant qu’invité d’honneur ou officiel.

Le communiqué signé par le secrétaire-général du syndicat, Abdelhamid Jarray, reproche à l’humoriste d’avoir sciemment offensé tous les agents et les cadres des forces de sécurité en incluant dans sa pièce de théâtre « Détenu 3300 », qui a été jouée au festival de Tabarka le 9 août 2011, des propos offensants et atteignant à leur foi tels que : « il n’est de dieu qu’Allah et le policier est l’ennemi d’Allah ».

Les membres du bureau exécutif du syndicat font savoir, également, qu’ils consulteront des hommes de loi et n’écartent pas la possibilité de soumettre l’affaire à la justice.


Augmentation de 120 dinars pour les agents de l’ordre

Business news, 11/08/2011 - 18 COMMENTAIRE(S)

Les agents de l’ordre bénéficieront bientôt d’augmentations de salaires de l’ordre de 120 dinars chacun [60 euros].

Outre cette augmentation générale, 90% des agents bénéficieront de promotions qui impactera, par conséquent et en sus, sur leurs revenus.

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