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Egypte : 28 bureaux des Frères musulmans incendiés depuis trois jours
(Le 8 décembre 2012)

Egypte : 28 bureaux des Frères musulmans incendiés

RIA Novosti, samedi 8 décembre 2012

Vingt-huit bureaux du mouvement islamique Frères musulmans ont été incendiés en Egypte ces derniers jours durant les affrontements entre les partisans des partis libéraux et les organisations islamistes, a annoncé samedi au Caire le leader des Frères musulmans Mohamed Badia.

M.Badia a également signalé une tentative d’incendie criminel contre la rédaction du journal du parti "Liberté et Justice", organisation politique des Frères musulmans.

Huit membres du mouvement Frères musulmans ont été tués lors des récents affrontements survenus devant le palais présidentiel d’Al-Ittihadiya à Héliopolis, dans la banlieue de la capitale, selon lui.

"Le dialogue est le seul moyen de rétablir la stabilité, a ajouté M.Badia lors d’une conférence de presse organisée quelques heures avant le début du dialogue national proposé par le président du pays Mohamed Morsi. M.Badia a invité les dirigeants de toutes les organisations et mouvements politique à "revenir à la raison, à réfléchir aux intérêts suprêmes de l’Egypte et à se mettre à la table des négociations pour préserver l’unité du pays et trouver une solution à la crise".

Le Front du salut national, qui réunit les organisations laïques les plus influentes d’Egypte, a rejeté vendredi la proposition du président Morsi d’entamer un dialogue. L’opposition réclame l’abrogation de la Déclaration constitutionnelle controversée accordant le pouvoir absolu au président Morsi et le report de la date du référendum sur la nouvelle Constitution prévu pour le 15 décembre.


Le président égyptien pourrait repousser le référendum sur la Constitution

Le Monde.fr avec AFP | 07.12.2012 à 20h55

Le président égyptien Mohamed Morsi pourrait repousser le référendum prévu le 15 décembre sur la Constitution, a déclaré vendredi 7 décembre au soir le vice-président Mahmoud Mekky.

L’opposition égyptienne a de nouveau investi dans la journée les abords du palais présidentiel d’Ittihadiya à Héliopolis, en banlieue du Caire, pour un journée baptisée "Vendredi du carton rouge". Certains manifestants ont réussi à franchir une barrière de fil barbelé érigée devant le bâtiment, mais des soldats les ont empêchés d’entrer.

Plus de 10 000 personnes étaient réunies à proximité du palais, surveillé par des chars déployés pour l’occasion. Des graffitis tagués sur des murs extérieurs demandaient au président islamiste de "dégager". "Ni décret, ni Constitution, tout le régime doit dégager", scandaient certains, en allusion au décret par lequel le chef de l’Etat s’est attribué le 22 novembre des pouvoirs exceptionnels.

Des protestations hostiles au président ont également eu lieu sur la place Tahrir, dans le centre du Caire, à Hourghada, sur la mer Rouge, et à Qena (Sud), selon des témoins. Alexandrie, la grande ville du nord du pays, était pour sa part le théâtre de rassemblements rivaux.

La persistance des tensions politiques fait craindre de nouvelles violences, après celles qui ont fait sept morts et des centaines de blessés dans la nuit de mercredi à jeudi. De violentes batailles à coups de bâton, de cocktails Molotov et de jets de pierres avaient alors opposé pro et anti-Morsi aux abords du palais, où des coups de feu avaient résonné...


Egypte : retour au calme au Caire mais le blocage politique persiste

Le Monde.fr avec AFP | 08.12.2012 à 16h23

Le calme régnait samedi 8 décembre, dans la matinée, aux abords du palais présidentiel au Caire, cerné la veille par une foule manifestant contre le chef de l’Etat, mais la grave crise politique qui divise le pays persistait.

Une coalition de treize partis et mouvements islamistes égyptiens, dont celui des Frères musulmans, a rejeté dans l’après-midi tout report du référendum sur le projet de Constitution réclamé par l’opposition au président islamiste Mohamed Morsi.

Ces partis "insistent pour que le référendum sur la Constitution ait lieu à la date prévue [15 décembre NDLR], sans modification ni report", selon un communiqué lu à la presse par le numéro deux des Frères musulmans, Khairat Al-Chater. Le communiqué est signé par le mouvement des Frères musulmans et son bras politique, le parti de la Liberté et de la Justice (PLJ), ainsi que par le parti Al-Nour, principale formation fondamentaliste salafiste d’Egypte.

ISLAMISATION ACCRUE

Vendredi soir, le vice-président Mahmoud Mekki avait annoncé qu’un report du scrutin pouvait être envisagé, après plusieurs jours de manifestations de la part de l’opposition qui estime que le texte ouvre la voie à une islamisation accrue de la législation et manque de garanties pour les libertés, notamment d’expression et de religion.

L’opposition réclame également le retrait d’un décret par lequel M. Morsi s’est octroyé il y a deux semaines des prérogatives s’apparentant à des pleins pouvoirs, les plaçant au dessus de tout contrôle par la justice. M. Morsi et ses partisans assurent en revanche que ces pouvoirs exceptionnels ne seront que temporaires et visent à favoriser un retour à la stabilité et accélérer une transition vers la démocratie qui dure déjà depuis près de deux ans.

Une centaine de manifestants étaient toujours à proximité du palais, dans le quartier d’Héliopolis, surveillés sans tensions par les soldats qui bloquent l’accès au site à l’aide de barbelés et de blindés. Ils exprimaient toujours leur détermination : "Je suis prêt à mourir, comme tous mes camarades. Je suis contre la violence, mais si on essaie de nous opprimer, il faut nous soulever", affirmait Moustafa El-Tabbal, 27 ans, qui a passé la nuit sur place.

La veille au soir, plus de 10 000 opposants au président s’étaient massés devant la présidence. Nombre d’entre eux étaient parvenu à franchir les barbelés pour s’approcher sans incident des murs du complexe présidentiel, sans toutefois y pénétrer. Les manifestants ont lancé des slogans appelant M. Morsi à "dégager", et le traitant de "mouton" aux ordres des Frères musulmans, le puissant mouvement dont il est issu. De nombreux slogans rappelaient ceux de la révolte contre le régime de Hosni Moubarak début 2011.

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