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Egypte : des manifestants incendient des locaux du parti islamiste au pouvoir
(Le 23 novembre 2012)

Egypte : des manifestants incendient des locaux du parti islamiste

AFP / 23 novembre 2012 18h17

LE CAIRE - Des manifestants ont mis le feu vendredi dans deux villes d’Egypte à des bureaux du Parti de la liberté et de la Justice, issu des Frères musulmans, a rapporté la télévision publique au lendemain d’un renforcement considérable des pouvoirs du président islamiste Mohamed Morsi.

Les locaux du PLJ ont été incendiés dans les villes de Port Saïd et Ismaïlia (nord-est), selon la chaîne.

Selon des témoins, des partisans des Frères musulmans ont tiré en l’air pour disperser les manifestants à Port Saïd.

A Alexandrie, une branche du PLJ a été incendiée et des manifestants se sont dirigés vers le siège du parti dans le quartier de Sidi Gaber, selon un responsable des services de sécurité.

La police a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants qui tentaient d’attaquer un autre bureau du PLJ dans cette ville méditerranéenne du nord du pays, a indiqué une source policière à l’AFP.

La situation à Alexandrie est tendue et les forces de sécurité veulent faire preuve de retenue, maintenir la sécurité et protéger les établissements vitaux, a déclaré le général Abdelmawgoud Lotfi, chef de la sécurité de la ville, dans un communiqué.

Plus tôt, un responsable du parti islamiste avait indiqué à l’AFP que les locaux du PLJ avaient été pris d’assaut et que des accrochages avaient éclaté entre manifestants pro et anti-Morsi.

Des centaines de manifestants sont aussi descendus dans la rue dans la cité balnéaire de Charm el-Cheikh, sur la mer Rouge, scandant : Non à une révolution combinée à de l’autoritarisme.

Ces troubles interviennent au lendemain du renforcement considérable des pouvoirs du chef de l’Etat. Une initiative qui, selon les partisans du président, devrait permettre de stabiliser la transition démocratique du pays.*

Mais cette décision est considérée par l’opposition comme une menace pour la marche vers la démocratie et un coup d’Etat remettant en cause les acquis de la révolte qui a renversé en 2011 le président autocratique Hosni Moubarak.

* (AFP, 23/11/2012 à 23h53) Elu en juin, M. Morsi, le premier président civil et islamiste du pays le plus peuplé du monde arabe, s’est arrogé jeudi dans une "déclaration constitutionnelle" le droit de "prendre toute décision ou mesure pour protéger la révolution" de 2011 qui a chassé le président Hosni Moubarak.

Le président, qui détient déjà les pouvoirs exécutif et législatif --en raison de l’invalidation de la chambre des députés--, a privé les instances judiciaires, dernier organe de contrôle de ses pouvoirs, de la possibilité d’examiner des appels contre ses décrets.

Le pouvoir judiciaire ne peut plus non plus dissoudre la commission constituante, comme le souhaite l’opposition libérale et laïque, qui dénonce sans relâche la domination des islamistes sur cette instance.

Ces prérogatives exceptionnelles doivent cesser avec l’adoption d’une nouvelle Constitution, mais le processus est actuellement enlisé.


[Égypte] La mise en place de la dictature

Juralib, 23 novembre 2012

Le Caire, 22 novembre 2012, 20h30

Chers camarades,

Fort du soutien des États Unis qui ont parrainé le cessez le feu entre Israël et Gaza et devenu grand héros de la paix et leader régional, ce qui nous amène à croire que toute cette entreprise meurtrière n’était qu’un trompe l’œil pour donner plus de crédibilité au régime des Ikhwans (Frères musulmans ) et de leur branche à Gaza en accord avec les EU et Israël.

Le président Morsi El Ayat vient d’annoncer une série de décisions qui font de lui un président au dessus de toutes les lois et un despote absolu.

Il a d’abord démis le procureur général de ses fonctions et nommé un nouveau procureur.

Il a ensuite protégé toutes les décisions prises depuis son investiture le 30 juin 2012 contre tout recours juridique, elles sont définitives et exutoires et ne peuvent être discutées ni annulées ni suspendues par aucune juridiction ce qui annule tous les recours devant le tribunal administratif ou la cour constitutionnelle.

Il a décidé que l’assemblée constituante ne pourrait en aucun cas être dissoute, (un jugement était attendu le 2 décembre) de même pour le Sénat (élu avec 2,5 %) et qui devait être dissout à l’instar du parlement.

Afin de gagner la sympathie des jeunes révolutionnaires qui exigent la condamnation des responsables des tueries qui ont ensanglanté les contestations depuis le 25 janvier 2011, il a décidé de rejuger les responsables qui ont été acquittés. Dans le même but il décida d’octroyer une pension mensuelle aux blessés de tous les affrontements, en détaillant les invalidités, depuis la paralysie totale, à la perte d’un œil.

Les Égyptiens ont tout de suite commenté cette mesure en disant qu’il sera obligé d’indemniser la moitié du peuple qui seront totalement paralysés à l’annonce de ces décisions.

Le Dr El Baradei, président du parti Dostour, vient de commenter ces mesures en disant qu’elles mettent fin complètement à la révolution. Emad Abou Ghazi, porte parole du même parti, les a qualifiées de sans précédent dans l’histoire de l’Égypte moderne Des manifestants ont commencé à affluer à Tahrir tandis que des appels ont été lancés par les Ikhwans pour se rendre sur la place afin de réprimer toute contestation de ces mesures.

Galila El Kadi

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