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Egypte : nouvelles manifs vers le Palais présidentiel. "Ni décret, ni Constitution, tout le régime doit dégager"
(Le 7 décembre 2012)

Le président est sdf...

SMS reçu par le Juralib, 7 décembre 2012

Pour la première fois dans l’histoire de l’Égypte, le président (Morsi) est sdf, le palais est encerclé, sa résidence du 6 octobre aussi, ainsi que la baraque familiale dans la ville de Zagazig. Il [ne] peut pas non plus dormir au parti, les permanences ont tendance à brûler ces jours-ci.


Le Caire : Plusieurs locaux des Frères Musulmans pris d’assaut et incendiés dans la capitale

Francetvinfo, 07/12/2012 | 13:49

Les opposants au président égyptien s’attaquent aux symboles du régime islamiste. Jeudi 6 décembre au soir, au Caire, des manifestants ont saccagé le siège des Frères musulmans, le mouvement dont est issu Mohamed Morsi.

"Deux cents voyous sont venus au siège. La sécurité a tenté de les en empêcher, mais certains ont réussi à pénétrer par derrière, à saccager les lieux et à y mettre le feu. Cela brûle encore maintenant", a déclaré le porte-parole des Frères musulmans. Un responsable de la sécurité a cependant précisé que l’incendie était limité et que la police avait repoussé les manifestants.

Egypte : Le QG des Frères musulmans incendié au Caire

Reuters, 06.12.12 à 22h47

Le siège principal des Frères musulmans au Caire a été incendié jeudi de même qu’une permanence de la confrérie dans une banlieue du sud de la capitale égyptienne, a annoncé l’agence de presse officielle égyptienne Mena.

Le Parti de la liberté et de la justice (PLJ, vitrine politique de la confrérie) rapporte aussi sur sa page Facebook que le QG des Frères, situé dans le quartier de Moukattam, a été victime d’"une aggression terroriste" menée par des voyous.

Selon Mena, les bureaux utilisés par le PLJ qui ont été incendiés se trouvaient dans la banlieue cairote de Maadi.

Une troisième permanence a été attaquée non loin du centre-ville, toujours d’après l’agence officielle.


Egypte : "Dégage" scandent les anti-Morsi

TF1news, 07 décembre 2012 à 18h23

Les manifestants opposés au président tentent une nouvelle fois de défiler devant le palais présidentiel, dont les accès sont bloqués par les militaires. L’opposition a rejeté dans la matinée la proposition de dialogue.

Toutes les heures sont en heure française (Egypte : +1h)

18h21 : Des manifestants viennent d’enfoncer une barricade érigée par l’armée pour protéger le palais présidentiel d’Héliopolis. Certains sont montés sur des chars pour agiter des drapeaux. Une foule estimée à 10.000 personnes est rassemblée à quelques centaines de mètres du bâtiment.

18h : "Ni décret, ni Constitution, tout le régime doit dégager", "Le peuple veut la chute du régime !", "Dégage !" : les scènes et les slogans scandés par les manifestants anti-Morsi rappelent la révolte populaire de début 2011 contre Hosni Moubarak.

16h45 : premiers incidents signalés dans plusieurs quartiers du Caire entre pro et anti-Morsi.

16h30 : il fait désormais nuit au Caire, où il est 17h30.

16h05 : plusieurs cortèges de manifestants anti-Morsi, partis de différents endroits de la capitale, ont fusionné aux abords du palais présidentiel. Mais les participants sont bloqués par l’armée à plusieurs centaines de mètres du bâtiment.

14h07 : les abords de la présidence à Héliopolis, en banlieue du Caire, ont l’apparence d’un véritable camp retranché. Toutes les rues menant au palais sont barrées par des barbelés et gardées par de nombreux soldats et policiers anti-émeutes.

14h06 : l’opposition a baptisé la journée "Vendredi du carton rouge".

14h04 : des centaines de manifestants hostiles à Mohamed Morsi, commencent à se rassembler au Caire pour marcher sur le palais présidentiel, épicentre des tensions ces derniers jours et désormais protégé par l’armée.

13h40 : le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle, qui appelle à la fin des violences au Caire, "la révolution en Egypte est en danger".

11h50 : sans véritable surprise, le Front du salut national (FSN), la principale coalition de l’opposition, vient d’annoncer qu’il refusait de participer au dialogue proposé hier soir par le président Mohamed Morsi. Ce groupe, présidé par Mohamed ElBaradei et qui comprend plusieurs partis de l’opposition de gauche et libérale, affirme que le chef de l’Etat a ignoré ses demandes.

11h40 : Navi Pillay, la Haut Commissaire de l’Onu aux droits de l’Homme, se dit "très alarmée" face aux violences en Egypte et souligne un certain nombre de "problèmes majeurs" avec le projet de constitution qui sera soumis à référendum.

11h35 : les leaders de l’opposition étudient en ce moment la proposition de dialogue lancé par le président hier lors de son discours télévisé.

11h30 : l’opposition égyptienne a prévu de nouvelles manifestations cet après-midi pour exiger de Mohamed Morsi qu’il retire le décret lui accordant des pouvoirs exceptionnels et annule le référendum sur la Constitution prévu la semaine prochaine.


Le cri d’alarme des anti-Morsi : "On a lâché les chiens"

NouvelObs, 07-12-2012 à 14h54

Selon des témoignages de manifestants anti-Morsi, ce sont des islamistes libérés de prison par décret présidentiel qui ont fait dégénérer la manifestation de mercredi soir.

Alors que les manifestations de mercredi soir ont provoqué la mort de cinq personnes lors d’affrontements au Caire, des manifestants anti-Morsi, joints par téléphone, témoignent d’une terrible évolution dans les rangs des défenseurs du président issu des rangs des Frères musulmans.

"On fait face désormais à une sorte d’organisation paramilitaire. On n’est plus dans la protestation ou la contestation, on a franchi un cap terrible", dénonce "El Nesr", un entrepreneur français qui vit en Egypte depuis plusieurs années.

Cela fait quelques jours que les choses avaient pris un tournant inquiétant, depuis que Mohamed Morsi avait signé un décret présidentiel lui octroyant la majorité des pouvoirs dans le pays. Mais pour "El Nesr", "le décret présidentiel est l’arbre qui cache la forêt, la partie visible de l’iceberg. Il neutralise certes les décisions de justice, notamment de la Cour constitutionnelle, qui aurait pu empêcher de passer leur fameuse constitution rédigée exclusivement par les islamistes". Mais, pour lui, c’est l’accumulation de réformes injustes qui a mis le feu aux poudres. "Ils sont aussi, par exemple, en train de prendre le contrôle de toutes les institutions professionnelles alors que les Egyptiens ont perdu le code du travail", explique-t-il. "Et de rédiger un projet de Constitution qui prévoit l’âge minimum du travail à 9 ans, celui du mariage pour les filles à 12 ans".

Chaos

Mais depuis ce fameux décret, pour l’entrepreneur, il y a "une course à l’échalote" qui a amené au "chaos" de mercredi soir : "On a lâché les chiens, c’est à dire une milice organisée, entraînée et armée. J’ai vu des armes à feu, des armes blanches, des chaînes, des épées, j’ai entendu des coups de feu d’arme automatique." Il décrit "une attaque menée par une milice selon un plan militaire."

Un témoignage qui rejoint celui d’un jeune ingénieur égyptien du mouvement du 6 avril qui était également sur place. M. N. décrit l’arrivée sur place de ces pro-Morsi qui avaient tout de forces de l’ordre. :

"Nous avons vu arriver sur la place du Palais des bus avec des plaques minéralogiques de différentes régions d’Egypte. Des hommes très très religieux, radicaux, qui avaient beaucoup d’armes. Ils se sont attaqués aux manifestants. Ils criaient à la façon des djihadistes "nous vous tueront, nous sommes des soldats", décrit le jeune homme.

Des professionnels

"Cela a duré une heure et ils ont repoussé les manifestants loin du Palais, il était alors environ 5h. Pendant deux heures nous avons subi des gaz lacrymogènes, auxquels ont succédé des molotov. Pourtant les lacrymos ne sont pas vendus librement en Egypte. Et ce n’est pas la police qui leur avait fourni car ils les utilisaient contre elle", s’interroge l’ingénieur.

"Et puis nous nous sommes rendus compte qu’ils avaient sur eux un papier avec un numéro, un nom et une fonction dans la manifestation : frapper, utiliser des lacrymos...", raconte-t-il, inquiet de l’aspect professionnel de ces groupes et de leur radicalisme religieux.

"Je suis musulman comme ces hommes. A un moment l’un d’entre-eux m’a hurlé dessus "Allah Ou Akbar, nous allons vous tuer". Je lui ai dit "moi aussi je suis musulman et je ne veux pas te tuer". Mais il m’a répondu : "non tu n’es pas assez musulman pour moi".

"El Nesr" explique : "Ce n’était pas une confrontation comme on a pu en voir pendant deux ans entre une autorité en uniforme et des contestataires. Non c’était une attaque par une milice selon un plan militaire contre des manifestants".

Motivation idéologique

Mais d’où viennent ces hommes ? Les deux manifestants anti-Morsi ont la même explication. "On a affaire à un pouvoir qui a libéré des criminels. Le premier décret pris par Morsi était un décret d’amnistie par lequel il a sorti de prison les djihadistes qui revenaient d’Afghanistan..." explique immédiatement "El Nesr". "Un policier sur place nous a dit "voilà le prix à payer pour avoir libéré les djihadistes"", raconte M. N.. Pour les deux hommes, ces derniers agiraient par pur motivation religieuse, sans monnayer leurs services comme c’était le cas des hommes de main de l’ancien régime de Moubarak. Pour autant ils ne sont pas le reflet d’un soutien de l’Egypte au président Morsi, insistent les anti-Morsi.

"Les gens sont consternés par ce qui se passe", explique "El Nesr". "Personne n’est d’accord. Même les islamistes ! La nounou de mes enfants, qui est la marraine de l’un d’eux, pleure tous les jours depuis une semaine. Elle se présente pourtant comme une salafiste et a voté Morsi ! On arrive à un point de rupture".

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Moqattam (Le Caire) : le siège principal des Frères Musulmans en train d’être incendié