Revenir aux brèves

Actions directes

Afrique

Allemagne

Amérique du Sud

Antifascisme

Asie

Australie

Belgique

Canada

Ecoles

Espagne

Etats-Unis

Europe

Faux-amis

Grèce

Italie

Keufs, juges, contrôleurs, militaires, journalistes...

Libération animale

Monde

Moyen/Proche-Orient

Notes critiques

Nuisances et Technologies

Parutions

Pays-Bas

Prisons & Centres de rétention

Publicité

Repression et Propagande policiere

Réacs de tous poils

Russie/Ukraine/Biélorussie

Solidarité(s)

Squats

Suisse

Turquie

Revenir à Cette Semaine

Le Caire (Egypte) : manifestations contre les policiers couverts par le régime, Al Jazeera part en flammes
(Le 21 novembre 2012)

Egypte : des locaux d’Al-Jazira au Caire attaqués avec des cocktails Molotov

AFP Mercredi, 21 Novembre 2012 14:13

Des bureaux de la chaîne satellitaire arabe Al-Jazira au Caire ont été attaqués mercredi par des "agresseurs non identifiés" qui ont lancé des cocktails Molotov, provoquant un incendie, a-t-on appris auprès des services de sécurité.

Ces locaux de la chaîne d’information en continu sont situés sur la place Tahrir, aux abords de laquelle des heurts entre manifestants et forces de l’ordre se déroulent depuis lundi soir.

Des "agresseurs non identifiés" ont lancé des cocktails Molotov qui ont "provoqué un incendie important que les services de secours s’emploient à éteindre", a indiqué un responsable des services de sécurité. Il n’y a eu aucun blessé, selon cette source.

La police a par ailleurs annoncé plus tôt dans la journée que 118 personnes avaient été arrêtées lors des heurts près de la place Tahrir depuis lundi.

Les accrochages entre plusieurs centaines de manifestants et les forces anti-émeutes ont eu lieu dans plusieurs rues menant à la célèbre place du centre-ville, à proximité de bâtiments officiels comme le ministère de l’Intérieur et les sièges du gouvernement et du Parlement.

Selon des sources médicales, des dizaines de personnes ont été blessées dans ces affrontements depuis lundi.

Des heurts sporadiques entre policiers et petits groupes de manifestants ont encore eu lieu mercredi matin.

Les manifestations ont commencé lundi en souvenir de heurts qui avaient fait 45 morts un an plus tôt entre les forces de l’ordre et des opposants aux militaires qui dirigeaient le pays à l’époque.


Manifestation place Tahrir un an après des heurts meurtriers au Caire

AFP / 19 novembre 2012 19h33

LE CAIRE - Des centaines de manifestants se sont rassemblés lundi place Tahrir au Caire pour protester contre l’impunité de la police, un an après des affrontements meurtriers qui avaient fait 45 morts.

Dans une des rues menant à la place qui fut l’épicentre de la contestation en Egypte, des manifestants et des policiers ont échangé des jets de pierres sans faire de victime, a-t-on appris auprès d’un responsable de la sécurité.

Une cinquantaine de partis et de mouvements politiques égyptiens ont participé au rassemblement destiné à faire pression sur le président Mohamed Morsi pour qu’il s’assure que la police de son prédécesseur rende des comptes.

De nombreux manifestants brandissaient des portraits de manifestants tués en novembre 2011, d’autres appelaient à ce que justice leur soit rendue.

La manifestation de lundi est le premier d’une série d’évènements organisés par des militants tout au long de la semaine à venir, en souvenir des affrontements de novembre 2011.

Ces affrontements meurtriers entre la police et des manifestants dénonçant le manque d’empressement de l’armée à remettre le pouvoir aux civils après la chute du président Hosni Moubarak, avaient duré cinq jours dans la rue Mohammed Mahmoud, près de la place Tahrir.

La question de savoir si justice sera rendue pour les victimes des manifestations de la rue Mohammed Mahmoud est un test clé de l’engagement du président Mohamed Morsi à demander des comptes à la police et à réformer en profondeur le secteur de la sécurité, a estimé Human Rights Watch (HRW).

Depuis janvier 2011, et le début de la révolte qui a provoqué la chute de M. Moubarak, la police échappe aux poursuites pour meurtre, encore et encore, a dénoncé l’organisation, appelant le président islamiste à mettre fin à cette impunité.

Selon HRW, la police a tiré à balles réelles et en caoutchouc sur la foule, et utilisé des quantités excessives de gaz lacrymogènes dans cette rue confinée entre des immeubles.

Seul un policier est actuellement poursuivi pour tentative de meurtre dans le cadre de ces affrontements. Une vidéo diffusée sur internet l’a montré en train de tirer sur des manifestants et de recevoir les félicitations d’un collègue pour avoir touché quelqu’un à un oeil.


Brèves égyptiennes

Galila El Kadi (Le Caire, le 20 novembre 2012) sur juralib, 21 novembre 2012 (extrait)

...Au niveau local, les représentants des trois Églises ainsi que 25 membres représentant les soi disant, forces civiles et démocratiques, ont annoncé leur retrait de l’assemblée constituante. On s’est toujours demandé ce qu’ils faisaient là dedans alors que tout était joué d’avance. La nouvelle constitution de l’Égypte de l’an 2012, est loin de satisfaire les aspirations du peuple égyptien suite à la révolution du 25 janvier, c’est tout simplement un ramassis d’articles mal écrits, qui répriment les libertés, renient la diversité de l’identité culturelle, font du président de la république un despote avec des pouvoirs absolus et jettent les bases d’un État religieux moyenâgeux.

Ce qui donne un peu d’espoir, ce sont les mouvements de contestation qui se comptent par dizaines, la grève du métro, celle des médecins qui dure depuis trois semaines, et sur tous les sites industriels, non seulement pour des revendications corporatistes, mais aussi pour dénoncer l’absence de budgets pour assurer un service adéquat, la corruption et divers abus de pouvoir ainsi que la répression des syndicalistes meneurs des grèves.

Suivant
Imprimer l'article

Al-Jazeera, un média au service du terrorisme d’Etat, comme les autres