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Thyna (Tunisie) : manif contre le manque d’eau potable, pillage du siège d’Ennahdah
(Le 11 août 2012)

Retour au calme à Thyna après des affontements avec la police

AP, 10 août 2012

Le calme est revenu, vendredi, dans la délégation de Thyna (gouvernorat de Sfax), après les actes de violence survenus jeudi, à la suite d’un sit-in organisé pour protester contre les perturbations de l’approvisionnement de la région, en eau potable.

Ce sit-in a provoqué la fermeture de la route nationale N1 et s’est transformé en affrontements avec les forces de l’ordre, qui ont dispersé les sit-inneurs à l’aide da gaz lacrymogène.

Les agents de police ont poursuivi plusieurs protestataires qui leur ont lancé des pierres menacé d’incendier le poste de garde nationale de Thyna, selon une source du gouvernorat de Sfax.

Le délégué de Thyna, Mohamed Chérif affirmé au correspondant de la TAP [agence de presse tunisienne] dans la région que "des jeunes et des habitants de la cité El-Moêz de Thyna ont jeté des pierres aux agents de l’ordre qui ont risposté avec du gaz lacrymogène".

Il a affirmé que plusieurs protestataires ont investi le siège du mouvement "Ennahdah" à Thyna et se sont emparés de certains équipements, indiquant que près de 15 personnes ont été arrêtées par la police.

L’intervention musclée des forces de sécurité pour ouvrir la route, les altercations avec les contestataires et les arrestations menées, ont provoqué, selon le correspondant de la TAP, une vague de mécontentement chez les habitants de Thyna...


Nouvelles manifestations en Tunisie

Le Monde.fr avec AFP | 10.08.2012 à 21h45

De nouvelles manifestations de protestation ont eu lieu vendredi 10 août en Tunisie, entraînant dans un cas l’intervention de la police, au lendemain de violences à Sidi Bouzid, berceau de la révolution de 2011.

Des manifestants protestaient contre le manque d’eau potable dans la localité de Thyna, près de Sfax, une ville située à 300 km de Tunis. Ils avaient bloqué la route reliant les villes de Sfax et Gabès en brûlant des pneus avant d’encercler un poste de la garde nationale. Selon la radio Jawhara FM, la police les a alors dispersés à l’aide de gaz lacrymogène.

Les manifestations contre la politique du gouvernement, le manque d’eau potable, les arriérés de salaires ou encore la hausse des prix se sont multipliées ces dernières semaines au pays. Elles interviennent alors que les critiques se font plus nombreuses contre les islamistes. Leurs détracteurs dénoncent une série de projets de loi remettant en cause, selon eux, la liberté d’expression, les droits de la femme et l’indépendance de la justice, des accusations rejetées en bloc par le parti qui domine la coalition gouvernementale, Ennahda.

A Kasserine, des dizaines de manifestants réclamant eux des indemnités pour les victimes de la révolution de 2011 ont réussi à pénétrer dans la cour du gouvernorat en criant des slogans contre le gouvernement. Ils ont quitté dans le calme l’enceinte de ce bâtiment public pour reprendre leur mouvement de contestation dans le centre-ville en brûlant des pneus.

LA QUESTION DES INDEMNISATIONS

Les indemnisations prévues pour les victimes de la révolution qui a renversé le président Ben Ali ont pris un grand retard en raison de la complexité du dossier, selon les autorités. Et le gouvernement, dominé par les islamistes du parti Ennahda, s’est attiré les foudres des familles de victimes en annonçant vouloir indemniser les prisonniers politiques de l’ancien régime, en majorité des islamistes.

A Sidi Bouzid, berceau de cette révolution, le calme semblait revenu après que la police a dispersé jeudi matin puis dans la nuit deux manifestations d’opposition à l’aide de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogène. Au moins cinq personnes avaient été légèrement blessées et cinq autres interpellées, selon les opposants. Les syndicats et des représentants de la société civile ont ensuite déclaré qu’ils envisageaient de lancer un appel à la grève dans la ville le 14 août.

Signe d’un mécontentement croissant, le week-end dernier, des manifestants protestant contre des coupures d’eau avaient déjà été dispersés sans ménagement dans le centre du pays, et des militants d’opposition frappés à coups de matraque à Tunis. Fin juillet, des protestataires à Sidi Bouzid avaient aussi fait face à des tirs de sommation.

"Nous dénonçons une campagne d’arrestations dans la région" de Sidi Bouzid, a déclaré Ali Zarii, un responsable de l’UGTT, la centrale syndicale locale. Cette ville est située dans une région particulièrement pauvre et marginalisée sous l’ancien régime. Or, selon des analystes, la situation économique et sociale ne s’y est guère améliorée depuis la révolution.

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Kasserine, 10 août 2012, barrage avec un arbre